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Compte rendu du conseil des ministres du 11 avril 2018  11/04/2018

Voici le compte rendu du conseil des ministres du 11 avril 2018.

Exécution provisoire du budget général pour l’exercice 2017


Le Vice-président en charge des finances, a présenté au Conseil des ministres l’éxécution provisoire du budget général pour l’exercice 2017 du Pays, qui sera prochainement présentée à l’Assemblée de la Polynésie française dans le cadre du vote du compte administratif.

Les recettes réelles de fonctionnement (hors écritures d’ordre) de l’exercice 2017 s’établissent à 129,608 milliards Fcfp. En hausse constante depuis 2014, elles connaissent une forte progression en 2017. L’amélioration du rendement des recettes est expliquée par une augmentation structurelle de 10,836 milliards Fcfp (soit +12,01 % par rapport à l’exécution 2016) du produit de la fiscalité : +4,125 milliards Fcfp au titre de la fiscalité indirecte et +6,711 milliards Fcfp au titre de la fiscalité directe, la TVA et l’impôt sur le bénéfice des sociétés étant les principaux moteurs de cette hausse. Ces chiffres sont le reflet d’une économie sur le chemin de la croissance et qui est empreinte de dynamisme.

En ce qui concerne les dépenses de personnel, il y a eu une consommation de 30,640 milliards Fcfp contre 30,109 milliards Fcfp en 2016. Ce sont 531 millions Fcfp de plus qui ont été mandatés en 2017 par rapport à 2016. Mais par rapport aux prévisions budgétaires 2017, c’est une « économie » de 887 millions Fcfp. Le principal motif de cette augmentation est l’accroissement du nombre de CVD. Les autres dépenses de fonctionnement totalisent 74,911 milliards Fcfp, ce qui représente une baisse de 656 millions Fcfp par rapport à 2016. Ceci traduit les efforts de l’administration pour réduire le coût de son fonctionnement.
Les recettes réelles d'investissement (hors autofinancement) totalisent 10,636 milliards Fcfp et affichent un retrait de 28,66 % (-4,274 milliards Fcfp) par rapport à 2016. Cet écart résulte notamment d’une diminution de la participation de l’Etat de 2,423 milliards Fcfp dont 2,367 milliards Fcfpau titre du troisième instrument financier, et d’une baisse de 1,157 milliard Fcfp des mobilisations d’emprunt. Cette gestion dynamique des emprunts s’incrit, d’une part, dans le cadre d’une optimisation de la trésorerie du Pays et, d’autre part, dans la réduction dès que possible des frais financiers.

Au 31 décembre 2017, le montant des crédits de paiement budgétés dédiés aux opérations réelles d'investissement du budget général de la Polynésie française s'élève à 50,372 milliards Fcfp, dont 31,145 milliards Fcfp de crédits de paiement nouveaux et 19,226 milliards Fcfp de crédits de paiement reportés.

Le montant des liquidations (23,747 milliards Fcfp) présente une augmentation de 6,5 % par rapport à l’année 2016 (22,306 milliards Fcfp), soit une forte progression de 1,441 milliard Fcfp. Ces éléments traduisent financièrement l’effort de la collectivité pour la réalisation de projets d’investissement et par conséquent le dynamisme du secteur public. C’est aussi un moyen de contribuer à la vitalité du secteur privé, en particulier du bâtiment.

