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Un second volcan gronde et crache en Papouasie-Nouvelle-Guinée



Un second volcan gronde et crache en Papouasie-Nouvelle-Guinée
PORT-MORESBY, lundi 21 janvier 2013 (Flash d’Océanie) – Après le réveil récent du volcan du Mont Manam, dans la province papoue de Madang, c’est le Tavurvur, l’un des deux cônes qui encadrent a ville de Rabaul, qui est lui aussi entré dans une phase d’activité accrue ces derniers jours.
Ce volcan, situé dans la province insulaire de Nouvelle-Bretagne de l’Est, s’est réveillé samedi 19 janvier 2013 dans la soirée, projetant dans l’atmosphère un important panache de cendres, rapporte lundi le quotidien The National, qui cite l’observatoire volcanologique local.
Ces projections ont été accompagnées d’un important grondement, au cours des quinze minutes qui ont suivi, a précisé Ima Itikarai, directeur adjoint de cet observatoire.

Le lendemain, dimanche 20 janvier 2013, au lever du jour, « il était évident que des cendres avaient été émises », a-t-il ajouté en faisant référence non seulement aux traces au sol, mais aussi aux nuages gris qui persistaient à quelque cinq cent mètres au-dessus du volcan.
Le volcanologue a aussi noté que quelques jours avant cette éruption du Tavurvur, la végétation alentours avait commencé à « virer au marron » et qu’une forte odeur de soufre avait été constatée par les riverains.
Il a expliqué ce changement de couleur et cette odeur caractéristique par un accroissement du volume de dioxyde de soufre relâché par le volcan, avant l’éruption.
L’activité du volcan fait depuis l’objet d’une surveillance accrue, sans pour autant être jusqu’ici considérée comme menaçante.
Les volcanologues considèrent que ce bref réveil ne devrait pas se prolonger.


L’île aux volcans

Le chef-lieu de la Nouvelle-Bretagne, la ville de Rabaul, est notoirement flanqué de deux volcans en activité épisodique, le Vulcain et le Tavurvur.
Le plus important réveil de ces deux cônes, en 1994, avait quasi-totalement enseveli la ville sous une épaisse couche de cendres et de pluies acides.
D’autres regains d’activité avaient eu lieu plus récemment, en mars 2008, en septembre 2008, puis en janvier 2009, avec là aussi à la clé une épaisse couche de cendres volcaniques sur la ville et de forte perturbations au trafic aérien de toute la zone ainsi que des complications respiratoires pour les personnes prédisposées.


Le volcan papou de Manam recommence à cracher des cendres

Il y a quelques jours, un autre volcan, celui du Mont Manam, dans la province papoue de Madang, semble être entré dans une nouvelle phase d’activité accrue, suscitant l’éventualité d’une évacuation des populations de cette île vers la Grande Terre de Nouvelle-Guinée.
Cette nouvelle phase d’activité, qui fait suite à une précédente courant octobre 2012, a une nouvelle fois suscité une grande vigilance de la part des services locaux, qui ont constaté d’importants panaches de cendres projetés au-dehors du cratère Sud de ce cône, à intervalles réguliers d’environ quinze minutes.
Jusqu’ici, aucun blessé n’a été signalé mais une alerte a été lancée à la population, en particulier dans les régions situées dans la portion Sud-est de l’île, immédiatement sous le vent et qui reçoivent par conséquent les retombées de cendres acides.
Jusqu’ici, les cultures vivrières et les rivières ne semblent pas encore avoir souffert de ces retombées, a déclaré le volcanologue papou Herman Tibong.

Une précédente phase d’activité avait été observée en octobre 2012, avec une éruption notable le dimanche 21 octobre, qui avait été accompagnée de projections dans l’atmosphère d’importantes masses de cendres et de scories.
Selon les témoignages des villageois de l’île, cette éruption récente avait alors significativement obscurci le ciel, pendant une bonne partie de la journée.
Elle avait là aussi été suivie de retombées importantes de substances acides, mettant aussi en danger les cultures vivrières et les nappes phréatiques.
L’éruption s’était produite alors qu’une équipe de la Croix Rouge se trouvait sur l’île pour y distribuer du matériel humanitaire (moustiquaires, couvertures et bâches), selon les mêmes sources.
De retour sur la grande terre et forts de cette expérience, les membres de cette équipe avaient ensuite rendu compte aux autorités provinciales et recommandé que des mesures soient prises pour prévoir, en cas d’aggravation de la situation, une évacuation des populations les plus directement exposées à cette activité du Mont Manam, et en particulier de celles situées le plus près du volcan et le plus immédiatement sous les vents dominants.

