Les élèves se sont progressivement pris au jeu avec le soutien de l’association théâtrale et de l’équipe éducative (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 23 juin 2026 - Les répétitions s’enchaînent pour les 14 élèves du CJA de Papara. Depuis le mois de mars, une professeure de théâtre les accompagne dans le cadre d’un projet solidaire et pédagogique visant à développer la confiance en soi et l’expression orale dans plusieurs langues autour d’un poème de Henri Hiro et de différentes thématiques associées à la labellisation “CJA en santé”. Nous les avons rencontrés à quelques jours de la représentation.
L’ambiance était studieuse, ce mardi, au centre des jeunes adolescents (CJA) de Papara, entre les préparatifs liés aux examens de fin d’année... et les répétitions de théâtre. Ce projet rythme la vie des 14 élèves depuis le mois de mars en parallèle de l’enseignement général et des ateliers de métallerie, menuiserie et cuisine. Il est mené par l’Association artistique, culturelle et d’éducation populaire avec le soutien de la Direction de la culture et du patrimoine dans le cadre d’un appel à projets en faveur de la promotion de la diversité linguistique.
“C’est la première fois que l’association travaille avec un CJA”, témoigne la professeure de théâtre, Heiana Ollivier. “Nous avons fait une quinzaine de séances de trois heures. Au départ, c’était difficile pour les jeunes qui faisaient du théâtre pour la toute première fois. Ça n’a rien à voir avec les prestations collectives de danse tahitienne, par exemple.” Attachée à la démocratisation du théâtre à travers divers projets, la directrice artistique de l’association met en avant l’art comme vecteur d’insertion pour les élèves en situation de décrochage scolaire. Le spectacle vivant permet de “développer leur confiance en eux et de libérer leur expression”. Pour y parvenir, elle s’est appuyée sur une création trilingue (français, tahitien et anglais) inspirée du poème O ‘oe to ‘oe rima – Ton demain, c’est ta main de Henri Hiro et des différents projets menés par les élèves.
L’ambiance était studieuse, ce mardi, au centre des jeunes adolescents (CJA) de Papara, entre les préparatifs liés aux examens de fin d’année... et les répétitions de théâtre. Ce projet rythme la vie des 14 élèves depuis le mois de mars en parallèle de l’enseignement général et des ateliers de métallerie, menuiserie et cuisine. Il est mené par l’Association artistique, culturelle et d’éducation populaire avec le soutien de la Direction de la culture et du patrimoine dans le cadre d’un appel à projets en faveur de la promotion de la diversité linguistique.
“C’est la première fois que l’association travaille avec un CJA”, témoigne la professeure de théâtre, Heiana Ollivier. “Nous avons fait une quinzaine de séances de trois heures. Au départ, c’était difficile pour les jeunes qui faisaient du théâtre pour la toute première fois. Ça n’a rien à voir avec les prestations collectives de danse tahitienne, par exemple.” Attachée à la démocratisation du théâtre à travers divers projets, la directrice artistique de l’association met en avant l’art comme vecteur d’insertion pour les élèves en situation de décrochage scolaire. Le spectacle vivant permet de “développer leur confiance en eux et de libérer leur expression”. Pour y parvenir, elle s’est appuyée sur une création trilingue (français, tahitien et anglais) inspirée du poème O ‘oe to ‘oe rima – Ton demain, c’est ta main de Henri Hiro et des différents projets menés par les élèves.
Confiance en soi et bien vivre ensemble
L’initiative a reçu un accueil enthousiaste de la part de l’équipe pédagogique, déterminée à dépasser les a priori pour s’appuyer sur les vertus du théâtre : “Ça a toujours été un souhait”, confie la directrice, Chantal Maruhi-Conroy. “Ces cours de théâtre dispensés par Heiana sont intégrés dans la labellisation du CJA en santé pour permettre aux élèves de s’exprimer au niveau de différentes thématiques. Ça participe à la confiance en soi et au bien vivre ensemble. Au départ, ils ne voulaient pas participer et aujourd’hui, ils jouent ! Ils ont même proposé une mise en scène avec leur musique : c’est amusant et il y a une part d’épanouissement et d’investissement.” La gestion du stress et l’élocution entrent aussi en ligne de compte, tandis que certains élèves s’apprêtent à passer l’oral du Certificat de formation générale (CFG).
Autour d’un décor de marae installé sous le préau, deux groupes font dialoguer tradition et modernité. La représentation finale est prévue ce vendredi en présence des parents, mais aussi de représentants de l’éducation et de la commune, ainsi que des partenaires du programme “CJA en santé” ; à l’issue, les élèves auront d’ailleurs pour mission de présenter les projets de l’année écoulée à un jury pour tenter de décrocher une troisième labellisation. “Les enseignants, la directrice et moi-même, nous sommes tous derrière eux et ils vont présenter quelque chose de magnifique !”, encourage Heiana Ollivier à l’intention des apprentis comédiens. Ce projet théâtral est déjà une réussite et l’équipe du CJA de Papara envisage de le reconduire l’an prochain : “Sur les conseils de notre inspecteur, on aimerait bien écrire et jouer une comédie en tahitien”.
La parole aux artistes
Alicia, 15 ans : “Au début, j’ai trouvé que c’était fiu. Aujourd’hui, on peut dire que j’aime bien cette activité. J’ai pris l’habitude et je suis plutôt à l’aise devant les autres. Je suis déjà montée sur scène à l’église, mais ce sera la première fois pour du théâtre.”
Manate, 16 ans : “C’est ma deuxième année au CJA. Je n’avais jamais pensé faire du théâtre avant. Mon passage préféré, c’est la danse.”
Hitiatua, 14 ans : “J’aime bien le théâtre. J’ai du texte à mémoriser, mais ça va, je m’en sors bien. On a même gagné un prix ! On montre ce qu’on est capable de faire : ça nous rend fiers, et nos parents aussi.”
Manuarii, 13 ans : “Je suis au CJA depuis cette année. Ce projet théâtre m’a intéressé : ça permet de s’amuser et de montrer nos progrès. J’aimerais bien continuer l’année prochaine.”
Manate, 16 ans : “C’est ma deuxième année au CJA. Je n’avais jamais pensé faire du théâtre avant. Mon passage préféré, c’est la danse.”
Hitiatua, 14 ans : “J’aime bien le théâtre. J’ai du texte à mémoriser, mais ça va, je m’en sors bien. On a même gagné un prix ! On montre ce qu’on est capable de faire : ça nous rend fiers, et nos parents aussi.”
Manuarii, 13 ans : “Je suis au CJA depuis cette année. Ce projet théâtre m’a intéressé : ça permet de s’amuser et de montrer nos progrès. J’aimerais bien continuer l’année prochaine.”
Une vidéo primée
Ces cours de théâtre ont aussi été l’occasion de participer à la première édition du concours “Non aux addictions” organisée par la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE). Collégiens, lycéens et étudiants avaient pour défi de réaliser une courte vidéo de sensibilisation adressée aux jeunes. Avec le soutien de Heiana Ollivier, quatre élèves du CJA de Papara ont pris la parole sur différentes formes de drogues, ainsi que sur les écrans. La remise des prix s’est tenue vendredi dernier dans les jardins de l’assemblée de la Polynésie française : dans la catégorie des CJA, Papara a décroché le premier prix ex aequo avec Vairao et Arue. “La plupart de nos élèves vapotent et scrollent, donc c’est important de travailler sur ces sujets d’actualité”, précise la directrice du CJA de Papara. Un message de santé publique qui ne manquera pas d’être relayé lors de la prestation théâtrale et musicale des élèves.






