Enfin, la situation financière de la Polynésie française s’est nettement améliorée depuis 2014. L’épargne brute a quadruplé entre 2014 et 2017, pour atteindre 28,503 milliards Fcfp, grâce au taux de progression des recettes de fonctionnement de 21,02%, supérieur à celui des dépenses de fonctionnement, qui s’établit à 6 %.
Après couverture du remboursement du capital de la dette, l’épargne nette de l’exercice 2017 culmine à 19,093 milliards Fcfp, alors qu’elle était négative en 2014. Cet indicateur reflète la solidité et la solvabilité financière de la collectivité, critère très apprécié par les bailleurs de fonds et les agences de notation.
L’amélioration de l’épargne nette a permis de maintenir un niveau soutenu des dépenses d’investissement (23,520 milliards Fcfp en 2017, sur une prévision budgétaire de 25 milliards Fcfp) et de limiter à nouveau le recours à l’emprunt, dans la poursuite de la politique de désendettement de la Polynésie française. Ainsi, au 31 décembre 2017, l’encours de la dette polynésienne totalise 85,638 milliards Fcfp contre 89,101 milliards Fcfp, il y a un an.
En conclusion, la collectivité dispose d’une situation financière assainie, continuant malgrès cela à réduire le cout de fonctionnement de son administration afin de concentrer les crédits sur les secteurs d’intervention pour améliorer la performance des poltiques publiques qui sont menées.


Subventions d’investissement à l’IJSPF : remise aux normes de l’éclairage du stade de la Punaruu

Le Conseil des ministres a octroyé deux subventions d’investissement à l’IJSPF (Institut de la Jeunesse et des sports de la Polynésie française). Une subvention de 30 millions Fcfp a été actée pour remettre aux normes l’éclairage du stade de la Punaruu.

Sur la côte ouest le complexe sportif de Punaruu est la seule infrastructure sportive équipée d’un terrain de football, d’une piste d’athlétisme d’entrainement et d’une tribune couverte de 1 500 places pouvant accueillir des compétitions de grande envergure. Deux importantes inondations au cours des dernières années ont causé d’importantes dégradations de la piste d’athlétisme et des armoires électriques des pylônes. En 2015, la Direction de l’Equipement a effectué des travaux de renforcement du lit de la rivière jouxtant le complexe et l’IJSPF a mis en place un exutoire afin d’empêcher toutes inondations futures. En 2016, des travaux de rénovation de la piste d’athlétisme ont aussi été réalisés par le biais d’une subvention d’investissement du Pays.
Une subvention de 40 millions Fcfp a également été octroyée pour financer l’acquisition de matériels techniques, logistiques et véhicules pour l’IJSPF. L’acquisition d’un épandeur, d’un poste à soudure et de quatre véhicules utilitaires à destination des antennes situées dans les archipels éloignés pour assurer, dans de bonnes conditions de travail, l’entretien des installations sportives gérées par l’IJSPF, est ainsi programmée. Il est aussi prévu d’équiper le prochain Centre de Formation de Surf de Taharuu à Papara de mobiliers et de matériels sportifs et pédagogiques et d’acquérir deux rings de boxe homologués à installer au complexe Napoléon Spitz de Fautaua à Pirae et au complexe d’Uturoa à Raiatea. L’achat d’un élévateur et de remorques citernes d’eau pour assurer l’arrosage de certains sites est aussi prévu.


Indice des prix : baisse de 0,2% sur douze mois

En mars 2018, l'indice des prix à la consommation diminue de 0,1 % et s'établit à 99,78 (base 100 décembre 2017). Cette baisse est essentiellement liée à celle de 3,9 % des prix et tarifs de la division Communications. En glissement sur douze mois, l'indice général des prix à la consommation diminue de 0,2 %.
L’indice ouvrier baisse de 0,1 % en mars 2018 et de 1,1 % en glissement sur douze mois. L'indice général hors transport aérien international est en repli de 0,1 % en mars 2018. Il diminue de 0,8 % en glissement annuel.
Toujours en mars 2018, l'index du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) baisse par ailleurs de 0,1 %. Cette variation est principalement liée au repli des prix des matériaux chimiques (- 0,9 %). L'index des Travaux Publics augmente de 0,1 %, celui du Bâtiment, baisse de 0,3 %. Dans le Bâtiment, l'index du Gros Œuvre augmente de 0,1 %, celui du Second Œuvre baisse de 0,8 %. Dans les Travaux Publics, l'index du Génie Civil augmente de 0,1 % et celui des Travaux Spécialisés, de 0,1 %. Sur douze mois, l'index général du BTP est en hausse de 0,9 %, l'index du Bâtiment croît de 1,0 % et celui des Travaux Publics, de 0,6 %.

