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USA: malgré des progrès, les infections nosocomiales font 200 morts par jour



WASHINGTON, 26 mars 2014 (AFP) - Des progrès ont été réalisés dans la lutte contre les maladies nosocomiales aux Etats-Unis ces dernières années, mais davantage reste à faire contre ces infections qui font encore 75.000 morts par an, selon deux rapports publiés mercredi.

"Bien qu'il y ait eu des progrès, plus de 200 Américains infectés dans un cadre hospitalier meurent encore chaque jour durant leur séjour à l'hôpital", souligne le Dr Tom Frieden, directeur des Centres Fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

"Les soins médicaux les plus avancés sont sans efficacité si les médecins n'empêchent pas les infections par des actes simples comme le fait de se désinfecter régulièrement les mains", pointe-t-il.

L'enquête des CDC, dont les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine, s'appuient sur des chiffres de 2011 portant sur 183 centres hospitaliers aux Etats-Unis. Ainsi en 2011, quelque 721.800 infections de ce type ont été diagnostiquées chez 648.000 patients hospitalisés et 75.000 environ en sont décédés durant leur hospitalisation.

La maladie nosocomiale la plus fréquente a été la pneumonie (22%), l'infection de l'incision d'une intervention chirurgicale (22%) suivis par des infections gastro-intestinales (17%), de l'urètre (13%) et du sang (10%).

Les germes les plus souvent liés aux infections nosocomiales sont le Clostridium difficile (12%), le staphylocoque doré, dont le SARM, résistant aux antibiotiques (11%), le Klebsiella (10%), l'Escherichia coli ou E. Coli (9%), l'Enterococcus (9%) et le Pseudomonas (7%).

Le Klebsiella et l'E. Coli deviennent de plus en plus résistants aux antibiotiques de dernier recours, les carabapénèmes, précisent les auteurs de la recherche.

Le second rapport dévoilé mercredi par les CDC montre une réduction de 44% des infections nosocomiales dans le sang de 2008 à 2012 et de 20% de celles résultant des 10 principales interventions chirurgicales durant la même période.

Le document indique également une baisse de 4% des infections nosocomiales provoquées par le SARM et de 2% de celles résultant du Clostridium difficile entre 2011 et 2012.

"Ces progrès représentent des milliers de vies de sauvées et la prévention de souffrance chez les patients, ce qui se traduit aussi par une baisse des coûts partout aux Etats-Unis", souligne le Dr Patrick Conway, le médecin en chef des services du Medicare et du Medicaid, le système de santé public américain.

Le président Barack Obama propose également dans son projet de budget 2015, récemment transmis au Congrès, 30 millions de dollars supplémentaires pour aider les CDC à mieux détecter les infections résultant d'agents pathogènes résistants aux antibiotiques ainsi qu'à améliorer les efforts pour mieux protéger les malades.

Rédigé par () le Mercredi 26 Mars 2014 à 06:11 | Lu 1577 fois






1.Posté par zozo le 26/03/2014 14:07 | Alerter
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en Polynésie on risque rien, les CLIN ne sont pas obligatoires, et il n'y a pas de déclaration obligatoire des infections nosocomiales

c'est la preuve qu'on est meilleurs que les américains !!!


2.Posté par Tahi le 26/03/2014 19:11 | Alerter
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c'est déplorable en effet, parce que des infections nosocomiales il y en a beaucoup ici et ils sont tout simplement cachés et déguisés en "sepsis" ! J'ai contracté une infection nosocomiale après la pose d'une plaque sur fracture fermée (pseudomonas) au CHPF.
Le comble, en substituant ainsi l'objet de ma seconde hospitalisation qui a consisté à soigner mon infection nosocomiale, le CHPF se permet ainsi de se faire rembourser par mon affiliation à la CPS, les frais indus à .... 45 jours d'hospitalisation et deux ans d'immobilisation avec soins à domicile durant 8 mois et 3 à 4 séances de kine depuis plus d'un an: du VOL que le tribunal saura sanctionné, sans compter les préjudices causés!
P.S: mon infection nosocomial a été reconnue dès la 1ère audience au T.A et actuellement je suis en période d'expertise ordonnée par le T.A. RIEN dans mon dossier médical ne montre que j'ai eu une infection nosocomiale.
J'ai eu la preuve que parce que j'ai des amis à l'Hosto!

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