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A Madrid, résignation et incompréhension face aux nouvelles restrictions anti-virus



Madrid, Espagne | AFP | lundi 21/09/2020 - "Il fallait bien faire quelque chose": la  résignation régnait lundi à Puente de Vallecas, l'un des quartiers de Madrid soumis à de nouvelles restrictions de mobilité, mais des habitants se demandaient pourquoi certaines mesures ne concernaient pas toute la région, puisque "le virus est dans l'air".

"S'il est vrai qu'il y a plus de foyers de contagion ici, il fallait bien faire quelque chose", déclare à l'AFP Gustavo Ojeda à la sortie de la station de métro de Puente de Vallecas, un quartier ouvrier du sud de Madrid.

L'homme de 56 ans rentre chez lui après avoir travaillé de nuit dans des entrepôts de banlieue.

Dans ce quartier très densément peuplé, on compte 1.241 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants sur les quatorze derniers jours, presque le double de la moyenne observée dans la région de Madrid (683), elle-même déjà très élevée à l'échelon européen.

Pendant quatorze jours, les habitants de ce quartier ne pourront en sortir que pour travailler, aller chez le médecin ou emmener leurs enfants à l'école.

Pendant le weekend, plusieurs manifestations, convoquées principalement par l'extrême gauche, ont eu lieu contre ces nouvelles mesures annoncées vendredi, qui affectent 850.000 habitants de quartiers modestes sur un total de 6,6 millions.

"Les faits sont les faits. Il y a un foyer d'infection de ce côté de Madrid, et pas de l'autre", estime Gustavo, qui raconte avoir vu ces derniers jours, alors qu'il partait prendre son poste de nuit, "six personnes dans un bar sans masque (...) ou marchant avec le masque sur le coude ou sur le front."

Amendes à partir de mercredi

La sortie de métro se trouve sur une avenue qui marque la limite entre Puente de Vallecas et une autre zone, non soumise celle-là aux restrictions de mouvements.

Lundi matin, l'activité s'y déroulait pratiquement comme un jour normal et aucun contrôle n'était imposé aux piétons, a constaté l'AFP.

En revanche, plusieurs patrouilles de la police municipale arrêtaient les voitures circulant sur l'avenue, de manière aléatoire.

"Nous informons les citoyens qu'à partir de mercredi, les infractions commenceront à être punies. Vous ne pouvez vous déplacer que pour une raison justifiée, que ce soit pour le travail ou un rendez-vous médical", explique un agent à un conducteur qui affirme revenir dans le quartier après en être sorti pour s'occuper de l'enfant d'une amie qui travaille.

"Nous aidons une amie qui a un enfant, et comme vous l'avez entendu, nous avons besoin d'un justificatif. Mais comment faire, puisque ce n'est pas une entreprise?", commente derrière son volant, résigné, Andres Vieco, un chômeur de 37 ans.

La police laissait passer d'autres conducteurs montrant un justificatif. Soixante points de contrôle similaires mobilisant plus de 200 agents doivent être installés dans la ville.

"Absurde"

Dans les rues alentours, plusieurs passants se demandaient pourquoi les restrictions n'avaient pas été étendues à toute la région de Madrid, épicentre de l'épidémie en Espagne.

"C'est incompréhensible, car si le virus est dans l'air, il le sera autant ici que là-bas", résume Maritere Vazquez, une retraité de 65 ans.

"Soit tu fermes tout, soit tu ne fermes rien", ajoute Alejandro Campos, 30 ans, employé d'une agence de voyages qui travaille désormais de chez lui.

Selon lui, il sera très difficile de contrôler les passages entre des zones différentes.

"C'est absurde, tu ne peux pas fermer certaines parties d'un quartier et d'autres non, une rue oui et une rue non", dit-il en promenant ses chiens.

Surtout, rappelle-t-il, de nombreux habitants des quartiers sud ayant des emplois incompatibles avec le télétravail, ils continueront donc à se déplacer à travers la ville pour se rendre à leur poste.

"Malheureusement, les gens qui vont aller servir dans les restaurants et les bars sont les gens d'ici. Ici, beaucoup de gens travaillent dans la construction ou dans l'hôtellerie, ils sont obligés de bouger et cela aura un impact", prévoit-il.

le Lundi 21 Septembre 2020 à 06:46 | Lu 172 fois





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