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​Il entend des voix qui lui ordonnent de voler



Tahiti, le 3 août 2020 - Un jeune homme de 19 ans a comparu devant le tribunal correctionnel lundi pour répondre de six vols commis entre le 9 avril et le 21 juin derniers à Bora Bora. Jugé en état de récidive, le prévenu a écopé de quatre mois de prison avec sursis probatoire.
 
Les faits de vol jugés lundi en comparution immédiate avaient en commun d’avoir été commis la nuit dans des habitations de Bora Bora et ce, alors que les victimes étaient pour la plupart présentes et endormies. Un jeune homme de 19 ans, père d’un petit garçon, était poursuivi pour six vols perpétrés entre le 9 avril et le 21 juin. A plusieurs reprises, le prévenu s’était introduit chez ses victimes pour y dérober des enceintes, de l’argent, un scooter ou encore des boissons. Tel que l’a relevé le président du tribunal lors de l’audience, le voleur avait également pour habitude de voler sur les tables de nuit à quelques centimètres de ses victimes qui dormaient paisiblement. 
 
Pour expliquer son geste à la barre du tribunal lundi, le prévenu, déjà condamné pour des faits similaires en septembre 2019 à trois mois de prison avec sursis, a tout d’abord expliqué au tribunal qu’il entendait « des voix » qui lui disaient d’« aller voler ». Alors que le président du tribunal lui faisait remarquer que cette explication pouvait sous-entendre qu’il allait de nouveau succomber à ces voix s’il n’était pas incarcéré au terme de l’audience, le jeune homme a cette fois expliqué qu’il avait volé pour nourrir son fils. Des variations qui ont laissé le tribunal visiblement perplexe. 

Version « simpliste »

Pour le procureur de la République, qui a requis la révocation des trois mois de sursis auxquels avait été condamné le prévenu en septembre 2019 ainsi qu’une peine supplémentaire de trois mois de prison ferme, le jeune homme a expliqué qu’il entendait des voix afin de se dédouaner. « Il essaye de présenter les faits comme relevant d’un geste compulsif et dit entendre des voix. Or, les voix qu’il entend sont très simples. Elles sont celles d’un voleur qui se dit : « J’ai besoin d’argent, je n’ai pas travail. Alors je vais voler ». Pour le représentant du ministère public, si le jeune homme a commis tous ces vols, c’était uniquement pour acheter de l’alcool et du paka et « satisfaire ainsi ses propres errements »
 
Une version « simpliste » selon l’avocate du prévenu, Me Isabelle Nougaro, qui a soutenu lors de sa plaidoirie que son client s’était réellement retrouvé dans une situation de précarité peu avant les faits : « Il avait perdu son emploi et l’on sait que ce n’est pas si facile d’en retrouver un sur l’île de Bora Bora. » Selon l’avocate, le jeune homme souffre de «carences affectives et physiques » évidentes et l’on sait que, dans la « construction infantile», la « kleptomanie » est révélatrice d’un « sentiment de l’ordre de l’abandon ».
 
Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le jeune père de famille à quatre mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans ainsi qu’à 117 heures de Travail d’intérêt général (TIG). Il a cependant choisi de ne pas révoquer la peine de trois mois de prison avec sursis à laquelle le prévenu avait été condamné en septembre 2019. Le mis en cause a également l’obligation de trouver un travail ou une formation et devra indemniser les victimes. 
 

Rédigé par Garance Colbert le Lundi 3 Août 2020 à 17:51 | Lu 2107 fois





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