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Anne Cullerre : "Moi, j’ai envie d’expliquer ce qu’est Moruroa, aujourd’hui"



Lors du voyage de presse à Moruroa, jeudi 13 février
Lors du voyage de presse à Moruroa, jeudi 13 février
MORUROA, 13 février 2014 - Opération transparence, sur site ce jeudi. Vers 11 heures, on vient juste de débarquer d’un Casa de l’armée de l’air, sur "l’atoll du grand secret".

L’endroit est quasi désert, le ciel incertain. Une pluie menace, portée par un vent de nord-est. L’immense atoll de Moruroa loge aujourd’hui 35 militaires détachés zone Martine, PK 0, pour de courtes périodes d’un mois, quatre pour les cadres. Des soldats dont le combat se résume à lutter contre une végétation invasive, à réaliser périodiquement des relevés dans le cadre de la surveillance radiologique des lieux, à veiller aussi à ce que nul ne pénètre ce site classé Installation nucléaires intéressant la Défense (INID), à 1 250 kilomètres au sud-est de Tahiti.

Au pied de l'avion, d’un ton posé et rassurant, la contre-amiral Anne Cullerre déclare en préambule : "Les réponses que je vous ferai, je les ai apprises en venant à Moruroa : j’ai voulu avoir les réponses aux questions que tout un chacun se pose : qu’est ce que c’est ? Est-ce que c’est dangereux ? Est-ce que c’est un site de stockage de déchets nucléaires ? Y a-t-il une grosse vague qui va partir ? …".

"Imaginez-vous qu’ici", continue celle qui dirige le Commandement supérieur des forces armées en Polynésie française, "au moment des essais nucléaires, c’était une ville avec des milliers de personnes (…). Maintenant la nature a repris le dessus ; nos militaires (...) se baignent dans le lagon. Ils y voient des baleines, des raies … Donc voilà : la vie a repris le dessus".

Le dernier voyage de presse du genre, c’était en 2010.

Après 3 heures et demi de vol depuis Tahiti, au programme de celui-ci : un exposé de la situation de l’atoll suivi d’une visite des installations de surveillance qui doivent faire l’objet d’une rénovation à l’horizon 2017. Sur un programme tendu, la visite prévoit aussi, en camionnette, après avoir longé les 1 800 mètres de la piste d’aéroport : un arrêt sur la faille de la zone Camélia ; un panorama au sommet du bunker du site Denise ; et des explications devant le redoutable banc Colette, jonché de résidus de plutonium : quelques reliques gigantesques du temps des essais nucléaires, étalées sur une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de la zone vie.

> Lire aussi : Opération "action et vérité" de l'armée à Moruroa

Mais en toile de fond de ce tour, où règne bonne humeur et légèreté, il y a la volonté évidente de "dédramatiser" la douloureuse question de Moruroa.

La contre-amiral Anne Cullerre
La contre-amiral Anne Cullerre
Quelle vocation donnez-vous à cette visite, sur le site de Moruroa ?

Anne Cullerre : C’est une visite pour montrer à la presse locale et nationale l’état de Moruroa (…). Puis également parler plus longuement de Telsite 2.

Parler de Moruroa aujourd’hui, c’est important ?

Anne Cullerre : Je pense que de toutes façons, on entendrait parler de Moruroa, parce que Moruroa c’est une partie de l’histoire de la Polynésie. Et puis il y a ce volet des essais nucléaires. Donc on en arrive aux conséquences des essais nucléaires. On entendrait de toutes façons parler de Moruroa.
Pour revenir à l’affaire de la loupe, il y a un système de surveillance mis en place depuis le début des années 80 pour justement donner un préavis aux militaires de Moruroa mais aussi aux habitants de Tureia qui pourraient subir un train de houle d’une hauteur de 1,5 à 2 mètres, si cette loupe venait à glisser dans l’océan. C’est donc la raison pour laquelle ce système que l’on appelle Telsite va être complètement rénové. (…) Un investissement par lequel nous allons très certainement aller au-delà de 50 millions d’euros, très certainement.


