Tahiti le 9 avril 2026. Visage fermé, voix plus grave qu’à l’habitude, Antony Géros a pris la parole en premier ce jeudi à l’occasion de l’ouverture de la session administrative de l’assemblée de la Polynésie française.
Après avoir invité le gouvernement à mieux suivre les initiatives des élus de Tarahoi, notamment suite au colloque sur la vie chère, il s’est arrêté de longues minutes sur la situation après l’éclatement du groupe Tavini à l’assemblée, ayant conduit à la création en début de semaine du groupe A Fano Tia.
"Ces dissensions deviennent préoccupantes lorsqu'elles franchissent le cadre du débat politique", a-t-il sermonné. "Vous risquez d'altérer le fonctionnement et d'embrouiller le message en cours de mandature auprès de nos concitoyens. Ce qui se joue ici dépasse les seules sensibilités partisanes », a souhaité marteler Tony Géros. « Cela produit de la confusion. Pire encore, cela expose l'institution elle-même à une forme de stigmatisation de l'opinion publique en dispensant une prétendue aura vertueuse auprès de celles et ceux qui rechercheraient à se refaire une nouvelle virginité électorale, alors même que notre devoir est de la rassembler autour de l'intérêt général."
Charte de l’engagement de l’élu du Tavini en main, Antony Géros a renvoyé les démissionnaires face à leur décision. "Si d'aucuns choisissent aujourd'hui de s'en éloigner, nul ne saurait leur dénier ce choix. C'est votre choix. Mais l'on peut quand même regretter qu'il leur ait fallu 3 années pour mesurer la portée de cet engagement et décider ainsi de s'en affranchir. Que de temps perdu. Je veux le dire avec clarté. Le non-respect des engagements librement consentis lors de l'acte de candidature à la liste aux élections territoriales de 2023 ne saurait être tenu pour négligeable."
Une façon de rappeler aux élus, toujours Tavini, mais inscrit dans leur propre groupe, que leur tête ne saurait plus longtemps dépasser du parti sans qu’une sanction ne soit prise. "La parole donnée oblige, mais l'écrit ne laisse place à aucune ambiguïté. (…) Donc, lorsque des élus choisissent de se distancer de ses engagements sans assumer pleinement les conséquences de leur choix, ce n'est pas seulement un dysfonctionnement interne qu'ils créent, c'est une atteinte à l'éthique et à la crédibilité de l'action collective, à la confiance que les citoyens placent dans leurs représentants. C'est l'usage abusif pur et sain du principe de prohibition du mandat impératif en droit français. Une assemblée délibérante digne de ce nom doit pouvoir vivre ces débats sans renier les principes de loyauté, de cohérence et de respect mutuel."
Après avoir invité le gouvernement à mieux suivre les initiatives des élus de Tarahoi, notamment suite au colloque sur la vie chère, il s’est arrêté de longues minutes sur la situation après l’éclatement du groupe Tavini à l’assemblée, ayant conduit à la création en début de semaine du groupe A Fano Tia.
"Ces dissensions deviennent préoccupantes lorsqu'elles franchissent le cadre du débat politique", a-t-il sermonné. "Vous risquez d'altérer le fonctionnement et d'embrouiller le message en cours de mandature auprès de nos concitoyens. Ce qui se joue ici dépasse les seules sensibilités partisanes », a souhaité marteler Tony Géros. « Cela produit de la confusion. Pire encore, cela expose l'institution elle-même à une forme de stigmatisation de l'opinion publique en dispensant une prétendue aura vertueuse auprès de celles et ceux qui rechercheraient à se refaire une nouvelle virginité électorale, alors même que notre devoir est de la rassembler autour de l'intérêt général."
Charte de l’engagement de l’élu du Tavini en main, Antony Géros a renvoyé les démissionnaires face à leur décision. "Si d'aucuns choisissent aujourd'hui de s'en éloigner, nul ne saurait leur dénier ce choix. C'est votre choix. Mais l'on peut quand même regretter qu'il leur ait fallu 3 années pour mesurer la portée de cet engagement et décider ainsi de s'en affranchir. Que de temps perdu. Je veux le dire avec clarté. Le non-respect des engagements librement consentis lors de l'acte de candidature à la liste aux élections territoriales de 2023 ne saurait être tenu pour négligeable."
Une façon de rappeler aux élus, toujours Tavini, mais inscrit dans leur propre groupe, que leur tête ne saurait plus longtemps dépasser du parti sans qu’une sanction ne soit prise. "La parole donnée oblige, mais l'écrit ne laisse place à aucune ambiguïté. (…) Donc, lorsque des élus choisissent de se distancer de ses engagements sans assumer pleinement les conséquences de leur choix, ce n'est pas seulement un dysfonctionnement interne qu'ils créent, c'est une atteinte à l'éthique et à la crédibilité de l'action collective, à la confiance que les citoyens placent dans leurs représentants. C'est l'usage abusif pur et sain du principe de prohibition du mandat impératif en droit français. Une assemblée délibérante digne de ce nom doit pouvoir vivre ces débats sans renier les principes de loyauté, de cohérence et de respect mutuel."






























