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​Continuité pédagogique : “On est en train d’apprendre en marchant”



Tahiti, le 6 avril 2020 - Un bilan d’étape est prévu mercredi par la Direction générale des enseignements et de l’éducation pour ajuster la mise ne place de la continuité pédagogique au fenua. Lundi, les trois principaux syndicats enseignants étaient en visioconférence avec le vice-rectorat et la DGEE pour des précisions de démarrage.
  
Pour l’instant on voit de très belles expériences fonctionner, de très bonnes initiatives, des enseignants investis”, s’est félicité Thierry Delmas, lundi après-midi à l’issue d’une visioconférence avec les représentants des trois principaux syndicats enseignants, l’Unsa-éducation, Snetaa-FO et le SNUipp-FSU. “Comme je l’ai dit la semaine dernière, je ne suis pas très inquiet sur l’investissement des enseignants”, explique le directeur général des enseignements et de l’éducation. “Ensuite, on sait qu’il va y avoir des disparités entre les élèves qui ont accès à internet et ceux qui n’ont que la télévision. L’important pour nous est que les établissements prennent contact avec les élèves une à deux fois par semaine, afin de les guider soit dans les ressources qu’ils ont faites eux-mêmes, soit à travers les programmes télévisés que nous diffusons. L’idée est de garder le contact avec l’élève, de façon à ce qu’au retour en classe, nous puissions très vite remettre tout le monde au travail."
 
Un bilan d’étape est prévu mercredi par la Direction générale des enseignements et de l’éducation (DGEE), sur la base des premières remontées de terrain relatives à la mise en place de la continuité pédagogique en Polynésie française. “On essaye de faire du cousu-main et de préparer au mieux le retour en classe, qu’il soit le 15 avril ou plus tard. Il faut que ce retour en classe permette que les élèves acquièrent d’ici le 15 juin les compétences attendues. Des questions techniques se posent. On y a répondu. Des questions de ressources humaines aussi. Mais je sens surtout des personnes qui veulent faire le nécessaire pour garder avec eux leurs élèves. Des questions restent certainement encore en suspens, mais on est en train d’appendre en marchant.”
 
Questions de transmission 
 
Le ministère de l’Education a lancé un appel en direction des maires la semaine dernière. L’idée était d’inviter les élus locaux à collaborer, par le biais des policiers municipaux, à la transmission des documents pédagogiques aux élèves privés de connexion internet ou difficile à contacter par téléphone. Le problème se pose principalement à Tahiti, où certains édiles se sont montrés peu enclins à répondre à l’appel du ministère de l’Éducation, par manque d’effectif ou de précisions. “Dans les îles, on n’a pas ce souci-là”, constate une source du milieu enseignant. “Elles sont épargnées par l’épidémie et ce sont des communautés plus restreintes”.

Dans un entretien à Tahiti Infos, le maire de Hitia’a o te Ra, Dauphin Domingo, a mis en avant ce week-end le souhait de ménager ses équipes déjà investies dans le plan communal de sauvegarde et “fatiguées”. Lundi, la mairie de Punaauia a affecté des agents à la distribution de livrets et attendait dans l'après-midi un retour du terrain pour pouvoir faire un point. Questionné à ce sujet, Thierry Delmas assume que "pour certains c’est facile à faire. Pour d’autres, c’est compliqué. On sait que l’on ne pourra pas transmettre l’ensemble des livrets à tout le monde. C’est pour cela que l’on insiste sur les programmes radio et télévisés.”
 
A ce sujet, la DGEE a annoncé que dès le 13 avril, 3 heures seront consacrées quotidiennement à des émissions éducatives sélectionnées par le ministère et organisées en fonction des niveaux d’enseignement. Ces programmes seront proposés sur les chaînes de télévisions locales à l’attention des élèves du primaire.
Une diffusion radiophonique d’œuvres littéraires (contes pour enfants, récits en feuilleton) est également programmée. 
 
Le confinement reste la norme
 
Ça a été constaté lors de notre échange”, commente Thierry Barrère, le secrétaire général du principal syndicat enseignant en Polynésie, l’Unsa-Éducation. “Nous sommes en mode dégradé. On ne peut pas faire le même travail qu’avec les moyens que l’on a en classe. On fera ce qu’on peut avec les moyens que l’on a.” Dans un courrier transmis à la présidence, au vice-rectorat et à la DGEE, l’Unsa-Éducation a rappelé mardi dernier son attachement au respect des mesures de confinement. Pour ce syndicat, il s’agit d’éviter aux enseignants de s’exposer à un quelconque risque sanitaire. Un point pour lequel Thierry Delmas a rappelé lundi la position du ministère de l’Education : “Le principal est que les élèves restent dans une posture d’apprenants. La priorité est le respect des mesures de confinement et la lutte contre la propagation du Covid-19. Les chefs d’établissements ont reçu une note très claire à ce sujet : on ne fait déplacer les personnels que si la mission est indispensable.” Même volontaires, les enseignants ne sont pas autorisés par leur hiérarchie à faire la distribution des livrets pédagogiques. 

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Lundi 6 Avril 2020 à 19:21 | Lu 2124 fois




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