Tahiti, le 20 mai 2026 - Les cérémonies de Matari’i i raro ont débuté ce mercredi 20 mai à Tahiti et se poursuivront sur trois jours. Ce repère culturel et temporel fondamental de la société polynésienne marque le retour de la période d’abondance et de transition saisonnière. Les organisateurs (le Pays, la Maison de la culture et Tahiti Tourisme) rappellent que Matari’i i raro est associé à la constellation des Pléiades, un marqueur traditionnel annonçant une période de transition : celle d’une saison d’abondance mais aussi d’un temps plus introspectif, propice à la transmission et au recentrage collectif.
Placées sous le slogan “Reconnectons-nous”, lancé lors de la première édition l’an dernier, les célébrations de Matari’i i raro invitent la population à redécouvrir les savoirs ancestraux : pratiques agricoles traditionnelles, arts, navigation polynésienne et transmission orale. En 2025, le ministère de la Culture avait déjà vu plus grand en proposant trois jours de célébrations au parc Paofai, une formule reconduite cette année.
Dès ce mercredi après-midi, huit animations ont été proposées, notamment un premier atelier de tressage Te ito Tressage “Tara maha” en pae’ore au lounge de To’ata, ainsi que des activités organisées dans les salles de la Maison de la culture et dans les bibliothèques avec des ateliers de tressage, vivo, pahu, artisanat, contes et rencontres autour de la culture mā’ohi. Une exposition artisanale est installée place To’ata avec une dizaine de participants. Des publics suivis par les antennes de la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité de Papeete, Arue, Pirae et Faa’a étaient présents avec des écoles, sur volontariat, venues de tout Tahiti.
Placées sous le slogan “Reconnectons-nous”, lancé lors de la première édition l’an dernier, les célébrations de Matari’i i raro invitent la population à redécouvrir les savoirs ancestraux : pratiques agricoles traditionnelles, arts, navigation polynésienne et transmission orale. En 2025, le ministère de la Culture avait déjà vu plus grand en proposant trois jours de célébrations au parc Paofai, une formule reconduite cette année.
Dès ce mercredi après-midi, huit animations ont été proposées, notamment un premier atelier de tressage Te ito Tressage “Tara maha” en pae’ore au lounge de To’ata, ainsi que des activités organisées dans les salles de la Maison de la culture et dans les bibliothèques avec des ateliers de tressage, vivo, pahu, artisanat, contes et rencontres autour de la culture mā’ohi. Une exposition artisanale est installée place To’ata avec une dizaine de participants. Des publics suivis par les antennes de la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité de Papeete, Arue, Pirae et Faa’a étaient présents avec des écoles, sur volontariat, venues de tout Tahiti.
“Socle de l’identité”
La cérémonie d’ouverture officielle s’est tenue en fin de journée, en présence du gouvernement et avec la participation du Conservatoire artistique de la Polynésie française. La cérémonie du 'ava occupe également une place centrale. Traditionnellement réservée à des moments symboliques de la vie sociale polynésienne, elle prend ici une dimension particulière. Elle doit permettre, selon les organisateurs, aux responsables présents de “se poser et d’écouter, quelque part, les revendications culturelles”, la culture étant considérée comme “le socle de l’identité”, assurent les organisateurs.
Tout au long des trois jours, des ateliers de médiation culturelle sont proposés autour des contes et légendes, du hīmene, de l’artisanat, de la généalogie des étoiles, du calendrier lunaire, mais aussi de thématiques plus spécifiques comme la conservation des aliments, la médecine traditionnelle, l’oralité et l’archéologie.
Hitiura Mervin, responsable de la cellule langue polynésienne au sein de la Direction de la culture et du patrimoine : “C’est un moment pour se poser”
“Matari’i i raro est un marqueur temporel fort pour les Polynésiens, lié à la constellation des Pléiades, qui annonce une période de transition après la saison d’abondance. C’est un moment pour se poser, prendre du recul et revenir à l’essentiel dans un quotidien où l’on ne prend plus le temps. Pour moi, ce sont des sciences. Parce que moi, quand on me dit que mes ancêtres ont migré de l'ouest vers l'est, c'est quand même quelque chose. Avec les étoiles, avec les marées, les courants et tout ça. Il y avait effectivement un lien très étroit entre le Polynésien et la nature. Ça touche au mythe fondateur, ça touche au mythe de création. Donc, il est important finalement de se reconnecter avec la nature. Pendant trois jours, des ateliers et des actions culturelles sont proposés avec différents services du Pays, le tissu associatif et les acteurs de la culture. L’événement s’inscrit aussi dans une démarche de transmission, notamment auprès des scolaires, afin de reconnecter les jeunes à leur environnement et aux savoirs ancestraux. Matari’i i raro n’est pas seulement un temps ponctuel, mais un repère qui accompagne la population jusqu’à la prochaine saison d’abondance.”

