Justement, plusieurs études suggèrent la possibilité de l’effondrement de pans récifaux de l’atoll, suite à un affaiblissement de sa structure géologique consécutif aux essais souterrains. C’est un investissement urgent pour le ministère de la défense ?

Anne Cullerre : Non, non. Ce n’est pas un investissement d’urgence. C’est un projet de rénovation entrepris depuis 2010. On savait qu’il fallait rénover parce que certains capteurs, notamment les filaires en profondeur commencent à s’abîmer sérieusement parce qu’ils datent des années 80 quand même ! Donc non, c’est un projet qui dure, qui est ancien et à un moment donné il faut bien commencer.

Vous évoquez une houle de 2 mètres à Tureia, mais certaines estimations font état d’une houle plus importante.

Anne Cullerre : On parle d’une hauteur plus importante ici sur Moruroa. Effectivement la vague pourrait y être d’une hauteur de 20 mètres, quand même. Donc c’est dire que les militaires seraient directement en danger. C’est la raison pour laquelle il y a une alerte à 90 secondes pour les militaires puis une autre un peu plus grande pour les habitants de Tureia.

Vous nous avez présenté un exposé ce matin qui décrit la situation de Moruroa. Quel est votre discours avec une association comme Moruroa e tatou qui ne partage pas votre point de vue ?

Anne Cullerre : Je n’ai pas de dialogue avec Moruroa e tatou parce qu’ils ne sont jamais venus me poser la moindre question. Cela ne m’empêche pas d’avoir une opinion évidemment. Et sans vouloir remettre en cause l’action de cette association, je me pose parfois des questions sur les assertions qui peuvent être données et je me suis à chaque fois employée, quand je l‘ai pu, à remettre les choses dans un cadre de réalité.

C’est important pour vous de rassurer l’opinion publique sur la situation de Moruroa ?

Anne Cullerre : Je n’ai pas envie de rassurer, mais d’expliquer simplement ce que l’on fait ici. Je n’ai pas besoin de rassurer les gens. Encore une fois, il y a suffisamment de gens en Polynésie pour inquiéter la population. Moi je n’ai pas envie de rassurer mais de montrer : j’aurais plus de moyens militaires, je peux vous garantir que je ferais venir les gens ici ; je ferais venir des professeurs des collèges, des enfants d’école ; je ferais venir ceux qui s’inquiètent et qui me le demanderais : je les ferais venir ici. Mais je n’ai pas suffisamment de moyens pour le faire. Ils ne sont pas dédiés à cela. Moi, j’ai envie d’expliquer ce qu’est Moruroa, aujourd’hui.

Qu’est ce qui explique qu’il n’y ait pas plus de journalistes étrangers, aujourd’hui ?

Anne Cullerre : Nous avons invité des journalistes de Nouvelle Zélande et d’Australie qui reprennent régulièrement certaines informations des associations. Nous avons envoyé les invitations mais ils n’ont pas donné suite. Alors après, pourquoi ? Je ne sais pas.

Ce voyage est-il une coïncidence après le vœu exprimé il y a quelques semaines par l’ONU d’un rapport sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie ?

Anne Cullerre : Il n’y a absolument rien à voir. (…) Ce projet je l’ai depuis que je suis arrivée en Polynésie française ; malheureusement le potentiel de mes moyens aériens ne m’a pas permis de l’organiser avant. Nous avons fait beaucoup de missions d’évacuation sanitaire l’année dernière - près de 135, des missions en tous genres, de sauvetage, et cetera -, et ça a durement tiré sur les moyens aériens ; je n’ai pas pu faire ce voyage comme je le souhaitais.
Je pense qu’il faudrait le faire régulièrement, pour ceux qui le souhaitent. Encore une fois, si j’avais plus de moyens, comme je l’ai dit, j’emmènerais les journalistes mais également ceux en Polynésie qui souhaitent voir « in situ » et je pense notamment aux anciens travailleurs qui ne sont pas revenus depuis la fin des essais et qui seraient certainement très curieux de voir comment est Moruroa aujourd’hui.


Le lancement de la réhabilitation du système Telsite est-il également une coïncidence, suite à la demande onusienne et alors que des rapports expliquent depuis 2010 que le système est défectueux ?

