Tahiti, le 2 mars 2026 - La machine à glace du Pays a été retirée de Vaitupa. Les pêcheurs sont plutôt contents car elle ne leur servait plus depuis un an. Ces derniers attendent avec impatience leur toute nouvelle machine. Mais une dizaine de pêcheurs ne peut toujours pas revenir sur site. Le président du syndicat des poti marara se dit “déçu” d’Oscar Temaru et invite les pêcheurs à “bien réfléchir aux élections qui vont arriver” .
Près de trois ans après le début des tensions, les relations entre le président de la coopérative Motu Ovini Rava’ai, Albert Tapi-Brotherson dit “Bébé Gros”, et quelques-uns des pêcheurs de Faa’a ne se sont toujours pas arrangées.
Ce lundi matin, soit un an après que la machine à glace n’est plus fonctionnelle car une pièce avait été retirée par la Direction des ressources marines (DRM), celle-ci a finalement elle aussi été retirée.
Rappelons également que l’accès au ponton flottant , installé par le Pays en grande pompe en mai 2024, en présence du tāvana de Faa’a Oscar Temaru, a également été fermé par la DRM il y a un an.
Ce sont les actions du président de la coopérative, qui avait limité l’accès à la machine à glace ainsi qu’au ponton à certains pêcheurs de Faa’a, qui avaient poussé le Pays à prendre ces décisions.
Près de trois ans après le début des tensions, les relations entre le président de la coopérative Motu Ovini Rava’ai, Albert Tapi-Brotherson dit “Bébé Gros”, et quelques-uns des pêcheurs de Faa’a ne se sont toujours pas arrangées.
Ce lundi matin, soit un an après que la machine à glace n’est plus fonctionnelle car une pièce avait été retirée par la Direction des ressources marines (DRM), celle-ci a finalement elle aussi été retirée.
Rappelons également que l’accès au ponton flottant , installé par le Pays en grande pompe en mai 2024, en présence du tāvana de Faa’a Oscar Temaru, a également été fermé par la DRM il y a un an.
Ce sont les actions du président de la coopérative, qui avait limité l’accès à la machine à glace ainsi qu’au ponton à certains pêcheurs de Faa’a, qui avaient poussé le Pays à prendre ces décisions.
“On va bientôt recevoir notre machine ‘api”
Ce lundi matin, le retrait de cette machine à glace n’a pas du tout ému les pêcheurs présents à Vaitupa . Ils estiment que “cela ne va rien changer, on n'a plus de glace depuis un moment donc on s'adapte”.
Ils attendent désormais avec impatience l’arrivée de leur nouvelle machine à glace prévue normalement dans les jours prochains. “Vivement qu’ils enlèvent leur machine car on va bientôt recevoir notre machine ‘api” . Ils sont rassurés car ils n’auront plus “à courir de gauche à droite, c’est fiu en plus c'est juste un problème de personnes et cela s’est généralisé”, assurent des pêcheurs de Faa’a.
Depuis un an, ils étaient obligés de se ravitailler en glace auprès d’autres coopératives comme à Taaone, Punaauia ou encore Paea. “C’est une perte de temps et d'essence et certains sont carrément plus chers qu’ici (…)”, assurent les pêcheurs qui s’estiment “pénalisés”. “C’est comme ça que la DRM aide les pêcheurs ?”
Ces derniers ont d’ailleurs rappelé que “le métier en lui-même est difficile (…) Heureusement, c'est la passion qui fait tenir aujourd'hui. Et le fait qu'on doit aussi nourrir notre famille.”
En plus de gagner du temps, les pêcheurs de Faa’a auront accès à la glace toute la journée. “Ici, avec notre coopérative, il n'y a pas d'heure, tu as besoin de glace, tu appelles, on ouvre la glace, on te donne la glace. Mais ailleurs, non. Quand c'est fermé, c'est fermé, même si tu as plein de poisson et pas beaucoup de glace, c'est malheureux.”
Ils attendent désormais avec impatience l’arrivée de leur nouvelle machine à glace prévue normalement dans les jours prochains. “Vivement qu’ils enlèvent leur machine car on va bientôt recevoir notre machine ‘api” . Ils sont rassurés car ils n’auront plus “à courir de gauche à droite, c’est fiu en plus c'est juste un problème de personnes et cela s’est généralisé”, assurent des pêcheurs de Faa’a.
Depuis un an, ils étaient obligés de se ravitailler en glace auprès d’autres coopératives comme à Taaone, Punaauia ou encore Paea. “C’est une perte de temps et d'essence et certains sont carrément plus chers qu’ici (…)”, assurent les pêcheurs qui s’estiment “pénalisés”. “C’est comme ça que la DRM aide les pêcheurs ?”
Ces derniers ont d’ailleurs rappelé que “le métier en lui-même est difficile (…) Heureusement, c'est la passion qui fait tenir aujourd'hui. Et le fait qu'on doit aussi nourrir notre famille.”
En plus de gagner du temps, les pêcheurs de Faa’a auront accès à la glace toute la journée. “Ici, avec notre coopérative, il n'y a pas d'heure, tu as besoin de glace, tu appelles, on ouvre la glace, on te donne la glace. Mais ailleurs, non. Quand c'est fermé, c'est fermé, même si tu as plein de poisson et pas beaucoup de glace, c'est malheureux.”
“Bien réfléchir aux élections qui vont arriver”
Contacté, le président du syndicat des poti marara, Ralph Van Cam, se dit satisfait pour les pêcheurs de Faa’a qui n’auront plus à aller chercher de la glace ailleurs. Il ajoute que “si la DRM veut être crédible, la suite logique serait d'enlever les pontons qui sont là-bas”.
