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Vanuatu: Arrêté pour des commentaires sur Facebook, un journaliste relâché après trente heures de détention



Gratien Tiona Molsul
Gratien Tiona Molsul
PORT-VILA, mercredi 8 mai 2013 (Flash d’Océanie) – Le journaliste ni-Vanuatu, Gratien Tiona Molsul, arrêté lundi dans la capitale Port-Vila pour avoir publié des commentaires sur Facebook considérés par les autorités comme « séditieux » et pouvant relever du terrorisme, a finalement été relâché mardi après avoir passé une trentaine d’heures aux mains de la police.
Ces commentaires, publiés sur une page de forum appelée « Yumi Toktok Stret » (Parlons Franchement), venaient s’ajouter à un fil de discussion supputant sur les répercussions d’un éventuel crash de l’avion gouvernemental qui a, il y a quelques jours, ramené vers la capitale les membres de l’exécutif d’un conseil des ministres décentralisé dans la province des îles Banks-Torrès (Nord de l’archipel).
Après l’arrestation de l’auteur présumé, George Twomey, chef de la brigade d’enquêtes criminelles à la police vanuatuane, puis le chef de la police, Arthur Caulton, avaient indiqué que cette arrestation a été effectuée à la suite d’une plainte émanant du Premier ministre Moana Carcasses Kalosil.
Ce dernier se trouve, depuis le début de la semaine, en déplacement officiel à Fidji, où il participe à une réunion du groupe G77 rassemblant majoritairement des pays en développement membres de l’Assemblée Générale de l’ONU.
« Le chef de l’exécutif estime ce genre de commentaire inacceptable », avait précisé l’officier de police, qui qualifiait alors l’affaire de « sérieuse » et de « menaces à la sécurité de l’État ».
Mais l’arrestation a rapidement suscité le courroux du Parquet vanuatuan, dont le directeur s’est rapidement rendu compte qu’il n’y avait pas eu de plainte directe du Premier ministre, mais de ses services juridiques.
Il a alors immédiatement ordonné la relaxe du journaliste et l’abandon des poursuites à son encontre en basant cette injonction sur une infraction à la procédure de la part de la police.
Outre la réaction de la police, considérée comme exagérée, le journaliste a aussi failli perdre son poste au sein de l’Independent, publication dont le directeur, Tony Wilson, avait dans un premier temps rapidement condamné les propos de son employé.
M. Wilson a depuis estimé que lui aussi avait, dans cette affaire, réagi « excessivement » en mettant M. Tiona à pied.
Il envisage depuis de lui présenter des excuses.
M. Tiona, sur le forum de discussion Yumi Toktok Stret, avait quant à lui très rapidement retiré ses propos et formulé des excuses.
« J’aurais probablement dû attendre un peu plus », a-t-il admis mercredi au cours d’une interview accordée au service international de Radio Australie, tout en tentant de minimiser l’affaire en la qualifiant de « tempête dans un verre d’eau ».
Selon l’employeur, M. Tiona, près sa libération des geôles de la police, était « encore choqué » et n’a pas encore repris le travail.

Vives réactions

En réaction à cette arrestation, les réactions se sont rapidement multipliées, à la fois au plan national, régional et international.
Evelyne Toa, Présidente de l’association des médias de Vanuatu (Media Association Vanuatu, MAV), dans un communiqué publié mercredi 8 mai 2013, estime que cet incident « soulève d’importantes questions concernant le nouvel environnement médiatique, dans lequel toute personne peut faire un commentaire public, mais dans lequel n’existent pas les mêmes filtres que dans les médias traditionnels. Nous venons juste de célébrer la journée mondiale de la liberté de la presse (le 3 mai, ndlr), la semaine dernière, autour du thème de la sécurité des personnes qui s’expriment. Et cette semaine, nous nous trouvons confrontés à une situation dans laquelle un journaliste a été arrêté pour avoir fait un commentaire public, même si ce n’état qu’en sa capacité de citoyen privé », a-t-elle déclaré.
Reprenant cette déclaration, la Fédération Internationale des Journalistes (IFJ, International Federation of Journalists), das un autre communiqué, s’y associe et « condamne les actes des autorités de Vanuatu qui ont détenu cette semaine le journaliste Gratien Tiona », tout en saluant dans la foulée la relaxe de l’intéressé.
« Nous mettons en garde contre toute mesure prise par les autorités de Vanuatu à l’encontre des journalistes et qui pourrait menacer l’indépendance des médias dans ce pays », renforce l’IFJ.
La MAV et l’IFJ ont par ailleurs conjointement « appelé à plus de dialogue au sein de la communauté des médias concernant les normes d’un journalisme éthique et responsable » et « exhorté les journalistes de Vanuatu de faire usage du code de déontologie de la MAV (http://mav.org.vu/) pour se conduire ».


pad

Rédigé par PAd le Mercredi 8 Mai 2013 à 08:47 | Lu 914 fois






1.Posté par hinabooste le 08/05/2013 09:28 | Alerter
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voilà ce que çà donne l'indépendance !

plus aucune liberté d'expression.

2.Posté par Le vieux le 08/05/2013 15:51 | Alerter
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Hep ! Si nous devions enfermer tous ceux qui sur ce site ont fait des commentaires malveillants, mensongers ou insultants, et ce à l’encontre des politiques de tous bords ou même à l’encontre de particuliers…. On roulerait un peu mieux sur la RDO !

3.Posté par sabbat le 11/05/2013 10:18 | Alerter
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Ce n'est pas d' enfermer des gens qui s' expriment qui fait qu'on roulerait MIEUX. Il y a seulement TROP DE VOITURES à TAHITI. Plus personne ne veut prendre les trucks qui EXISTENT POURTANT. Ou alors le nouveau gouvernement ferait bien de faire un pont de PUNAAUIA à PAPEETE à 2 sens : un aller PUNAAUIA - PAPEETE et un retour PAPEETE PUNAAUIA . Faire en sorte du travail qui ne défigure pas le paysage voir par exemple le pont de Millau ou un pont plus simple dans le style polynésien avec beaucoup de verdure. Pourquoi aller creuser des tunnels, exproprier des familles pour faire une route traversière alors que les embouteillages sont à partir de Punaauia. Comme ça, les gens des districts de Teahupoo, de Vairao de Taravao ne se lèveront plus à 3h du matin pour arriver à PAPEETE pour 7h pour leur travail et les étudiants dormiront mieux dans leur lit que dans les voitures ou bus qui les amènent à PAPEETE .

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