Tahiti, le 10 septembre 2025 - Passe d’armes, mardi, dans le camp autonomiste entre le Amuitahiraa o te nunaa mā’ohi de Bruno Sandras et la député Nicole Sanquer de A here ia Porinetia. En cause : le vote de la députée contre la confiance au gouvernement de François Bayrou.
Il y avait longtemps que le camp autonomiste divisé n’avait pas trouvé le moyen de démonter sa discorde. Mardi soir, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le Amuitahiraa a lancé une charge contre la députée Nicole Sanquer, accusée d’avoir voté contre la confiance au gouvernement de François Bayrou, sans l’accord de la plateforme autonomiste constituée pour remporter les dernières législatives anticipées.
“Nicole Sanquer a choisi de voter contre la confiance, au motif qu’elle n’aurait pas obtenu du Gouvernement ce qu’elle espérait. Mais fallait-il, pour exprimer cette frustration personnelle, se positionner sur le vote de la députée indépendantiste Mereana Reid Arbelot ? Fallait-il réduire la voix des non-indépendantistes de Polynésie française à un geste d’humeur, sans concertation ni vision commune ?” s’interroge Bruno Sandras.
Le président du petit parti autonomiste reproche à Nicole Sanquer de ne pas avoir suivi la ligne de Moerani Frébault, “lui aussi exposé à des attentes non satisfaites”, mais qui “n’a pas, pour autant, choisi le renversement du Gouvernement”.
Aussi, Bruno Sandras dénonce-t-il “l’absence totale de concertation avant une décision aussi grave que celle du vote de confiance”. Il s’interroge : “Mme Sanquer prépare-t-elle déjà sa stratégie personnelle en vue des municipales de 2026 et des territoriales de 2028 ?”
Une prise de position qui a immédiatement suscité une réponse de la part de l’intéressée. “Le choix de voter contre la confiance au Gouvernement Bayrou n’est pas un calcul électoral. C’est une décision réfléchie, fondée sur l’analyse d’un projet gouvernemental qui ne répondait pas aux attentes des Polynésiens”, écrit le A here ia Porinetia sur les réseaux. “Donner la confiance, c’était au contraire valider des mesures de rigueur préparées au détriment des Outre-mer : baisse de la défiscalisation, complexification des procédures, plafonnement du coût de construction… autant de décisions qui frappent directement nos familles et nos programmes hôteliers en Polynésie française.”
La députée précise aussi : “Cette position ne remet nullement en cause l’esprit du rassemblement Amui Tatou qui a permis en 2024 l’élection de deux députés non-indépendantistes” et poursuit refuser “la politique politicienne” expliquant que ce mandat de parlementaire “n’est pas un tremplin électoral mais un outil au service des Polynésiens”.
En conclusion, A Here Ia Porinetia “appelle à dépasser les procès d’intention et à se concentrer sur l’essentiel : l’avenir de nos familles, de notre jeunesse et de notre pays.”
Il y avait longtemps que le camp autonomiste divisé n’avait pas trouvé le moyen de démonter sa discorde. Mardi soir, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le Amuitahiraa a lancé une charge contre la députée Nicole Sanquer, accusée d’avoir voté contre la confiance au gouvernement de François Bayrou, sans l’accord de la plateforme autonomiste constituée pour remporter les dernières législatives anticipées.
“Nicole Sanquer a choisi de voter contre la confiance, au motif qu’elle n’aurait pas obtenu du Gouvernement ce qu’elle espérait. Mais fallait-il, pour exprimer cette frustration personnelle, se positionner sur le vote de la députée indépendantiste Mereana Reid Arbelot ? Fallait-il réduire la voix des non-indépendantistes de Polynésie française à un geste d’humeur, sans concertation ni vision commune ?” s’interroge Bruno Sandras.
Le président du petit parti autonomiste reproche à Nicole Sanquer de ne pas avoir suivi la ligne de Moerani Frébault, “lui aussi exposé à des attentes non satisfaites”, mais qui “n’a pas, pour autant, choisi le renversement du Gouvernement”.
Aussi, Bruno Sandras dénonce-t-il “l’absence totale de concertation avant une décision aussi grave que celle du vote de confiance”. Il s’interroge : “Mme Sanquer prépare-t-elle déjà sa stratégie personnelle en vue des municipales de 2026 et des territoriales de 2028 ?”
Une prise de position qui a immédiatement suscité une réponse de la part de l’intéressée. “Le choix de voter contre la confiance au Gouvernement Bayrou n’est pas un calcul électoral. C’est une décision réfléchie, fondée sur l’analyse d’un projet gouvernemental qui ne répondait pas aux attentes des Polynésiens”, écrit le A here ia Porinetia sur les réseaux. “Donner la confiance, c’était au contraire valider des mesures de rigueur préparées au détriment des Outre-mer : baisse de la défiscalisation, complexification des procédures, plafonnement du coût de construction… autant de décisions qui frappent directement nos familles et nos programmes hôteliers en Polynésie française.”
La députée précise aussi : “Cette position ne remet nullement en cause l’esprit du rassemblement Amui Tatou qui a permis en 2024 l’élection de deux députés non-indépendantistes” et poursuit refuser “la politique politicienne” expliquant que ce mandat de parlementaire “n’est pas un tremplin électoral mais un outil au service des Polynésiens”.
En conclusion, A Here Ia Porinetia “appelle à dépasser les procès d’intention et à se concentrer sur l’essentiel : l’avenir de nos familles, de notre jeunesse et de notre pays.”


