Anne Cullerre : L’ONU est parfaitement en droit de s’intéresser à ce genre de problèmes. Ce qui nous intéresse, depuis la fin des essais – et même avant en ce qui concerne Telsite, mis en place dans les années 80 – est, d’une manière générale, avec tous les rapports annuels qui expliquent de manière parfaitement transparente, l’état des capteurs. Donc j’ai du mal à imaginer ce que l’on peut faire de plus dans ce domaine.

Pourquoi les personnels de la Défense basés sur l’atoll ne mangent-ils pas de poisson ?

Anne Cullerre : Parce que le poisson, ici, a la ciguatera. Et effectivement, on leur demande de ne pas manger de poisson, tout simplement. (…)

Ils n’ont pas le droit aux noix de coco, non plus ?

Anne Cullerre : (...rires...) Non plus. Les rapports annuels des tests de surveillance radiologique nous montrent que l’on peut les manger sans problème ; mais simplement on évite d’avoir des jeunes qui vont sous les cocotiers, parce qu’une noix de coco qui tombe sur la tête d’un soldat, ça fait un soldat mort.

Le sénateur Richard Tuheiava demande la rétrocession à la Polynésie française des atolls de Moruroa et Fangataufa. Qu’en pensez-vous ?

Anne Cullerre : Je ne me prononcerai pas sur le volet politique. Je suis militaire et c’est un domaine qui n’est pas le mien. Ce que je dis simplement c’est qu’à Moruroa – Fangataufa c’est difficile pour y aller – encore une fois, si j’avais plus de moyens, j’y amènerais du monde, beaucoup de monde. Je pense que ça vaut la peine d’être vu et surtout d’être gravé dans la mémoire des Polynésiens, parce qu’ils peuvent en être fiers.

Pensez-vous justement que le fait nucléaire mériterait d’être reconnu au plus haut niveau de l’Etat ?

Anne Cullerre : Une reconnaissance du fait nucléaire – c’est en discussion je crois, d’ailleurs : pourquoi pas ? Ne serait-ce qu’en mémoire de tous les gens, aussi bien Polynésiens que scientifiques ou militaires qui ont travaillé au sein de cette belle aventure. Oui, pourquoi ne pas reconnaître, non le fait nucléaire mais le fait qu’ils aient travaillé pour le succès de la France.

Et concernant les victimes des essais nucléaires ?

Anne Cullerre : Vous savez, je me pose les mêmes questions que les Polynésiens. Mais quand on parle de victimes, on dit les victimes des essais nucléaires – et mon intention n’est pas de lancer un débat –, simplement de quoi parle-t-on au juste ? Ce que je peux vous dire – et je ne suis pas une spécialiste du nucléaire – c’est que dans la liste des cancers radio-induits on trouve la plupart des cancers actuels. Donc, si on regarde le nombre de cancers en Polynésie française – et de nombreuses études ont été faites à ce sujet – le lien entre la maladie et l’activité du CEP (Centre d’Expérimentations du Pacifique, NDLR) n’est pas une évidence. Mais là, je sort de mon champ de compétences. (…) Je n’ai pas de réponse à donner, sur cette question.

Comment voyez-vous l’avenir de cet atoll ?

Anne Cullerre : Je vois une surveillance radiologique qui va perdurer de la manière la plus normale, parce que c’est un site de stockage de déchets nucléaires. Je pense que le système Telsite de surveillance géo-mécanique que l’on renouvelle va durer également, dans les 15-20 prochaines années. Ce qui m’interpelle c’est l’histoire : ce qui s’est passé ici, cette aventure, cet impact que les Polynésiens ont vécu : dans 15 ans, qu’en restera-t-il en terme de mémoire, pour la prochaine génération ?

Que faudrait-il qu’il en reste, selon vous ?

Anne Cullerre : Eh bien, on peut imaginer plusieurs idées. On a parlé de lieu de mémoire – je ne suis pas la première à en parler ; des études ont été réalisées –, et je ne parle pas d’un totem sur une place ! Je parle d’un vrai lieu de mémoire que tout le monde pourrait s’approprier : associations, Polynésiens comme scientifiques. Tout le monde y a sa place, tout le monde.


Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 13 Février 2014 à 21:33 | Lu 10400 fois

Tags : MORUROA





Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

31.Posté par nonmais le 18/02/2014 17:38 | Alerter
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quoi

30.Posté par Roro LEBO le 18/02/2014 13:18 | Alerter
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Beaucoup de mal à poster et trop de pubs...
------------
Il y a eu des guerres depuis des siècles entre des nations entières et toutes les nations un jour essaient de reprendre de la liberté entre elles pour un nouveau partage...
Regardez l'image des allemands 39-45 et ceux/celles qui ont eu des décès.
14-18 et celles d'avant combien de pertes dans certaines familles... qui ont dû accepter avec le temps,
tout le monde s'en fout maintenant... sauf ceux/celles qui ont encore des souvenirs de leur famille.

29.Posté par Man le 17/02/2014 21:14 | Alerter
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J'ai mal pour tous ceux qui ont soufferts et qui souffrent encore des conséquences !

28.Posté par emere cunning le 17/02/2014 15:56 | Alerter
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@tamatoas (suite),
pas fini de nous jeter à la figure qu'on en a bien profité, nous devrions, en plus, être fiers de ces expérimentations parce qu’elles ont hissé la France au rang de puissance nucléaire mondiale ! ! ! Qu'est ce qu'il ne faut pas entendre ! Et demain, bof... tout cela ne sera plus qu’un « détail de l’Histoire », n’est ce pas.
Trêves de manipulations, les failles sont là pour nous rappeler non seulement le "massacre", mais le mal fait et impossible à réparer, la mer est notre réserve, notre richesse, notre avenir, NOTRE VIE. ET inutile de nous rappeler la "merde et la pollution" des américains, japonais or whoever, quand LE PIRE EST LOIN D'ÊTRE DERRIERE NOUS. Trop moche (to remain correct) !

27.Posté par emere cunning le 17/02/2014 15:40 | Alerter
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@tamatoas, pas de répondant en face? Je dirais plutôt qu'on a entendu que vous et vos mensonges. Et vous ne manquez pas d'audace à nous reprocher d'y avoir travaillé, d’avoir consommé nos poissons/langoustes. La France savait qu'elle enlevait "le pain" de la bouche de ces populations des îles qui vivaient quasi exclusivement des produits de la terre et de la mer et manquaient de tout vu les rares moyens de transport aériens/maritimes existant ces années là. D’autant plus scandaleux que les militaires sur site disposaient de tout, de ravitaillements aux abris, jusqu'aux... espaces de loisirs pour le plaisir de ces messieurs. Ouais, la belle aventure ! Pour qui ????
Les milliards serviraient à renvoyer à l'expéditeur ses saloperies que ce serait déjà bien. Sauf qu’il n'en veut pas, ni personne d’ailleurs. Les travaux ne consistent qu'à faire joli en apparence en les virant à la mer, en les enterrant pour nous donner l'illusion que tout est redevenu comme avant. Venez bonnes gens voir comme c’est beau, Muru !

26.Posté par lulu le 17/02/2014 15:40 | Alerter
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soyons honnêtes, si l'Etat n'avait rien à cacher pourquoi les associations ont des difficultés pour avoir les rapports de l'époque?? on se cache derrière la notion de "secret défense" pour justifier le refus de transmission des documents de l'époque ou pour en censurer 95 %... Tout ce que demande la Polynésie française c'est que l'Etat reconnaisse que les essais nucléaires n'ont pas été propres POINT. Peu importe que les militaires ou civils qui ont travaillé là bas aient été payés, cela ne justifie pas ce comportement. Nous devons et nos enfants doivent connaitre les risques qu'il y a.

Hélàs, les enjeux financiers sont trop importants je pense pour que l'Etat puisse changer de position à l'heure actuelle.

25.Posté par Roro LEBO le 17/02/2014 12:22 | Alerter
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Essayer de revenir pour les essais nucléaires américains aux îles Marshall, dans le pacifique (1952)
et tous les autres... La merde et pollution mise par eux... Qui veut se baigner à Bikini?

