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Tumara'a mise sur Avatea pour une usine de rhum en 2022



Raiatea, le 12 mars 2021 - Dominique Auroy, pour la société Avatea, a été invité jeudi par des élus de la commune de Tumara'a pour élaborer un projet d'usine de fabrication de rhum. Une rencontre avec le conseil municipal en matinée et une autre avec les agriculteurs l'après-midi étaient au programme.

Cette journée de jeudi a été menée au pas de charge d'abord par une concertation avec une partie du conseil municipal pour la mise en place d'une future usine de fabrication de rhum à Tumara'a, par la société Avatea, représenté par Dominique Auroy. Il s'agissait notamment de déterminer les engagements des deux parties, la commune pour le foncier, la société Avatea pour les contrats de partenariat. A l'issue de la réunion, le groupe s'est rendu sur le terrain pour montrer à l'investisseur l'environnement, les accès et tout ce qui se rapporte à l'élaboration de cette entreprise. Puis l'après-midi fut consacrée à la rencontre avec les agriculteurs qui seront en charge de cultiver puis de vendre leur production à l'usine.

​Au moins 70 hectares à cultiver


Ce projet inspiré de ce qui se fait à Moorea avec l'usine d'ananas devrait avant tout freiner l'importation de 500 à 600 tonnes par an de mélasse, utilisée pour la fabrication sur place d'un rhum de qualité moyenne. A terme, il s'agit d'obtenir des alcools de qualité, avec un label propre au fenua. En effet la fabrication d'un rhum à base de canne à sucre, qui plus est bio, n'a rien à voir avec la simple distillation de la mélasse. D'autre part, ce projet ouvre des perspectives aux agriculteurs intéressés à qui il a été annoncé des rendements non négligeables. Un hectare de canne à sucre plantée dans les règles de l'art produit environ 50 à 60 tonnes l'année. A un prix moyen de revente stable de 37 Fcfp, le rendement dépasserait les 2 millions de Fcfp  à l'année. Une productivité qui ne serait pas entravée par les maladies et un entretien minimal (désherbage et lutte contre les rats). Il est prévu que la société Avatea fournisse les cannes aux agriculteurs, charge à eux de les couper à chaque nœud pour les planter sur la surface à exploiter. Tous les conseils nécessaires accompagneront les candidats à chaque étape, du démarrage à la récolte.

Dans sa présentation, Dominique Auroy a préconisé à ces futurs planteurs, surtout ceux qui exploiteront de faibles surfaces, de s'associer pour mutualiser les moyens de récoltes, comme le tracteur muni d'une faucheuse. Il invite même ceux qui en exprime le désir de se rendre sur Tahiti pour mieux se rendre compte sur la manière de procéder ; une façon de mieux formaliser son choix. L'engagement justement se fera par écrit, pour un partenariat de 12 ans – la canne à un cycle de durée de vie de 6 ans- soit 2 cycles minimum pour assurer l'approvisionnement de l'usine. De son côté, la société s'engage fermement à acheter la production à un prix stable, révisable uniquement à la hausse…

Quant au volume à cultiver il devrait être de 70 hectares. Actuellement un propriétaire terrien serait en mesure d'en proposer la moitié et si d'autres ne venaient pas s'y ajouter, le Pays qui a placé la culture de la canne à sucre dans ses priorités proposera des lots sur les terres domaniales à la location ; à l'instar de ce qui se fait depuis fort longtemps dans la zone agricole de Faaroa à Taputapuatea.

"En 2022, les premiers rhums devraient sortir de l'alambic"


Dominique Auroy dans ses déclarations s'est montré aussi optimiste que pressé : "Ceux qui veulent prendre le train en marche qu'ils le fassent de suite, après quand la surface nécessaire sera atteinte il sera trop tard. On pourrait mettre en terre les premiers plants en octobre. Entre-temps l'usine sera opérationnelle, et à la fin de l'année 2022, les premiers rhums devraient sortir de l'alambic".
Pour la commune de Tumara'a, la démarche de développer cette filière n'est pas nouvelle. L'exemple des rhumeries de Taha'a a fait son chemin depuis les déplacements d'une partie du conseil municipal sur l'île voisine et les discussions avec les exploitants sur le potentiel économique à développer ce secteur. A l'issue de ces visites, le maire de la commune Cyril Tetuanui avait évoqué sa volonté de donner du travail à ses administrés. Personne n'avait donné suite à ses requêtes et au final c'est Dominique Auroy a saisi l'occasion.

Si la première réunion n'a mobilisé qu'une poignée d'agriculteurs, il y a fort à parier au vu de l'enthousiasme des personnes présentes, que d'autres se joindront au projet. D'ici quelques semaines une première évaluation des candidats ainsi que le total des surfaces exploitables pourront être établis. Le Service de l'agriculture viendra apporter son aide, en premier lieu pour la mesure et la localisation des surfaces proposées, par relèvement GPS.
Dans les discussions d'autres retombées financières ont été évoquées avec le porteur de projet de la société Avatea, comme les visites touristiques des plantations, de l'usine, la revente et les dégustations aux touristes…

Rédigé par JPM le Vendredi 12 Mars 2021 à 12:31 | Lu 1472 fois





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