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​Recrudescence de cas de leptospirose


Tahiti le 11 février 2026. Dans le contexte des épisodes pluvieux récents, l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale signale une augmentation des cas de leptospirose, dont certains ont présenté des formes graves. Depuis le 1er janvier et à ce jour, 23 cas ont été confirmés par examen de laboratoire. Parmi eux, 21 personnes ont nécessité une hospitalisation, dont 9 ont été prises en charge en service de réanimation, et un décès est à déplorer.
 
 
Les personnes touchées sont majoritairement des hommes, d’un âge moyen de 43 ans, résidant dans différentes communes de Tahiti, Raiatea et Moorea. Les cas rapportaient fréquemment la présence d’une plaie cutanée et une exposition récente à des environnements humides, susceptibles d’être contaminés par l’urine d’animaux tels que les rats ou les cochons.

Il est important de préciser que les formes les plus sévères de la maladie sont plus facilement diagnostiquées, tandis que des formes bénignes peuvent survenir sans être signalées. La leptospirose est une maladie connue en Polynésie française, dont l’évolution est généralement favorable lorsqu’elle est prise en charge précocement.

La leptospirose est une maladie transmise lors du contact d’une peau lésée ou abîmée avec de l’eau ou de la boue contaminées.
Des mesures simples permettent de réduire le risque d’infection : Protéger toute plaie par un pansement étanche, porter des chaussures fermées lors d’activités en milieu humide, éviter le contact avec des eaux stagnantes lorsque cela est possible.
Le délai entre la contamination et l’apparition des symptômes varie de 2 jours à 3 semaines.

La maladie débute le plus souvent par des signes évocateurs d’un syndrome grippal : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires ou articulaires, parfois associés à des troubles digestifs. Dans de rares cas, elle peut évoluer vers des formes plus sévères avec atteinte du foie ou des reins.

Il est recommandé de consulter sans attendre un professionnel de santé en cas de fièvre élevée ou persistante non expliquée et d’exposition à un risque de contamination dans les 3 semaines précédentes.

Un traitement antibiotique précoce, prescrit par un médecin, permet le plus souvent d’éviter l’apparition de complications graves.

Rédigé par Bertrand PREVOST le Mercredi 11 Février 2026 à 09:37 | Lu 341 fois