24.Posté par TIHOTI le 17/02/2014 08:20 | Alerter
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pour poste 22 : Non , ce n'est pas la polynesie francaise qui a le triste record des cancers de la thyroîde .......Mais la nouvelle Caledonie ! faut bien regarder avant d'affirmer .Il n'y a pas d'explications sauf le manque d'iode chronique dans le pacifique dans la mer d'ou la necessité de consommer du SEL DE MER IODE (boîte verte de cérébos pub gratuite !) car le déficit en iode est patent ici d'ou les problemes de thyroîde dans tout le pacifique et pas seulement ici

23.Posté par fiu le 17/02/2014 07:54 | Alerter
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fiu de voir ecrire " les tahitiens allaient manger les poissons et pas nous, c'est pour cela qu'ils sont malades "

on peut en déduire que les responsables ne l'étaient pas puisqu'ils laissaient faire ou que les témoins de ces scènes l'étaient encore moins pour ne pas dénoncer le non-respect des règles sur le site NUCLEAIRE

espérons que tout ne se déversera pas dans l'océan

HONTE à la France

22.Posté par Te haama öre le 16/02/2014 13:03 | Alerter
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Il faudrait que "Sainte Anne me vois-tu venir" nous éxplique pourquoi un collectif de médecins pourtant faranis ont déclaré qu'il existe en Polynésie un taux anormalement élevé de 250 pour cent de personnes atteintes du cancer de la thyroïde que l'on retrouve nulle part ailleurs dans le monde!!!!
Elle va sans doute répondre que c'est à cause du paka ! Sauf qu'elle touche comme par hasard qu'une certaine catégorie de personnes avec un âge correspondant.
Émere au secours aides nous a trouver une compagnie aérienne qui dispose d'un Boeing capable de faire Papeete - Paris sans escale en vol direct, car Dame de la Cuillère est capable de revenir des USA à Tahiti a la nage !!!!
Mea haama mea ma.

21.Posté par LG le 16/02/2014 12:46 | Alerter
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L’aspect voulu « posé et rassurant » du ton et du fond des déclarations de cette contre-amiral contrastent complètement d’avec la triste réalité : l’apparition d’une faille béante rappelle l’existence d’un des plus énormes sites de stockage de déchets nucléaires au MONDE. Une vague – fut-elle de 200 mètres de haut – ne serait qu’un « moindre » mal à côté des effets d’une potentielle libération de radiation (à l’échelle océan Pacifique) jusqu’alors annoncée « indéboulonnable ». Il y a bien évidemment un intérêt pour l’Etat à ce que les capteurs aient (curieusement ?) été défaillants, ce même intérêt qui siège à ce que leur « projet qui dure, qui est ancien » de rénovation ne débute sérieusement : l’information exacte et scientifique de la mesure et de l’évolution de l’éclatement du gruyère est un sujet gênant, mais crucial, qui nous reste implacablement à l’esprit et sa « petite balade du dimanche » en SURFACE de l’atoll pour nous raconter doctement que le seul danger qu’il y a est d’aller sous les cocotiers ne rassure personne …bien au contraire. Puisqu’on évoque le sujet de mémoire, rappel doit être fait de ce que « ne pas reconnaître le fait nucléaire …c’est être condamné à le...

20.Posté par tamatoas le 16/02/2014 10:50 | Alerter
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Iaorana ,
que c'est facile de déblatérer sur son clavier , puisqu'il n'y a pas de répondant en face , ce qui est surprenant ce sont des déclarations de gens qui n' ont jamais mis les pieds sur les sites d' expérimentation . En ce qui concerne les consignes de sécurité , combien de travailleurs ont été surpris à capturer poissons et langoustes en pleine nuit pour les consommer, alors que c' était formellement interdit , combien au retour de pèche ont traversé des zones interdites . ça n' est sans doute pas les seules raisons des maladies dont on parle aujourd'hui . Le débat n' est pas assuré seulement par des gens en pleine connaissance du sujet , mais surtout par ceux qui veulent faire parler d' eux au détriment des concernés .

