Tahiti, le 7 janvier 2026 - Leur odeur est à l’image de leur carapace : piquante ! À Papeari, leur présence se fait sentir à chaque début d’année et 2026 ne déroge pas à la règle : en pleine saison de l’abondance, les durians “tombent du ciel” pour le plus grand bonheur des familles productrices et des amateurs de ce fruit pas comme les autres.
Depuis la semaine dernière, le stand d’Henriette fait partie des plus fournis. “Mon cousin a deux arbres qui donnent beaucoup de fruits. J’adore le durian, mes petits-enfants aussi. En revanche, j’ai un neveu qui tombe dans les pommes si l’odeur est trop forte !”, s’amuse la vendeuse. Le surplus fait le bonheur des consommateurs des environs, voire de la zone urbaine. Les prix varient d’un stand à l’autre et selon la taille des fruits : ils sont généralement vendus entre 1 000 et 2 000 francs l’unité, et 2 500 à 5 000 francs le lot de trois ou quatre. “Avant, on pouvait les vendre plus cher, mais de plus en plus de gens en ont chez eux maintenant”, remarque Henriette, qui préfère se concentrer sur le positif : “La production est vraiment belle cette année. Ce fruit tombe à pic après les dépenses des fêtes, ça permet de remplir un peu le porte-monnaie.”
Issue d’une famille d’agriculteurs, Tea est revenue exprès de Moorea pour assurer la collecte et la vente, là aussi avec une table et une brouette pleines à craquer. “Nous avons cinq pieds, dont un planté par mon mari il y a dix ans qui a bien donné avec des branches cassées tellement il y a de fruits dessus. C’est une bénédiction !”, se réjouit-elle. Un point de vue partagé par Marc, au rendez-vous chaque année grâce aux huit arbres plantés par son grand-père. “C’est une bonne source de revenus. C’est un produit qui est recherché et qui se vend bien. Pour la production, c’est simple : on laisse faire la nature et les fruits tombent du ciel !”, souligne l’agriculteur et horticulteur.
Depuis la semaine dernière, le stand d’Henriette fait partie des plus fournis. “Mon cousin a deux arbres qui donnent beaucoup de fruits. J’adore le durian, mes petits-enfants aussi. En revanche, j’ai un neveu qui tombe dans les pommes si l’odeur est trop forte !”, s’amuse la vendeuse. Le surplus fait le bonheur des consommateurs des environs, voire de la zone urbaine. Les prix varient d’un stand à l’autre et selon la taille des fruits : ils sont généralement vendus entre 1 000 et 2 000 francs l’unité, et 2 500 à 5 000 francs le lot de trois ou quatre. “Avant, on pouvait les vendre plus cher, mais de plus en plus de gens en ont chez eux maintenant”, remarque Henriette, qui préfère se concentrer sur le positif : “La production est vraiment belle cette année. Ce fruit tombe à pic après les dépenses des fêtes, ça permet de remplir un peu le porte-monnaie.”
Issue d’une famille d’agriculteurs, Tea est revenue exprès de Moorea pour assurer la collecte et la vente, là aussi avec une table et une brouette pleines à craquer. “Nous avons cinq pieds, dont un planté par mon mari il y a dix ans qui a bien donné avec des branches cassées tellement il y a de fruits dessus. C’est une bénédiction !”, se réjouit-elle. Un point de vue partagé par Marc, au rendez-vous chaque année grâce aux huit arbres plantés par son grand-père. “C’est une bonne source de revenus. C’est un produit qui est recherché et qui se vend bien. Pour la production, c’est simple : on laisse faire la nature et les fruits tombent du ciel !”, souligne l’agriculteur et horticulteur.
“Goûter pour se faire une idée”
Pour écouler une telle production, Tehani a opté pour deux points de vente. “Dans la famille de mon chéri, ça se transmet de génération en génération. Ils ont deux grands arbres qui doivent avoir plus de vingt ans. Les durians tombent quand ils sont à maturité : en ce moment, ça représente une cinquantaine de fruits par jour”, estime-t-elle. Pas convaincue au départ, elle est aujourd’hui conquise par ce fruit qui ne ressemble à aucun autre. “Il faut goûter pour se faire une idée : c’est vrai que l’odeur peut paraître repoussante, mais le fruit en lui-même est sucré et étonnant. Il est vraiment unique !”, encourage-t-elle, tout en recommandant de se munir d’un couteau et d’une paire de gants ou d’une serviette pour se protéger les mains lors de l’épluchage. Quant à la dégustation, à chacun sa technique : “Personnellement, j’adore avec du pain et du beurre salé ! J’ai vu sur les réseaux sociaux qu’il existe d’autres façons de le consommer en Asie : ça mériterait qu’on s’y intéresse.”
Ceux qui n’apprécient pas le durian peuvent se rabattre sur l’autre fruit star de ce début d’année : le mangoustan, également présent sur les étals de Papeari.
Les amateurs au rendez-vous
Au fil du temps, ce rendez-vous annuel est devenu incontournable pour les amateurs. “Mon mari et mon fils en raffolent ! On sait que c’est la saison des durians, donc on en profite. On mange la chair bien fraîche après l’avoir mise au réfrigérateur, plutôt en dessert. D’autres le mangent avec du pain ou du riz chaud”, confie Mina en tant que cliente, venue faire le plein en famille avec Joël. “On a pris cette habitude depuis qu’on habite à la Presqu’île. Quand nous étions sur la ville, c’était plus compliqué à trouver. On est content : c’est la saison qui démarre et on va se régaler. On pourra utiliser autant de dentifrice qu’on veut, on sait qu’on va devoir dormir dans le garage pendant une semaine tous les deux !”, ironise-t-il, un carton rempli de durians dans la benne.
Fruit défendu dans les lieux publics en Asie
Introduit par Harrison Smith au jardin botanique de Papeari, le durian est originaire d’Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie, en Thaïlande ou en Indonésie, où plusieurs variétés sont cultivées. Couverte d’épines – duri en malais –, l’enveloppe du fruit renferme une chair crémeuse, jaune ou blanche, associée à de grosses graines. Si les amateurs s’accommodent de sa forte odeur qui serait due à des composés sulfurés, d’autres n’hésitent pas à qualifier ses effluves de nauséabondes. Au point que certains pays, comme Singapour, ont banni le durian des transports en commun, comme les gares ou les aéroports, mais aussi des hôtels. Des panneaux d’interdiction mentionnent l’amende encourue en guise d’avertissement.





