Une situation qu’il regrette : “C’est un peu dommage d'en arriver là, ça fait combien de temps que ça dure ? Et puis, je voudrais aussi m'excuser auprès des dix ou onze pêcheurs qu'on n'a pas réussi à ramener à Vaitupa.”
Il rappelle que lors d’une de leurs rencontres avec Ella Tokoragi, élue de Faa’a, mais aussi collaboratrice et chargée de mission du président du groupe Tavini à l’assemblée Oscar Temaru, et tāvana Roberto Teriitehau, on leur avait promis que les pêcheurs allaient revenir à Vaitupa. “Et deux semaines après, ça a changé, tāvana Oscar aurait changé d'avis (…). Là, on commence vraiment à se poser des questions. C'est plus que de l'amitié là, je ne sais pas ce qui les lie ces deux-là.”
Même s’il précise ne pas faire de politique, le président du syndicat des poti marara “invite les pêcheurs qui ont été mis à la porte de Vaitupa à bien réfléchir aux élections qui vont arriver et à bien réfléchir aux tickets qu'ils vont mettre dans les urnes (…). En tout cas, je suis vraiment déçu du comportement d'Oscar.”
Ralph Van Cam rappelle que ces pêcheurs “font un métier dur et qu’ils ont subi cette pression pendant des mois, qu’ils paient leurs cotisations, leurs taxes à Faa’a, et qu’ils n'ont pas le droit d'amarrer. On a quand même que ces pontons pour eux, c'est dommage.”
Une situation qu’il regrette : “C’est un peu dommage d'en arriver là, ça fait combien de temps que ça dure ? Et puis, je voudrais aussi m'excuser auprès des dix ou onze pêcheurs qu'on n'a pas réussi à ramener à Vaitupa.”
Il rappelle que lors d’une de leurs rencontres avec Ella Tokoragi, élue de Faa’a, mais aussi collaboratrice et chargée de mission du président du groupe Tavini à l’assemblée Oscar Temaru, et tāvana Roberto Teriitehau, on leur avait promis que les pêcheurs allaient revenir à Vaitupa. “Et deux semaines après, ça a changé, tāvana Oscar aurait changé d'avis (…). Là, on commence vraiment à se poser des questions. C'est plus que de l'amitié là, je ne sais pas ce qui les lie ces deux-là.”
Même s’il précise ne pas faire de politique, le président du syndicat des poti marara “invite les pêcheurs qui ont été mis à la porte de Vaitupa à bien réfléchir aux élections qui vont arriver et à bien réfléchir aux tickets qu'ils vont mettre dans les urnes (…). En tout cas, je suis vraiment déçu du comportement d'Oscar.”
Ralph Van Cam rappelle que ces pêcheurs “font un métier dur et qu’ils ont subi cette pression pendant des mois, qu’ils paient leurs cotisations, leurs taxes à Faa’a, et qu’ils n'ont pas le droit d'amarrer. On a quand même que ces pontons pour eux, c'est dommage.”
La plainte du Pays toujours en cours
Rappelons également qu’Oscar Temaru avait adressé un courrier au président de la coopérative Albert Tapi-Brotherson en mai 2024 lui signifiant son “intention de récupérer la gestion de l’ensemble du site” et lui demandant de quitter les lieux. Et comme cela avait été vu avec la DRM, la commune reprendrait la gestion de la machine à glace ainsi que des pontons flottants.
Ralph Van Cam est persuadé que “c'était juste pour calmer un peu les esprits, mais qu'au fond, tāvana n'a jamais voulu mettre Bébé Gros dehors (…). Je suis déçu du comportement de tāvana et de tous ceux qui sont venus faire des promesses et qui ne les ont pas tenues.”
Selon nos informations, le ponton devrait bien être retiré pour un montant maximum de 10 millions de francs.
Par ailleurs, la plainte du Pays à l’encontre du président de la coopérative Albert Tapi-Brotherson pour “détournement de fonds publics” est toujours en cours et concerne l’utilisation de biens publics, comme la machine à glace ou encore le ponton flottant alors même qu’aucune convention ne le liait au Pays. “Il y a trois semaines, quelques pêcheurs ont été convoqués par la gendarmerie pour faire une déposition sur combien la machine pouvait générer d'argent au moins à l'année. Et l'ancien comptable de la coopérative, qui a démissionné depuis car cela ne sentait pas bon, m'a dit que c'était plutôt ça les questions. Maintenant, on laisse faire la justice.”
Ralph Van Cam est persuadé que “c'était juste pour calmer un peu les esprits, mais qu'au fond, tāvana n'a jamais voulu mettre Bébé Gros dehors (…). Je suis déçu du comportement de tāvana et de tous ceux qui sont venus faire des promesses et qui ne les ont pas tenues.”
Selon nos informations, le ponton devrait bien être retiré pour un montant maximum de 10 millions de francs.
Par ailleurs, la plainte du Pays à l’encontre du président de la coopérative Albert Tapi-Brotherson pour “détournement de fonds publics” est toujours en cours et concerne l’utilisation de biens publics, comme la machine à glace ou encore le ponton flottant alors même qu’aucune convention ne le liait au Pays. “Il y a trois semaines, quelques pêcheurs ont été convoqués par la gendarmerie pour faire une déposition sur combien la machine pouvait générer d'argent au moins à l'année. Et l'ancien comptable de la coopérative, qui a démissionné depuis car cela ne sentait pas bon, m'a dit que c'était plutôt ça les questions. Maintenant, on laisse faire la justice.”

