19.Posté par Te haama öre le 15/02/2014 20:18 | Alerter
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Tu as raison Emere la Dame de la Cuillère ne se moque même pas des polynésiens elle les méprise complètement ...on lui a promis une étoile supplémentaire d'Amiral pour se foutre ouvertement de notre tronche ou quoi. Quand on ne veut pas de la merde chez soi et qu'on préfère la refourguer aux copains c'est qu'il y a bien une raison et demandez donc l'avis des sahariens dans tout cela. Le gouvernement quel ´qu'il soit Oscar ou les deux Gaston peu importe il faut ramper pour avoir 3 ou 4 milliards et contre remboursement....par contre vitesse on sort 6 milliards pour Moruroa...quelle honte et quel courage de gueule et tous les milliards que la France doit à la CPS pour avoir soigné les malades de Moruroa ?
Tano hoa ti tà´i te oire

18.Posté par emere cunning le 15/02/2014 12:18 | Alerter
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@jean pierre, pas des insultes mais la vérité aux gens de bonne foi (visiblement pas ton cas bien que tu te dises polynésien de coeur). Quand ton amiral pousse le culot à dire nous devrions être fiers de Mururoa après que nous ayons servi de laboratoire d'expérimentation nucléaire aérienne à la France et que nous sommes, aujourd'hui, son dépotoir de tous ses déchets nucléaires dont elle ne veut même pas chez elle, elle nous méprise et nous insulte. Comment ose-t-elle parler de fierté quand la France continue à pinailler et refuser d'indemniser SES propres malades qui auraient crevé sans la CPS? Moins dangereux que les moustiques ? On verra ça le jour où une de vos vieilles centrales vous pètera à la figure comme Fukushima, sachant surtout que vos gourous sont complètement dépassés par les coûts mirobolants d'entretien. Monsieur Flosse était peut-être enthousiaste de recevoir le grand général De Gaulle, qui ne l'aurait été? Quant à ses mensonges, sa bombe propre, etc, qui l'aurait cru?

17.Posté par honugirl le 15/02/2014 08:08 | Alerter
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Alors personne n'est choqué par la réponse de madame Cullere au sujet des cocos? Parce que cette petite phrase casse tout le reste de son discours!
Il faudrait qu'elle renvoie son conseiller en communication!
Et puis assez des schnocks qui nous balancent du "tout va très bien madame la marquise, euh... madame la contre-amiral". Vous répétez la même chose en boucle. Déni de réalité!!

16.Posté par Jean Pierre le 14/02/2014 22:34 | Alerter
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à Emere cunning, tu as l'insulte facile, mais qu'importe, comme je le dis souvent puisque tu accuses de façon aussi grossière, argumente au moins, donne des noms, des exemples qui tiennent la route, quand je parle de ravitailler les postes, je vois que pour le moins tu n'y connais rien, si ce n'est les "on dit que". Tu parles de protection des militaires, ceux qui étaient sur les postes périphériques, n'étaient pas plus protégé que les populations.
Que le nucléaire soit dangereux, personne ne le nie, mais il l'est surement moins par exemple que la voiture ou que les moustiques que eux font des centaines de milliers voire des millions de morts chaque année.
Demande donc à ton gourou M. Flosse comment lui a participé avec enthousiasme à la période du CEP.

15.Posté par juju le 14/02/2014 21:40 | Alerter
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Pour une fois ont est d'accord @emerecunning, pourquoi ne pas avoir fait ça dans le massif central si ct propre !?
@jeanpierre je ne suis pas jaloux de ne pas être aller prendre les sous...j'ai 31 ans ce n'était pas mon époque.
Tant mieux pour vous si vous n'avez rien, mais avez vu/lu le témoignage d'un polynésien qui ramassait les poissons morts après les essais !? En gros ils étaient une quinzaine à faire ça, ils sont tous mort...et ce monsieur est le seul encore en vie, et comme par hasard son fils est lui aussi atteint d'un fort handicap (ou d'un cancer je ne sais plus)
Bref, secret défense....

