Tahiti, le 16 septembre 2025 - Mardi matin, le tribunal administratif a étudié les trois recours des anciens salariés grévistes qui avaient, en décembre 2023, saboté les possibilités de déchargement d’un pétrolier. Ils contestent toujours leur licenciement.
Décembre 2023. La grève s’enlise à la CSIP dans son conflit avec les sociétés gestionnaires de dépôts d’hydrocarbures. Trois salariés grévistes, représentants du personnel, avaient alors décidé de déboulonner un tronçon du réseau de pipeline et de voler du matériel de déchargement afin de bloquer un pétrolier arrivé avec à son bord 50 jours de stock de carburant.
Des faits que la CSIP avaient alors maladroitement couverts, prétextant “l’incompétence” de certains agents de la STDO.
Les trois agents ont finalement été condamnés au tribunal correctionnel à différentes amendes. Des condamnations contre lesquelles ils n’ont pas fait appel.
Mais mardi, c’est contre leur licenciement pour faute grave qu’ils ont fait porter leur dossier au tribunal administratif. Pour ces derniers, non représentés lors de l’audience, ils étaient non seulement couverts par leurs mandats de représentants du personnel, mais la compagnie pétrolière n’avait pas prouvé la qualification de “faute grave” devant l’inspection du travail qui avait pourtant autorisé leur licenciement.
Dans ses conclusions, le rapporteur public est allé dans le sens d’un rejet de la requête des trois agents, estimant que “la faute lourde, imputable aux salariés” est non contrainte à leur statut de représentant, et que si la qualification de “faute grave” n’a pas été explicitée dans leur renvoie, la condamnation du tribunal correctionnel suffit à l’appuyer.
La décision sera rendue par le tribunal administratif le 30 septembre prochain.
Décembre 2023. La grève s’enlise à la CSIP dans son conflit avec les sociétés gestionnaires de dépôts d’hydrocarbures. Trois salariés grévistes, représentants du personnel, avaient alors décidé de déboulonner un tronçon du réseau de pipeline et de voler du matériel de déchargement afin de bloquer un pétrolier arrivé avec à son bord 50 jours de stock de carburant.
Des faits que la CSIP avaient alors maladroitement couverts, prétextant “l’incompétence” de certains agents de la STDO.
Les trois agents ont finalement été condamnés au tribunal correctionnel à différentes amendes. Des condamnations contre lesquelles ils n’ont pas fait appel.
Mais mardi, c’est contre leur licenciement pour faute grave qu’ils ont fait porter leur dossier au tribunal administratif. Pour ces derniers, non représentés lors de l’audience, ils étaient non seulement couverts par leurs mandats de représentants du personnel, mais la compagnie pétrolière n’avait pas prouvé la qualification de “faute grave” devant l’inspection du travail qui avait pourtant autorisé leur licenciement.
Dans ses conclusions, le rapporteur public est allé dans le sens d’un rejet de la requête des trois agents, estimant que “la faute lourde, imputable aux salariés” est non contrainte à leur statut de représentant, et que si la qualification de “faute grave” n’a pas été explicitée dans leur renvoie, la condamnation du tribunal correctionnel suffit à l’appuyer.
La décision sera rendue par le tribunal administratif le 30 septembre prochain.


























