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4 mois ferme pour avoir frappé sa femme enceinte de 8 mois



Papeete, le 28 octobre 2019 - Un ancien militaire a été présenté ce lundi après-midi en comparution immédiate pour avoir frappé sa conjointe enceinte de huit mois au visage. L'homme a été condamné à dix mois de prison, dont quatre ferme avec interdiction de paraître au domicile de sa femme pendant deux ans.


C'est sur un fond de jalousie, de disputes quotidiennes et d’alcool que se sont déroulés les faits jeudi 24 octobre, lorsque les gendarmes sont intervenus vers 22 heures pour mettre fin à ce différend conjugal de ce couple, ensemble depuis neuf ans.
La victime enceinte de plus de huit mois était allée se réfugier chez une voisine et amie sur les conseils de sa belle-mère. « On connaît ses réactions quand il a trop bu », prévient la femme appelée à témoigner lors de la comparution immédiate de son conjoint. Il faut dire que l'homme, récidiviste, n'en est pas à son coup d'essai et a déjà utilisé la violence envers sa femme, quand il est alcoolisé.

« J'ai découpé ses vêtements de travail »

Et ce jeudi soir, l'homme a bu, trop bu. Il était parti faire la fête avec ses collègues après le boulot, mais n'avait pas prévenu sa femme. Et forcément pour ce couple qui se dispute au moins deux fois par jour depuis que la femme attend leur second enfant, le retour de l'homme ne s'est pas bien passé.
Furieuse et jalouse, la femme s'est énervée pendant son absence. « Je l'ai harcelé par téléphone, après il ne me répondait plus, alors j'ai craqué et j'ai découpé ses vêtements de travail », explique la femme. A la question du président du tribunal, un peu étonné qu’elle s'en prenne aux habits de travail, elle répond les larmes aux yeux « il était avec des gens du travail, alors c'est pour cela ».
A son retour, l'homme trouve les habits découpés, « j'ai gardé mon calme », assure-t-il, « mais je voulais voir mon fils de six ans, je suis allé chez la voisine pour le récupérer, mais elle ne voulait pas me le donner », explique l'homme les yeux baissés, les mains croisées nerveusement.

Une pierre sur le pick-up égal une claque

Et c'est à ce moment-là que les faits ont vraiment dégénéré. Alcoolisé l'homme voulait coûte que coûte, récupérer leur fils aîné et la femme ne voulait pas lui donner dans son état. Je lui ai dit que « s'il ne partait pas, j'allais m'en prendre à sa voiture et c'est ce que j'ai fait», raconte la jeune femme, assise, dans la salle du tribunal, visiblement éprouvée par les souvenirs de cette soirée.
La femme a alors jeté une pierre sur le pick-up, la réponse est immédiate de la part de l'homme, une claque sur le visage de sa femme enceinte et ainsi plusieurs fois de suite. Car si on peut s'en prendre aux habits, s'en prendre pas au pick-up est bien plus dangereux.
Pour expliquer ses gestes sur sa conjointe qui attend leur deuxième enfant pour la fin novembre, l'homme à la barre dira : « Je savais ce que je faisais, j'ai donné des claques mais je ne l'ai pas bousculée comme elle était enceinte ». Des claques qui ont été jusqu'à ébrécher une dent et qui valent à son auteur dix mois de prison dont quatre ferme avec mandat de dépôt immédiat pour Nuutania.

Rédigé par Pauline Stasi le Lundi 28 Octobre 2019 à 17:53 | Lu 2480 fois

Tags : JUSTICE





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