14.Posté par emere cunning le 14/02/2014 18:11 | Alerter
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La France sera malhonnête jusqu'au bout avec Mururoa et ses victimes. Forcément, ce ne sont jamais que des militaires français, de leur grand Général, à leur Contre-amiral ou leurs ravitailleurs (comme Jean Pierre ou le penseur à qui je mettrais bien un bon coup de "pétard" dans la figure), tous aussi malhonnêtes, indignes et minables les uns que les autres. Je ne doute pas une seconde que vos grands chefs aient pris toutes les dispositions pour protéger les militaires lors des tirs aériens, on ne peut en dire autant de la population de Rikitea et des alentours, des enfants et des personnes âgées sont morts dans le mois qui a suivi. Vos commentaires sont UNE HONTE !
Vous pouvez nous dire pourquoi vous n'avez pas fait péter votre sale bombe chez vous, dans votre cher Cantal et je ne sais où, plutôt que dans le désert algérien et au fin fond de la Polynésie?????????

13.Posté par Roro LEBO le 14/02/2014 16:24 | Alerter
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Respect pour tous le Polynésiens qui ont bossé aussi et qui étaient super contents de la faire...
Et ils ne sont pas malades eux... mais certains sont jaloux de n'avoir pas pu en profiter. $$$$

@ Jean Pierre, je suis de ton avis propre aussi...

L'Australie et la NZ savent qu'il y a une protection sérieuse, et ils ont déjà visité les lieux avec toutes "les vérités"
Je sais un certain bateau voulait frimer et il y a eu un cas en NZ

L'Australie a été protégé par la France avec les militaires de Polynésie et leurs avions militaires à l'époque.

12.Posté par honugirl le 14/02/2014 15:44 | Alerter
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Oui, blablabla... les militaires n'ont pas le droit de manger les cocos, parce qu'elles pourraient leur tomber sur la tête: "mais simplement on évite d’avoir des jeunes qui vont sous les cocotiers, parce qu’une noix de coco qui tombe sur la tête d’un soldat, ça fait un soldat mort."
Quelle hypocrisie! Cela ne convainct que quelques supporters inconditionnels " moi j'y étais et tout va bien!".
Le nucléaire civil ou militaire est la pire invention qui soit. Mais tout va bien!!! La France est truffée de centrales en piteux état, mais tout va bien! C'est propre!!
Si les journalistes de NZ et d'Australie ne se déplacent pas, ce n'est certainement pas que le sujet soit oublié!! Peut-être qu'ils n'ont pas envie d'être coachés par Madame Cullere.

11.Posté par le penseur le 14/02/2014 14:47 | Alerter
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J'ai fait 2 tirs à Mururoa avec "le Chamois" et je peux vous dire que c'était du boulot, demandez donc à tous ceux qui gagnaient bien leur vie en bossant sur place s'ils regrettent Muru,je parle de tous les potes de Tahiti?...Certes tout n'est pas très clair chez ceux qui ont pondu la bombe ,je le reconnais ,mais.....il y avait une certaine "VIE "sur cet atoll.

10.Posté par Modérateur le 14/02/2014 13:57 | Alerter
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@ Vai (post 5) : Sur les présentations en mosaïque, la légende des photos peut être visionnée en posant le pointeur sur l'image. Merci pour votre remarque.

9.Posté par moustic le 14/02/2014 12:20 | Alerter
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Pourquoi mettre "MOI" avant "j'ai envie" ? Elle pensait que quelqu'un d'autre avait envie ? Encore le nouveau charabia à mettre dans la poubelle en compagnie de "VOILA" à tout bout de champs où "EFFECTIVEMENT" pour annoncer que l'on a rien à dire....

8.Posté par Ninamu le 14/02/2014 12:17 | Alerter
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et mon CUL c'est du POULET!!!!!

7.Posté par Fiu le 14/02/2014 10:42 | Alerter
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Ah la belle arrogance a la française, j'en ai mal à ma nationalité
Pfff on vient de sa campagne française pour expliquer aux polynésiens ce qu'est Moruroa, si eux n'ont pas honte moi si


Madame la contre-amiral vous servez la cause indépendantiste ? En tout cas le ressentiment c'est sûr

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