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​L’activité de la commission de surendettement en hausse de 32% en 2025


Tahiti, le 15 juillet 2026 - Un point a été proposé en conseil des ministres, mercredi, sur l’activité de la commission de surendettement pour l’année 2025. L’instance reçu 240 dossiers et observe une progression de 32 % par rapport à l’année précédente.
 
Le ministre de l'Économie, du Budget et des Finances a présenté le rapport d'activité de la commission de surendettement pour l'année 2025.
 
En 2025, 240 dossiers ont été déposés à la commission de surendettement, soit une progression de 32 % par rapport à 2024. Depuis la création de la commission en 2012, 2 871 dossiers ont ainsi été déposés au total. La Polynésie française enregistre toutefois un taux de recours au dispositif plus faible que les autres territoires : 0,86 dossier pour 1 000 habitants, contre 2,23 dans les départements d'Outre-mer, 0,99 en Nouvelle-Calédonie et 2,67 dans l'Hexagone.

Sur les 189 dossiers examinés, 184 ont été jugés recevables. Dans 90 % des cas, le surendettement est dit “passif”, c'est-à-dire qu'il résulte d'un accident de la vie (perte d'emploi, maladie, divorce, décès du conjoint) plutôt que d'une mauvaise gestion. Faute de capacité de remboursement, 68 % des dossiers ont été orientés vers un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, qui permet d'effacer les dettes du surendetté ; les 32 % restants ont fait l'objet d'un réaménagement des dettes (avec ou sans effacement partiel, ou conciliation).
 
Le rapport souligne que les débiteurs concernés résident très majoritairement aux Îles du Vent (94 % des cas) et sont, pour 40 % d'entre eux, sans emploi ou retraités (21 %). Pour 73 % leur situation de surendettement en liée à des dettes bancaires, pour 18 % à des dépenses de la vie courante, et pour 9 % à des dettes non bancaires.
 
Institué par la loi du Pays du 30 janvier 2012 modifiée, ce dispositif permet aux particuliers qui ne parviennent plus à faire face à leurs dettes (bancaires ou non bancaires, comme les loyers ou les charges d'eau et d'électricité) de trouver des solutions pour sortir de ces difficultés financières. La commission chargée d'examiner les dossiers est présidée par la directrice générale des affaires économiques (DGAE) et son secrétariat est assuré par l'Institut d'émission d'outre-mer (IEOM). Elle se réunit chaque mois et rassemble notamment des représentants de la direction des solidarités, de la famille et de l'égalité (DSFE), des établissements de crédit et des associations de consommateurs.

Rédigé par Avec communiqué le Mercredi 15 Juillet 2026 à 17:44 | Lu 188 fois