Enfin, en mars 2018, l’Index des Véhicules de Chantier diminue de 0,1 %. Les index hybrides du Gardiennage, de la Sûreté, des Véhicules Légers, de la Construction navale en aluminium et de la Fourniture de pièces détachées pour navires, restent stables.

Taxe d’importation des matériels topographiques

Suite à la nouvelle impulsion donnée par le ministre du Logement et de l’Urbanisme au Comité de pilotage de l’Information Géographique (CIG), resté en sommeil pendant plusieurs années, les travaux de ce comité repris de manière régulière en 2017, et début 2018, et ont permis de mettre en exergue de nombreuses problématiques liées à la production et à l’échange de l’information géographique.
Le développement de bases de données cartographiques dépend en premier lieu de la qualité des données initialement acquises. Aujourd’hui, de nombreuses techniques permettent l’acquisition de données géo-référencées avec différents degrés de précision nécessitant des équipements de haute technologie de types : récepteurs et antennes constituant les systèmes GNSS (Global Navigation Satellite System), topographiques optiques, drones et appareils aériens équipés de capteurs photographiques, multi-spectraux ainsi que Lidar, scanners lasers 3D terrestres, sondeurs bathymétrique mono-faisceau et multi-faisceaux. Tous ces matériels ont un coût d’achat élevé du fait de leur haute technicité.
Malheureusement, la Polynésie française souffre d’un handicap supplémentaire, en sus des tarifs élevés de fret et de maintenance dus à l’éloignement des centres de distribution de ces produits. En effet, les taxes douanières d’importation appliquées à ce type de matériels peuvent atteindre jusqu’à 40 % et viennent augmenter notablement les prix d’acquisitions de ces équipements pour les entreprises polynésiennes.
Aussi, le Conseil des ministres, sur proposition du ministre du Logement et fort du travail du CIG, a validé le principe d'une suppression à terme de cette taxe. Dans ce but, il a mandaté les services de la DGAE (Direction générale des Affaires Économiques), des Douanes et du SAU (Service de l'Aménagement et de l'Urbanisme), pour que cela soit acté rapidement.


Attribution de subventions à des comités et associations oeuvrant dans le secteur du tourisme

Plusieurs demandes de subvention de comités et associations du secteur du tourisme ont été accordées, en Conseil des ministres, afin de soutenir leurs opérations respectives.

Le comité du tourisme de Rangiroa recevra une aide financière d’1 million Fcfp pour la prochaine édition de « Farerei haga – la rencontre ». Il s’agit d’une semaine de festivités, tournées vers la culture polynésienne et particulièrement celle de l’archipel des Tuamotu. Une succession d’activités traditionnelles permettent notamment aux résidents des différentes îles des Tuamotu de se mesurer dans des épreuves variées, telles que des courses de pirogues du V1 au V6, courses de porteurs de fruits, mais aussi lancer de javelots et lever de pierres. La participation du ministère en charge du tourisme pour ce type de manifestation entre dans le champ de la stratégie de développement touristique de la Polynésie française 2015-2020.

Il a également été décidé d’attribuer une subvention de 4 millions Fcfp en faveur du comité du tourisme de Taiarapu Ouest pour le financement de l’accueil du navire Paul Gauguin et de la promotion de Tahiti iti. Au-delà des opérations d’accueil des paquebots, de la gestion de l’animation et de l’espace, en concertation avec la commune, chaque week-end d’escale sera l’occasion de festivités axées autour des atouts et du patrimoine de la commune. Cette opportunité de développement s’inscrit dans la stratégie de développement territorial, notamment pour le renforcement de l’attractivité touristique de l’île de Tahiti. Cette opération est effectuée par les acteurs du secteur du tourisme et une partie de la population de la commune avec le soutien et l’engagement des pouvoirs publics et de la commune de Taiarapu Ouest.