Les premiers signes de cette phase éruptive qualifiée d’intense du volcan avaient été observés fin mai 2012, lorsque d’épais panaches de couleurs grise et noire s’étaient déjà élevés dans le ciel à des altitudes atteignant parfois les sept cent mètres.
Des coulées de lave s’étaient aussi déversées sur le versant Sud-ouest du mont.
Le volcan émettait aussi, déjà, de résonnants grondements, audibles dans un rayon de 25 kilomètres, selon l’observatoire volcanologique de Rabaul (île de Nouvelle-Bretagne).
Déjà, début juin 2012, l’observatoire volcanologique de Papouasie-Nouvelle-Guinée avait jugé utile de mettre en garde les populations de l’île de Manam (Nord-est de l’île principale) à la suite des récentes observations concernant l’activité du volcan de cette île.
Cette phase éruptive aurait débuté jeudi 31 mai 2012, suscitant un appel à la vigilance pour les populations riveraines, face aux projections de magma et au risque de coulées de lave pouvant atteindre la mer.
Un panache de cendres avait été observé à plusieurs centaines de mètres au-dessus du des deux cratères actifs, qui émettent aussi un grondement quasi-permanent.

Plusieurs phases actives ces dernières années

Le volcan de l’île de Manam, dans la province papoue de Madang, a donné ces dernières années des signes inquiétants de regain significatif d’activité caractérisés par d’importants panaches de fumée et de scories.
Fin 2010, une activité intense avait déclenché une alerte de niveau trois, une interdiction d’approcher du cône et la perspective d’une évacuation en masse des populations les plus directement menacées.
Ce volcan avait aussi, à l’époque, multiplié à un rythme soutenu de violentes et retentissantes explosions.
Ces dernières années, sur l'île de Manam, le volcan éponyme (qui culmine à 1807 mètres) est entré à plusieurs reprises dans des phases majeures d'éruption, dont les plus importantes, en novembre-décembre 2004 et en mars 2006, avaient fini par provoquer l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants de cette île vers la Grande Terre.

Évacuations en 2004

Ce volcan était entré en phase d’éruption active caractérisée par la projection d’un panache de fumée à une hauteur atteignant plusieurs kilomètres d'altitude et des retombées de pluies acides particulièrement dévastatrices.
Une fois l'alerte passée, les habitants, placés dans un camp de regroupement sur une ancienne plantation infestée de moustiques, avaient décidé de réintégrer leur île d'origine.
Ces évacuations avaient aussi entraîné de vives tensions entre populations déplacées et villages désignés d’accueil de Bogia, sur l’île principale.
Ces conflits étaient notamment liés à l’occupation des terrains désignés par les autorités pour reloger provisoirement les réfugiés de Manam.
En juin 2009, la police de la province de Madang (Hauts-Plateaux) avait dû intervenir après que le corps d’une fillette de trois ans ait été retrouvé décapité, dans ce qui semblait être le résultat direct d’un conflit coutumier et foncier entre communautés hôtes et celles des déplacés.
Cette querelle, entre villageois de Bogia et insulaires originaires de Manam, semblait entrer dans une nouvelle catégorie : celle des conflits d’origine environnementale.


La Papouasie-Nouvelle-Guinée et la plupart des îles de la Mélanésie, ainsi que toutes les régions du Pacifique concernées régulièrement par cette forte activité volcanique et sismique, constituent ce qu’il est convenu d’appeler la « ceinture de feu du Pacifique », zone à très forte sismicité et à haute concentration de volcans actifs, qui englobe aussi bien les îles de la Mélanésie (Papouasie-Nouvelle-Guinée, îles Salomon, Vanuatu) que celles, plus au Nord, de la Micronésie (Marianne du Nord, Guam), au Sud, une zone polynésienne incluant la Nouvelle-Zélande et Tonga et plus à l’Est, la région d’Hawaii en formant une sorte de fer à cheval inversé.


pad

Rédigé par PAD le Dimanche 20 Janvier 2013 à 20:37 | Lu 3170 fois




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