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Ua Pou : Covid et économie au ralenti



Ua Pou ne compte plus qu'un cas actif de Covid. En revanche, l'économie de l'île tourne au ralenti avec des problèmes d'approvisionnement et quasiment plus aucun touriste.
Ua Pou ne compte plus qu'un cas actif de Covid. En revanche, l'économie de l'île tourne au ralenti avec des problèmes d'approvisionnement et quasiment plus aucun touriste.
Ua Pou, le 2 septembre 2021 – L'île de Ua Pou ne compte plus qu'un seul cas actif de Covid après avoir connu une vague de contaminations en août. Une bonne nouvelle pour la population de l'île. La crise sanitaire a cependant d'autres impacts, notamment économiques dans le commerce qui peine à être correctement approvisionné et le tourisme quasi à l'arrêt.
 
Ua Pou n’a pas échappé à la vague de contaminations du variant Delta. En effet, au cours du mois dernier, 27 cas ont été recensés sur l’île d’environ 2 300 habitants dont 1 200 sont complètement vaccinés. La propagation du virus a été soudaine et inattendue, portant le nombre de cas actifs jusqu’à 24 en quelques jours à peine, avant de voir ce nombre diminuer tout aussi rapidement. A l’heure actuelle, un seul cas actif subsiste encore sur l’île. Un bilan encourageant qui rassure les habitants, mais qu’en est-il de l’impact économique de la crise sanitaire sur l’île ?
 
Pas de riz sur le prochain bateau

Car si le coronavirus semble avoir quitté l’île prématurément, c’est aussi le cas des touristes au grand désespoir des propriétaires de pensions de plus en plus inquiets sur la situation. Les commerçants quant à eux peinent à remplir leurs rayons comme nous l’explique Willy Yip, tenancier d’un commerce principalement alimentaire : “La situation sanitaire n’impacte pas la fréquentation du magasin, notre clientèle est plutôt locale. En revanche il est vrai que les commandes sont difficiles à passer, nous ne recevons que 60% des produits commandés environ. Seule une livraison sur trois nous arrive complète. Les produits n’arrivent pas toujours jusqu’à Tahiti à cause des restrictions et donc ça se répercute sur nous évidement, il n’y aura pas de riz sur le prochain bateau par exemple. On réfléchit à rationner le nombre de sacs de riz par famille pour que tout le monde en ait.”
 
Le secteur alimentaire n’est pas le seul à enregistrer des problèmes de commandes : “Dans l’ensemble ça va, nous dit le patron d’un magasin de vêtements, il n’y a pas d’impact sur notre activité. Les touristes ne constituent pas du tout notre clientèle principale. Néanmoins, il est vrai qu’on ne peut pas tout commander, à Tahiti ils sont confinés et les grossistes sont confinés aussi du coup on ne peut pas avoir toutes les références en rayon mais ce n’est pas bien grave, nous ne sommes pas un commerce alimentaire, il n’y a donc pas d’urgence. Ce qui nous inquiète davantage, c’est la possible annulation des soldes de septembre, indispensables pour vider notre stock avant les fêtes mais difficilement conciliable avec un confinement.”

Problème de Covid et de desserte aérienne

Du côté du tourisme, la situation est plus grave. “Je n’ai personne en ce moment et très peu de monde depuis le début de la crise, se plaint Dora propriétaire d’une pension de famille. Seulement une cliente qui repart demain et après la pension sera vide. On peut rester deux ou trois semaines sans recevoir personne, il y a beaucoup d’annulations depuis la mise en place des restrictions sanitaires en Polynésie. Des clients annulent parfois à la dernière minute, il m’arrive d’aller les chercher au bateau et constater sur le quai qu’ils ne sont pas là…”

Les carnets de réservations des pensions de l'île, comme la Pension Pukue'e, sont désespérément vides.
Les carnets de réservations des pensions de l'île, comme la Pension Pukue'e, sont désespérément vides.
Même son de cloche chez les propriétaires la pension Pukue'e, pour qui cependant le Covid n’est pas la seule explication du phénomène : “En effet, nous avons reçu bon nombre d’annulations, actuellement nous n’avons que deux clientes à la pension. À en croire le cahier de réservations, la pension sera vide tout le mois de septembre, du jamais vu ! Et les annulations continuent de tomber tous les jours pour le mois d’octobre. On a aucun visuel prévisionnel de l’activité et on ne sait pas comment ça va évoluer. Mais il n’y a pas que le Covid, la desserte aérienne est toujours un problème. Même si les hélicoptères ont pris le relais temporairement (…) la clientèle n’a souvent aucune idée de la manière de se rendre à Ua Pou. Il y a peu de places disponibles sur les vols en hélico, l’autre alternative c’est de venir avec un bateau de pêche mais il est difficile pour les gens de trouver les informations sur les horaires de départ et les tarifs. Les agences de voyages nous lâchent les unes après les autres car elles estiment que la liaison aérienne n’est pas fiable. De plus, la publicité que font les médias internationaux à propos de la Polynésie ne nous aide pas beaucoup. On vivote grâce aux locations sans réservation de dernières minutes, de touristes qui se sont retrouvés bloqués en Polynésie pendant le confinement et ont décidé de venir aux Marquises car c’est le seul archipel qui n’est pas confiné.”

Réservations et annulations de dernière minute

C’est le cas de Sophie qui nous raconte son périple : “Je viens de Paris et j’avais prévu de faire la croisière sur l’Aranui avec une escale à Bora Bora puis de terminer mon séjour à Moorea. Mais l’Aranui a finalement annulé sa croisière à cause du Covid et n’a donc pas embarqué de passagers. Comme tous les archipels étaient confinés en dehors des Marquises j’ai décidé de venir à Nuku Hiva pour trois jours, je suis tombée complètement sous le charme des Marquises et j’ai décidé d’y prolonger mon séjour en décalant mon billet retour pour Paris. J’ai passé une petite semaine à Ua Pou et maintenant je vais à Hiva Oa et à Fatu Hiva. Rien de tout ça n’était prévu mais j’en suis heureuse, les Marquises c’est magique !” Un revirement qui n’est pas un cas isolé aux dires de la voyageuse qui explique avoir croisé d’autres touristes qui programment leur voyage au jour le jour en fonction des restrictions et des liaisons aériennes et maritimes changeantes.

Rédigé par Jean Ollivier le Jeudi 2 Septembre 2021 à 15:56 | Lu 1316 fois





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