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​Le Cesec appelle à légiférer sur le prix des médicaments



Tahiti, le 3 mars 2020 - Les représentants de la société civile ont profité mardi de l’avis rendu sur le  projet de loi du pays relatif à l’importation des médicaments pour rappeler au gouvernement l’urgence de légiférer sur leur prix.
 
Les membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) étaient réunis en séance plénière mardi matin pour débattre de l’avis de l’institution sur le projet de loi du pays relatif à l’importation des médicaments, au médicament vétérinaire et à ses résidus dans les denrées d’origine animale.

Les conseillers ont rendu un avis non qualifié par 40 voix pour et sept abstentions dans lequel est rappelé "au gouvernement l’urgence de légiférer sur le prix du médicament. Cette cherté n’est plus acceptable et mérite que l’on s’y attelle dans les meilleurs délais", note un communiqué transmis par la quatrième institution du Pays. Elle y constate que le projet de loi du pays qui lui est soumis "n’évoque pas le coût du médicament à usage humain et animal de rente consommé par la population".

"Vigilance" sur le projet de Hao

Dans son communiqué le Cesec reconnait aussi que "le recours à des médicaments pour le traitement des animaux destinés à la consommation humaine doit faire l’objet d’une surveillance efficace à toutes les étapes de leur utilisation. De même, l’ensemble des conditions d’accès, de préparation, de délivrance des médicaments au bénéfice de l’humain impose une réglementation précise, claire, compréhensible à destination de tous les professionnels du secteur" et que "les modifications proposées par le projet de loi du pays soumis à l’avis du Cesec vont dans le sens de la clarification des dispositions de plusieurs réglementations".

Afin d’assurer l’effectivité de toutes ces mesures, et dans un objectif de protection sanitaire des animaux et des humains, l'institution suggère qu'elles puissent être rapidement mises en œuvre, notamment par l’adoption des arrêtés d’applications idoines et par la mise à disposition des moyens humains et matériels suffisants à l’ensemble des services techniques ayant à intervenir dans ces procédures.

Le Cesec invite d'ailleurs dans son avis le gouvernement à s’assurer que les grands événements internationaux se déroulant en Polynésie française comme les grands projets économiques portant sur le vivant respectent ces réglementations complexes mais indispensables. A ce titre, l'institution recommande une vigilance particulière dans le cadre du projet de la ferme aquacole de Hao. Elle note à ce propos que "bien que les données réelles sur le recours à des traitements médicaux ne soient pas encore avérées, le principe de précaution impose que soient strictement encadrées les pratiques vétérinaires qui pourraient être mises en œuvre afin de limiter la pollution du lagon et la contamination d’autres espèces".

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 3 Mars 2020 à 17:40 | Lu 1041 fois





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