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Un tourisme durable et responsable en question à la Présidence



PAPEETE, 20 novembre 2017 - Le Conseil de coopération économique du Pacifique (PECC) organise cette semaine à Tahiti, un séminaire sur le thème du tourisme durable et responsable.

Organisé durant deux jours, les 20 et 21 novembre à la Présidence, sous l’égide du Pays, à travers notamment le ministère du Tourisme, ce séminaire doit aborder la question des opportunités et des contraintes auxquelles peuvent être confrontées les différentes initiatives régionales en matière de développement touristique durable et responsable.

Durant ce séminaire, les participants doivent aborder de manière transversale, à travers plusieurs ateliers de réflexion, les enjeux de la protection de l'environnement et de la préservation des sites culturels dans un secteur du monde où le tourisme prévoit de connaître un essor considérable au cours des 15 prochaines années. A l’horizon de 2030, la zone Asie-Pacifique-Océanie devrait être la deuxième destination touristique au monde derrière l’Europe, et accueillir un tiers du trafic touristique mondial.

Les pays du Pacifique présentent des spécificités propres mais sont confrontés aux mêmes problématiques, notamment en ce qui concerne la préservation et la valorisation des sites, des espaces ou des modes de vies traditionnels. Dans son discours d’ouverture, le président Fritch a insisté sur l’importance d’un travail de coopération pour construire et développer des synergies afin de renforcer de manière durable et exemplaire le tourisme océanien, tout en favorisant le développement économique et social.

Ce séminaire organisé cette semaine en Polynésie par le Conseil de coopération économique du Pacifique, est le 2e d’une série de trois organisés sur le thème de l’économie circulaire comme facteur de croissance économique. Le dernier des trois rendez-vous sera axé sur la croissance économique durable et responsable des villes. Il doit se tenir à Singapour, en 2018.

Composé de 25 pays riverains et insulaires du Pacifique, le PECC accueille les trois territoires insulaires français du Pacifique en tant que membres associés. Cette organisation non gouvernementale regroupe tous les pays du Pacifique, et propose un forum de concertation permanent réunissant des universitaires, des chefs d'entreprises, des représentants des administrations et autorités publiques, de manière à améliorer la compréhension régionale et internationale et à favoriser les échanges dans le bassin Pacifique. Les membres du PECC proposent des politiques régionales avec l’objectif de contribuer à un développement économique stable de la région et à faire face aux défis majeurs qu’elle concentre sur la scène internationale.

"L’essentiel est que nous continuions à maîtriser ce développement" (Edouard Fritch)

Comment accueillez-vous ce séminaire du PECC ?

Edouard Fritch : En tant que président, bien sûr qu’une telle conférence, avec des sommités qui ont fait le déplacement, ne peut être qu’intéressante pour l’activité touristique de notre pays. On parle beaucoup d’activité circulaire, d’exploitation du tourisme dans le temps… Cela va tout à fait avec les préoccupations qu’ont les gouvernements actuels, face au réchauffement climatique. En d’autres termes, nous devons gérer notre héritage parce que nous devons préparer le terrain pour nos enfants. Il en va de même de l’activité économique et de l’activité touristique. Cette conférence va situer le cadre de cette activité : Qui sont les touristes ? Quelles sont les obligations des uns et des autres ? Comment doit se développer le tourisme pour intégrer les réalités de demain ? Comment se mettre en garde contre les dérives de cette industrie ? Nous devons être vigilant pour que le développement soit durable et qu’il bénéficie à nos enfants, demain. Nous avons besoin de travailler dans le temps et d’avoir une visibilité qui nous soit commune dans ce bassin océanien.

Pour l’instant, chacun adopte sa stratégie pour le développement de cette industrie. Les Fidjiens, ont la leur.

Edouard Fritch : Nous n’avons pas le même environnement, ni la même gestion de cet environnement. Mais il est certain que la place de l’homme dans cette activité touristique est importante. Il en va de la responsabilité de chacun, face à la nécessité d’offrir ce qu’on a de plus beau. (…) Le développement durable, c’est le souci de préparer l’héritage que nous laisserons demain à nos enfants, au travers de la première activité économique de ce pays qu’est le tourisme.

Quelle est la problématique qui intéresse le plus la Polynésie, justement ?

Edouard Fritch : C’est la problématique de l’environnement. Sur le plan culturel, je pense que nous sommes prêts. Nous avons la chance d’avoir un ministre qui soit branché, entre guillemets, sur cette transmission. Au plan environnemental, il nous faut être très prudent. Nous ne sommes pas à l’origine du réchauffement planétaire ; mais à notre échelle aussi nous devons montrer l’exemple. D’où ces efforts que nous faisons au niveau de la transition énergétique (…).

Pensez-vous que l’augmentation de la capacité de transport aérien dès l’année prochaine sera compatible avec ces notions d’économie durable et responsable du secteur touristique ?

Edouard Fritch : Oui. Nous nous sommes fixés comme objectif d’atteindre les 350 000 touristes à brève échéance, parce que nous sommes certains qu’à ce niveau-là l’impact du tourisme sur la vie des Polynésiens ne sera pas catastrophique. Au-delà, il nous faudra regarder les équilibres. La Polynésie continue à marquer son intérêt pour un tourisme haut-de-gamme. (…) Nous saurons être vigilants sur ces équilibres environnementaux, sociaux.

Comment percevez-vous dans ce contexte l’arrivée possible de United Airlines, sur le territoire ?

Edouard Fritch : United a exprimé sa volonté de venir en Polynésie française. Pour l’heure je n’ai pas encore reçu de demande officielle. Il faut prendre cela avec beaucoup de précaution. (…) Aujourd’hui, je peux difficilement me positionner pour ou contre. Il nous faudra regarder les éléments. Nous avons besoin de tourisme pour développer ce pays. Ça fait 7 ans que nous plafonnons en-dessous des 200 000 visiteurs par an. Il nous faut développer l’offre. Cela passe par un accroissement du transport aérien ; mais aussi par des constructions hôtelières nouvelles. On sait que la petite hôtellerie fonctionne avec 30 à 40 % de taux de remplissage, aujourd’hui. On sait aussi que l’offre Airbnb est terriblement présente dans le Pays. Il y a un potentiel de chambres à offrir à ces touristes. Maintenant, il nous faut les transporter.

On semble être à l’aube de profonds changements dans le secteur du tourisme.

Edouard Fritch : On est surtout en train de devenir une destination qui intéresse de nouveau les opérateurs, qu’ils soient aériens ou touristiques. Il y a des projets de constructions hôtelières qui vont voir le jour. La reprise est là. Il faut s’en féliciter. Il nous importe de nous organiser face à cette demande forte qui nous est faite. L’essentiel, dans tout cela, est que nous continuions à maîtriser ce développement.

Rédigé par JPV le Lundi 20 Novembre 2017 à 13:50 | Lu 1917 fois





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