Enfin, l’association Hei Taina recevra une subvention de 3 millions Fcfp pour soutenir le financement de ses actions relatives à la mise en œuvre des programmes Wenling et Changning. L’association Hei Taina est une association de soutien aux collégiens et lycéens polynésiens lauréats d’une bourse d’études en Chine, qu’ils soient lauréats d’une bourse issue des programmes Wenling et/ ou Changning. Deux programmes d’études sont proposés : le programme Wenling qui a été amorcé en 2012, et le programme Changning qui a débuté en 2015. Ces programmes offrent des bourses d’études dans un collège et lycée de Shanghai et Zhejiang, en Chine, pour des élèves polynésiens. Ces programmes Wenling et Changning regroupent des intérêts éducatif, culturel, linguistique mais également touristique. Le soutien au développement des acteurs du tourisme est en effet déterminant pour l’avenir de de secteur d’activité.


Prise en charge de l’insuffisance rénale chronique

Le ministre des Solidarités et de la santé, a présenté une communication en Conseil des ministres faisant le point de la situation de la prise en charge des patients insuffisants rénaux chroniques et ses perspectives à court terme, dans l’attente de l’ouverture des centres qui ont été autorisés fin novembre 2017.
Au 31 décembre 2016, 463 patients étaient pris en charge en épuration extra rénale pour insuffisance rénale chronique et 152 personnes étaient suivies après une greffe. Entre 90 et 140 nouveaux patients seront à prendre en charge d’ici 2022.
Ils le sont à raison de trois séances d’hémodialyse par semaine :
- en centre lourd – 1 seul existe au CHPf ;
- en unité - 6 unités de dialyse médicalisée (UDM) ou d’autodialyse simple ou assistée (UAD) appartenant à l’APURAD et réparties sur Tahiti, Moorea et Uturoa
- à domicile par hémodialyse ou dialyse péritonéale – 64 postes (un patient par poste).
Devant l’évolution naturelle du nombre de patients, des autorisations pour de nouvelles unités ont été délivrées le 28 novembre 2017, après une procédure réglementaire particulièrement longue. Ainsi, ont été autorisés : 14 nouveaux postes d’UDM à Papeete, 19 postes d’UAD entre Taiarapu Est, Tubuai et Bora Bora et 30 postes pour de la dialyse à domicile, soit une possibilité de prise en charge de 190 patients.
Compte tenu des délais de mise en œuvre (acquisition et aménagement des locaux, acquisition du matériel, recrutement et formation du personnel, …) l’ouverture de l’unité de Papeete est prévue en septembre 2018 et celle des autres unités est prévue durant le 1er semestre 2019.
Face à une saturation des possibilités d’accueil, le ministre des Solidarités et de la santé a réuni le chef du service de néphrologie, le directeur du CHPf, le directeur et le chef de la médecine conseil de la CPS, l’ARASS, le directeur de l’APURAD et le promoteur de la nouvelle structure autorisée. Il a été décidé, en cas de nécessité, de privilégier des évacuations sanitaires temporaires vers Uturoa dans l’attente de l’ouverture de l’unité de Papeete en septembre prochain.

