Tahiti, le 11 février 2026 – Le procès d'un schizophrène de 56 ans poursuivi pour avoir causé la mort d'un sans domicile fixe de 70 ans s'est ouvert mercredi devant la cour d'assises. En ce premier jour d'audience, l'accusé a nié les faits. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.
Les jurés de la cour d'assises se sont penchés mercredi sur une affaire de coups mortels sur fond de précarité, d'alcoolisme et de troubles mentaux dans le milieu des personnes sans domicile fixe. Le procès pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner d'un homme de 56 ans, prévu sur deux jours, a en effet débuté par le rappel des faits reprochés à l'accusé.
Des faits qui s'étaient déroulés le 23 avril 2023 lorsque le corps ensanglanté d'un SDF de 70 ans avait été retrouvé à Papeete sur un trottoir se trouvant en face du parking où l'accusé, lui aussi sans abri, avait élu domicile. Prise en charge au Taaone, la victime, qui portait des traces de coups, était finalement décédée des suites de ses blessures. Dans le cadre de l'enquête, les policiers de la Direction territoriale de la police nationale (DTPN) avaient interrogé plusieurs témoins qui avaient identifié l'accusé comme étant l'auteur des coups. À l'époque des faits, ce dernier, diagnostiqué schizophrène, recevait un traitement par injections et bénéficiait d’une allocation de la Cotorep.
“Grande précarité matérielle”
Alors qu'il n'y avait pas eu de témoin direct de l'altercation, l'accusé a nié les faits mercredi au premier jour de son procès. L'homme, au sujet duquel les experts avaient relevé une altération du discernement, est difficilement revenu sur son parcours de vie en expliquant qu'il était né à Katiu et qu'il avait rejoint Tahiti à l'âge de 20 ans. Après un bref mariage, il s'était retrouvé à la rue et n'avait plus aucun contact avec sa famille.
Lors de cette audience, la personnalité de la victime a également été dépeinte par un enquêteur de personnalité qui a décrit un septuagénaire vulnérable, “SDF depuis de nombreuses années” qui se trouvait dans une “grande précarité matérielle” et en “rupture familiale”. Un “homme gentil et généreux” qui souffrait, lui aussi, d'un problème avec l'alcool et de lourdes séquelles liés à un accident de la circulation. La cour a également cherché à savoir pourquoi l'auteur présumé des faits n'avait été entendu que dix jours après l'admission de la victime au centre hospitalier de Taaone.
L'accusé a finalement été entendu dans l'après-midi. Le quinquagénaire a de nouveau nié les faits en assurant que la victime était déjà blessée. Le procès doit s'achever jeudi.
Les jurés de la cour d'assises se sont penchés mercredi sur une affaire de coups mortels sur fond de précarité, d'alcoolisme et de troubles mentaux dans le milieu des personnes sans domicile fixe. Le procès pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner d'un homme de 56 ans, prévu sur deux jours, a en effet débuté par le rappel des faits reprochés à l'accusé.
Des faits qui s'étaient déroulés le 23 avril 2023 lorsque le corps ensanglanté d'un SDF de 70 ans avait été retrouvé à Papeete sur un trottoir se trouvant en face du parking où l'accusé, lui aussi sans abri, avait élu domicile. Prise en charge au Taaone, la victime, qui portait des traces de coups, était finalement décédée des suites de ses blessures. Dans le cadre de l'enquête, les policiers de la Direction territoriale de la police nationale (DTPN) avaient interrogé plusieurs témoins qui avaient identifié l'accusé comme étant l'auteur des coups. À l'époque des faits, ce dernier, diagnostiqué schizophrène, recevait un traitement par injections et bénéficiait d’une allocation de la Cotorep.
“Grande précarité matérielle”
Alors qu'il n'y avait pas eu de témoin direct de l'altercation, l'accusé a nié les faits mercredi au premier jour de son procès. L'homme, au sujet duquel les experts avaient relevé une altération du discernement, est difficilement revenu sur son parcours de vie en expliquant qu'il était né à Katiu et qu'il avait rejoint Tahiti à l'âge de 20 ans. Après un bref mariage, il s'était retrouvé à la rue et n'avait plus aucun contact avec sa famille.
Lors de cette audience, la personnalité de la victime a également été dépeinte par un enquêteur de personnalité qui a décrit un septuagénaire vulnérable, “SDF depuis de nombreuses années” qui se trouvait dans une “grande précarité matérielle” et en “rupture familiale”. Un “homme gentil et généreux” qui souffrait, lui aussi, d'un problème avec l'alcool et de lourdes séquelles liés à un accident de la circulation. La cour a également cherché à savoir pourquoi l'auteur présumé des faits n'avait été entendu que dix jours après l'admission de la victime au centre hospitalier de Taaone.
L'accusé a finalement été entendu dans l'après-midi. Le quinquagénaire a de nouveau nié les faits en assurant que la victime était déjà blessée. Le procès doit s'achever jeudi.





























