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Une conférence sur les coulisses du cinéma des années 1956-1957 à 1966



Marc Louvat en tournage.
Marc Louvat en tournage.
PAPEETE, le 24 juin 2019 - Marc Louvat, membre de l’association pour la diffusion de la culture en Polynésie présentera une conférence jeudi à la Maison de la culture dans le cadre du festival Cinematamua. Il éclairera l’exposition de photos anciennes du fonds Alain Mottet d’anecdotes et de considérations sur les films et leur tournage entre 1956 et 1966.

"Il y a deux aspects en particulier que j’aborderai", annonce Marc Louvat. Membre de l’association pour la diffusion de la culture en Polynésie (ADCP), il animera une conférence ce jeudi à la Maison de la culture dans le cadre du festival Cinematamua.

"D’une part, il sera question de la différence d’intérêt et de tournage entre les États-Unis et la France et d’autre part, des liens d’amitiés dans le monde du cinéma et de la réalisation qui expliquent la naissance d’un certain nombre de projets".

Il faut savoir qu’avant la seconde guerre mondiale, Américains et Français se faisaient concurrence. Ils ne filmaient ni les mêmes situations, ni pour les mêmes raisons. Les Américains parlaient des autochtones, de leur vie et de leur culture, mais demandaient à des acteurs mexicains de jouer les Polynésiens.

Les équipes françaises, elles, mettaient en scène des Français arrivant à Tahiti, mais laissaient les Polynésiens jouer leur propre rôle.

Quant aux projets de tournage lancés, ce sont toutes, ou presque, de longues histoires. Dans la première moitié du XXe siècle, les réalisateurs ne venaient pas en Polynésie pour la Polynésie, mais bien souvent parce qu’ils connaissaient quelqu’un.

La donne a changé à partir des années 1960, à la veille des essais nucléaires lorsque des subventions ont été mises en place.

Une conférence émaillée d’anecdotes

Marc Louvat a travaillé pendant des années à l’Institut de la communication audiovisuelle (Ica). Il a d‘abord été à la production puis aux archives.

En fait, en 2003, la partie production de l’Ica a été transférée à TNTV, l’Ica n’a conservé que les archives qui ont finalement intégré le Service du patrimoine archivistique et audiovisuel (SPAA). Marc Louvat et Éric Bourgeois ont fait de l’institut un mini Institut national de l’audiovisuel (Ina). Marc louvat a pu visionner des heures de films et documentaires, regarder des dizaines de photos.

"Pendant 7 ou 8 ans, Alain Mottet venait régulièrement à l’Ica pour regarder ses propres films et écouter les sons qu’il avait fait. Au passage, il nous a livré de nombreuses anecdotes, il nous donnait le nom des personnes que l’on ne connaissait pas sur les photos que l’on recevait", précise Marc Louvat.

En somme Alain Mottet racontait les coulisses des tournages. Marc Louvat s’appuiera en partie sur la description de ces coulisses pour faire écho à l’exposition photos dans la salle voisine.

"Un bon musicien de jazz"

Alain Mottet était un musicien de jazz. "Un bon musicien, il était batteur." Il est arrivé en Polynésie en 1952, avec un contrat. Il n’est jamais reparti. Il était artiste, a fait de la musique mais aussi de la photographie, puis a trouvé une place sur un tournage.

Au fil du temps, il est devenu régisseur principal. "Le régisseur, notamment le régisseur extérieur, c’est celui qui s’occupe de la planification, de trouver les accessoires, les lieux de tournage… c’est un peu ce que l’on appelle aujourd’hui un fixeur."

Il était surtout le lien entre l’État et les équipes de tournage. "Car à l’époque il fallait obtenir des autorisations auprès du gouverneur. Alain Mottet s’en chargeait, ainsi que John Martin." L’un et l’autre ont été des figures clés du cinéma et documentaires 1950-1960.

Notez au passage que les premiers tournages en Polynésie ont eu lieu dès 1912. Gaston Méliès, frère de Georges Méliès, ayant tourné Le Voyage cinématographique de Gaston Méliès à Tahiti. Marc Louvat lui se concentrera sur la période allant de 1956 à 1966.

Marc Louvat a par ailleurs participé à l’organisation du festival Cinematamua en tant que membre de l’ADCP. Il a participé à la sélection des films qui seront projetés vendredi dans le grand théâtre, le petit théâtre et la salle Muriāvai. "Il existe plein de films", assure-t-il, "je sais où sont ces films. Toute la difficulté a été de négocier le droit des films".

Il a dû mener de véritables enquêtes dont certaines ont durer des années. Les efforts ont payé. Les spectateurs pourront profiter d’un certain nombre de versions haute-définition, comme Tabu de Frederich W. Murnau ou Ariipaea Vahine de Henri Hiro, ou bien découvrir des films inédits comme Blaue Jungs de Wolfgang Schleif.

Pratique

Conférence de Marc Louvat, ancien de l’Institut de la communication audiovisuelle, le jeudi 27 juin à 18 heures, salle Muriāvai.
Projection de courts et longs métrages de 1931 à 1988 au Petit théâtre, au Grand théâtre et dans la salle de projections de 8 heures à 22 heures.
Exposition de 8 heures à 20 heures salle Muriāvai dès le mardi 25 juin.

Contact

Tél. : 40 54 45 44
Facebook : Maison de la culture de Tahiti


Rédigé par Delphine Barrais le Lundi 24 Juin 2019 à 20:38 | Lu 528 fois

Tags : cinematamua





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