Modalités des concours de recrutement de fonctionnaires pour l’éducation artistique

Les épreuves d’admissibilité et d’admission aux concours externe, interne et d’intégration, pour le recrutement de fonctionnaires d’éducation artistique de la fonction publique de la Polynésie française, prévues par l’arrêté du Conseil des ministres de septembre 2004, n’étant plus adaptées aux besoins du Conservatoire artistique de la Polynésie française et du Centre des métiers d’art, il est apparu nécessaire de les redéfinir.
Les conseillers d’éducation artistique de la fonction publique de la Polynésie française relèvent d’un cadre d’emplois de catégorie A. Ils ont vocation à enseigner toutes disciplines artistiques ou des sciences humaines liées à l'art, dans les services et les établissements publics administratifs à vocation culturelle de la Polynésie française. Ils peuvent également être chargés de par leur formation, du développement de toutes actions à caractère ponctuel ou permanent dans le domaine culturel, de la mise en place de programmes techniques et pédagogiques, et de fonctions administratives, pédagogiques ou techniques.
Les assistants d’éducation artistique sont dans un cadre d’emplois de catégorie B, portant statut général de la fonction publique de la Polynésie française. Ils ont vocation à enseigner toutes disciplines artistiques dans les services et les établissements publics à vocation culturelle de la Polynésie française. Ils exercent leurs fonctions selon les formations qu’ils ont reçues.
Les adjoints d’éducation artistique constituent un cadre d’emplois de catégorie C, portant statut général de la fonction publique de la Polynésie française. Ils ont vocation à enseigner toutes les disciplines artistiques et participent aux actions de formation organisées par les services et établissements publics administratifs à vocation culturelle.


Projet de convention de financement relative au dispositif « Chantiers de développement local » au titre de l’année 2018

La ministre du Travail, de la formation professionnelle et de l’éducation, en charge de la fonction publique, de la recherche et de l’enseignement supérieur, a présenté au Conseil des ministres le projet de convention de financement relative au dispositif « Chantiers de développement local » (CDL) au titre de l’année 2018.

Dans le cadre d’une convention-cadre de Juin 1992, l’Etat et le Pays contribuent à la mise en place des chantiers de développement local, qui ont pour but de procurer une aide financière temporaire et une insertion professionnelle à des populations particulièrement défavorisées en contrepartie d'un travail d'intérêt général.

Ce dispositif est ouvert aux personnes âgées d'au moins 16 ans et de moins de 26 ans (chantiers "jeunes") et aux personnes de 26 ans et plus (chantiers "adultes"), à la recherche d'un emploi, et permet aux services et établissements publics de l’Etat et de la Polynésie française ainsi qu’aux associations et communes d’accueillir en stage au sein de leur structure des bénéficiaires du CDL, pour une durée de 1 à 3 mois.

Les activités organisées sur ces chantiers ne peuvent avoir un caractère productif, mais doivent être orientées vers des travaux d'entretien, d'assainissement, de remise en état du patrimoine de la collectivité ou de l'organisme d'accueil. Elles peuvent également concerner des travaux de protection de l'environnement et de lutte contre la pollution, ou le domaine de l'action sociale, culturelle et sportive.

Pour l’exercice courant, il est prévu une participation de l’Etat à hauteur de 56 millions Fcfp versée en deux fractions de 70 % et 30%. Cette participation de l’Etat concerne l’indemnisation et les charges sociales des stagiaires.

La participation de la Polynésie française se matérialise par la prise en charge des coûts de formation et d’actions d’accompagnement pour un coût estimé à 11 millions Fcfp. Conçues spécifiquement pour un public très éloigné de l’emploi, les formations sont dorénavant des composantes d’un parcours de formation et d’insertion adapté et sécurisé. Ainsi, à l'issue de cette formation d’initiation, il sera proposé aux stagiaires de poursuivre leur cursus vers une formation pré-qualifiante ou qualifiante afin d’augmenter leur taux d’employabilité.

Conformément à la loi organique de février 2004 modifiée, le projet de convention de l’année en cours doit être soumis à l’approbation préalable de l’Assemblée de la Polynésie française.

Subvention d’investissement pour le financement d’une station d’écologie expérimentale dédiée à l’étude des récifs coralliens
Le Conseil des ministres a octroyé une subvention d’investissement en faveur de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes pour le compte du CRIOBE, pour le financement d’une station d’Ecologie Expérimentale dédiée à l’étude des récifs coralliens.
L’opération est cofinancée, dans le cadre du Contrat de projets n°2, selon les modalités suivantes : une subvention de l’Etat (50% du coût HT subventionnable) d’un montant de 50 millions Fcfp, une subvention du Pays (50% du montant HT subventionnable) d’un montant de 50 millions Fcfp, une part subventionnée par EPHE/CRIOBE d’un montant de09 147 297 Fcfp, avec une part complémentaire du Pays (100 % du montant de la TVA subventionnable) de 16 746 568 Fcfp, et ce donc pour un montant total d’investissement de 125 893 865 Fcfp.
Le projet consiste à mettre en place un laboratoire de recherche unique installé dans le lagon de Moorea au cœur de l’écosystème corallien par le biais d’une barge qui se transformera en plateforme de travail pour tous les scientifiques locaux et les visiteurs. Il contribuera au rayonnement national et international des recherches d’excellence menées en Polynésie française.
Le Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE) situé à Moorea depuis 1971, sous tutelle de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE), du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et de l’Université de Perpignan (UPVD), est une structure reconnue au niveau national et international notamment pour les recherches menées sur les écosystèmes récifaux coralliens.
A ce jour, il n’en existe que cinq au niveau national et celle de Moorea sera la première entièrement dédiée au développement de la recherche expérimentale sur les récifs coralliens. En dotant le territoire d’un outil sans équivalent, ce projet placera la Polynésie à la pointe des recherches sur les récifs coralliens et permettra l’accueil d’équipes de recherches internationales (Australie, Etats-Unis, Japon, Europe) qui ont déjà manifesté leurs vifs intérêts pour cette démarche.

Subvention d’investissement pour le financement des études du projet de construction du pôle de recherche de l’Université de la Polynésie française
Le Conseil des ministres a octroyé une subvention d’investissement en faveur de l’Université de la Polynésie française (UPF) pour le financement des études du projet de construction du pôle de recherche de l’Université de la Polynésie française.
L’opération est cofinancée dans le cadre du Contrat de projets n°2 selon les modalités suivantes : subvention de l’Etat (50% du coût HT subventionnable) pour un montant de 25 491 260 Fcfp, subvention du Pays (50% du montant HT subventionnable) pour un montant de 25 491 260 Fcfp, avec une part complémentaire du Pays (100 % du montant de la TVA subventionnable) pour un montant de 6 627 728 Fcfp, d’une part de l’UPF d’un montant de 6 551 180 Fcfp (Hors taxes) et d’une part complémentaire de l’UPF (TVA) d’un montant de 851 653 Fcfp.
Ce projet vise au financement des études relatives au projet de construction d’un ensemble immobilier de recherche au sein de l’Université de Polynésie française.
Le projet se veut être un pôle pour la Recherche dans le Pacifique, regroupant toutes les sciences, les sciences dites formelles et de la nature avec les sciences de l’Homme et de la société. Le projet vise donc à regrouper toutes les entités de recherche de l’UPF, dans une logique de mutualisation cohérente : des locaux personnels, des locaux logistiques, et des équipements scientifiques.
Cette opération vise également à créer la « maison des langues et des cultures » qui prendra la forme de laboratoires d’enseignement de langues et de salles d’auto-apprentissage. Enfin, l’opération permettra d’étendre la bibliothèque initialement conçue pour 1500 étudiants qui n’est pas adaptée aux nouveaux usages.

Subventions d’investissement en faveur de la Direction de l’Enseignement Adventiste en Polynésie française
Le Conseil des ministres a octroyé une subvention d’investissement d’un montant de 50 millions Fcfp en faveur de la Direction de l’Enseignement Adventiste en Polynésie française pour le financement de la rénovation de l’école primaire Tiarama, le montant total de cette opération étant évalué à 55 432 580 Fcfp. Les travaux seront d’une durée estimée entre dix à douze mois, avec une livraison prévue pour la rentrée 2019-2020.
Une subvention d’un montant de 15 millions Fcfp a également été attribuée pour le financement de la construction d’un centre de documentation et d’information au collège Tiarama, le montant total de cette opération étant évalué à 18 113 525 Fcfp. Les travaux seront d’une durée estimée entre six à huit mois. La livraison est également prévue pour la rentrée 2019-2020.
Le centre scolaire adventiste Tiarama est situé à Papeete. Il comprend une école primaire, un collège et un restaurant scolaire. Ce site accueille actuellement 360 élèves de la STP à la classe de 3ème. L’école primaire Tiarama existe depuis 1962 et le collège existe depuis 1972. Les deux établissements scolaires sont passés en contrat d’association avec l’Etat et le Pays, depuis 1997 pour l’école primaire et depuis 1992 pour le collège.

Formation à la prévention et gestion de crises dans les établissements d’enseignement du second degré
La formation actuelle à la prévention et à la gestion de crises, dite formation de « niveau 1», s’adresse aux personnels de direction d’établissements du second degré (collège, lycée et lycée professionnel), et aux inspecteurs de l’éducation nationale.
Placées sous la coordination nationale du Haut Fonctionnaire de Défense et de Sécurité du ministère de l’éducation nationale, en lien avec les écoles de gendarmerie, la mission de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire et l’École supérieure de l’éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, ont conçu des formations pour répondre aux besoins identifiés en direction des différents acteurs contribuant à la sécurité des établissements. Cette action de formation repose sur la sécurisation des écoles et des établissements, la prévention du risque et la gestion des crises.
Le ministère en charge de l’Education en Polynésie française a souhaité que la formation de ses cadres à la gestion de crises soit une priorité. Confronté à des situations conflictuelles avec des intensités variables, un cadre doit pouvoir gérer des événements conformément au triptyque « légalité, efficacité, sécurité ».
C’est pourquoi, en partenariat avec le Haut Fonctionnaire de Défense et de Sécurité du ministère de l’éducation nationale, l’école de gendarmerie de St Astier, la mission de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire, l’École supérieure de l’éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, le Vice-rectorat de Polynésie française, l’Institut des hautes études de défense nationale de Polynésie française et la gendarmerie nationale de Polynésie française, un stage de formation de niveau 1 s’est déroulé du 20 au 23 mars derniers à Tahiti au bénéfice de 52 personnels d’encadrement (chefs d’établissement, inspecteurs de l’éducation nationale et inspecteurs d’académie).
Dans le cadre des Assises des Outre-mer, le ministère des Outre-mer en lien avec le Haut Fonctionnaire de défense et de Sécurité du ministère de l’éducation nationale a exposé la nécessité d’identifier, parmi les 52 personnels d’encadrement, des personnels susceptibles de suivre la formation de niveau 2 pour acquérir le statut de formateur à la prévention et à la gestion de crises.
Ces formateurs, identifiés à ce jour au nombre de 6, pourront suivre la formation de niveau 2 à l’école de gendarmerie de Rochefort du 15 au 18 mai 2018, et à l’école de gendarmerie de Tulle du 12 au 15 juin 2018. Conformément aux préconisations du ministère des Outre-mer et du Haut Fonctionnaire de Défense et de Sécurité du ministère de l’éducation nationale, ces formateurs devront élaborer un réseau de communication pour mettre en œuvre un plan de formation continue au bénéfice des personnels des écoles, des collèges et des lycées.

Attribution de subventions pour des actions relatives à la culture et au patrimoine du Pays

Le Conseil des ministres a attribué plusieurs subventions à des associations qui organisent des actions relatives à la culture et au patrimoine de la Polynésie française.
Ainsi, une subvention de 401 000 Fcfp sera octroyée à l’association « Polynélivre » pour son activité générale au titre de l’année 2018. L’association prévoit notamment l'achat de kits de bibliothèques et boites à livres et organisera également « La nuit de la lecture » qui mettra à l'honneur le thème de la "nuit" et proposera des entrées variées à la lecture.
Il a été également octroyé, à la Fédération des sports et jeux traditionnels – Amuitahiraa tu’aro ma’ohi, une subvention d’un montant de 9 400 000 Fcfp, dans le cadre de l’organisation du « Heiva tu’aro ma’ohi no Patitifa 2018 ». Cette nouvelle édition prendra une dimension océanienne avec la participation des délégations de Hawai’i, de la Nouvelle-Calédonie, de la Nouvelle-Zélande, des Samoa américaines, des îles Cook, de l’île de Pâques et de Tonga.
Enfin, le Conseil des ministres a accordé une subvention d’un montant de 4 800 000 Fcfp au profit de l’association « Tahiti Va’a » pour l’organisation d’activités culturelles dans le cadre des 18e championnats du monde de vitesse de va’a 2018. L’association souhaite mettre en avant la culture polynésienne et le va’a en intégrant à ce rassemblement, diverses activités culturelles.


Subventions de fonctionnement en faveur du Musée de Tahiti et des îles

Une aide financière du Pays d’un montant de 6 000 000 Fcfp a été octroyée au Musée de Tahiti et des îles - Te Fare Manaha (MTI). Cette aide est destinée à l’organisation d’expositions et d’évènements pour l’année 2018.

La première exposition, « La danse des costumes # 3 », qui se tiendra de juin 2018 à janvier 2019, présentera la collection des costumes de danse de l’établissement dont le plus ancien date des années 1950. Cette collection est principalement composée des grands costumes des groupes de danse qui ont gagné le Tiurai puis le Heiva.

La seconde exposition, intitulée « Les artistes contemporains investissent la salle d’exposition permanente », prévue du 15 juin au 15 août, permettra aux artistes contemporains de réaliser une ou plusieurs œuvres alors que les salles d’exposition permanente seront vides suite au déménagement des collections vers les réserves.

Le troisième évènement, qui se déroulera les 15 et 16 septembre prochains, est la 7è édition des « Journées européennes du patrimoine ». Évènement très apprécié par le public, il a accueilli plus de 1900 visiteurs sur les deux journées l’an dernier.

En plus de ces expositions et en attendant la nouvelle muséographie du futur musée, il est prévu de concevoir et de préparer une exposition avec les pièces maîtresses des collections de l’établissement. Cette exposition débutera en 2019. Dans le prolongement de son nouveau programme muséographique, le Musée de Tahiti et des îles (MTI) devra également concevoir le futur catalogue des collections de l’établissement, outil indispensable à la médiation et à la promotion des collections.

Enfin, la dernière action listée concernait l’installation d’une vitrine dans l’aéroport de Tahiti-Faˈaˈā. Ce projet a débuté en 2014 en partenariat avec la société Aéroport de Tahiti (ADT) qui a proposé au Musée de Tahiti et des îles la mise à disposition d’une vitrine d’exposition dans la zone d’arrivée internationale.

Par ailleurs, une autre aide financière du Pays d’un montant de 4 000 000 Fcfp sera destinée à la poursuite du programme muséographique du MTI. Dans le cadre de l’opération d’aménagement et de rénovation, la partie relative à la muséographie et à la scénographie de la salle d’exposition vient d’être finalisée. Le contenu, la rédaction des textes et la médiation culturelle reste à être réaliser notamment pour la partie audiovisuelle et numérique. Pour ces travaux, le Musée de Tahiti et des îles sera amené à faire appel à des experts dans le domaine de la culture matérielle polynésienne, auxquels des droits d’auteur seront alors versés et devra établir des partenariats avec les musées disposant de collections ethnographiques de la Polynésie française pour des prêts d’objets.


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