Tahiti, le 31 janvier 2026 - À six semaines du scrutin municipal, Tauhiti Nena lance officiellement sa troisième bataille pour Papeete. Battu de 142 petites voix en 2020 par le tāvana Michel Buillard, le chef de file de Papeete To’u Oire estime aujourd’hui que “tous les voyants sont au vert” pour s'imposer. Avec cette fois le soutien du Tavini dont il n’avait pas bénéficié lors de sa précédente tentative, il entend profiter d’un paysage politique fragmenté, et fait du pouvoir d’achat l’axe central de sa campagne.
Démonstration de force, samedi matin, sous le fare pote’e de la mairie de Papeete, où Tauhiti Nena tenait sa première conférence de presse de campagne. Un peu plus d’une centaine de personnes ont répondu à l’appel du candidat, donnant à ce lancement un air de premier rendez-vous politique réussi, à six semaines des élections municipales. Parmi ces soutiens, des visages déjà connus mais d’autres plus inattendus à l’instar de Tevaitea Salmon. Jusqu’ici secrétaire général du parti de Nicole Sanquer, il nous a confié avoir démissionné de son poste de secrétaire général de Ahip “la semaine dernière”, et “soutenir” Tauhiti Nena.
Un ralliement discret mais symbolique, qui s’ajoute à ceux de Teva Sylvain et de Benjamin Tetauvira, tous deux anciens candidats, désormais intégrés à la liste Papeete To’u Oire. Autre soutien inattendu, celui d’Isabelle Tang, présidente du comité Tapura des femmes et de la famille, assise parmi les colistiers non loin de la tête de liste. “Il y a bien sûr différentes personnes, différents groupes qui nous ont rejoints”, s’en est d’ailleurs réjoui Tauhiti Nena qui compte bien transformer l’essai dès le 15 mars prochain.
Jamais deux sans trois
La troisième fois sera-t-elle la bonne ? Tauhiti Nena veut y croire. En 2020, il était passé à 142 petites voix de la victoire, sans le soutien du Tavini, mais avec finalement celui du Tahoera’a de Gaston Flosse au second tour. Le contexte est différent pour ce scrutin de 2026. Aujourd’hui, le Tavini lui apporte officiellement son appui, Oscar Temaru ayant publiquement appelé à soutenir sa candidature, après avoir pourtant d’abord adoubé Tematai Le Gayic lors du congrès du parti. Cette démonstration de force était-elle un appel du pied à son jeune adversaire justement ? “Je suis là pour travailler avec tout le monde. Je n’ai pas d’adversaire. Moi, ce sont les administrés qui souffrent”, se défend Tauhiti Nena.
Il n’en demeure pas moins que le camp indépendantiste aborde ce scrutin divisé, avec deux candidatures désormais clairement identifiées, celles de Tauhiti Nena et de Tematai Le Gayic. Une division limitée, en comparaison d’un camp autonomiste beaucoup plus fracturé, où les candidatures se multiplient, entre celles de Rémy Brillant, René Temeharo et Boniface Tehei, déjà déclarées, et celle annoncée de Pascale Haiti Flosse, dont la liste n’est pas encore finalisée.
Démonstration de force, samedi matin, sous le fare pote’e de la mairie de Papeete, où Tauhiti Nena tenait sa première conférence de presse de campagne. Un peu plus d’une centaine de personnes ont répondu à l’appel du candidat, donnant à ce lancement un air de premier rendez-vous politique réussi, à six semaines des élections municipales. Parmi ces soutiens, des visages déjà connus mais d’autres plus inattendus à l’instar de Tevaitea Salmon. Jusqu’ici secrétaire général du parti de Nicole Sanquer, il nous a confié avoir démissionné de son poste de secrétaire général de Ahip “la semaine dernière”, et “soutenir” Tauhiti Nena.
Un ralliement discret mais symbolique, qui s’ajoute à ceux de Teva Sylvain et de Benjamin Tetauvira, tous deux anciens candidats, désormais intégrés à la liste Papeete To’u Oire. Autre soutien inattendu, celui d’Isabelle Tang, présidente du comité Tapura des femmes et de la famille, assise parmi les colistiers non loin de la tête de liste. “Il y a bien sûr différentes personnes, différents groupes qui nous ont rejoints”, s’en est d’ailleurs réjoui Tauhiti Nena qui compte bien transformer l’essai dès le 15 mars prochain.
Jamais deux sans trois
La troisième fois sera-t-elle la bonne ? Tauhiti Nena veut y croire. En 2020, il était passé à 142 petites voix de la victoire, sans le soutien du Tavini, mais avec finalement celui du Tahoera’a de Gaston Flosse au second tour. Le contexte est différent pour ce scrutin de 2026. Aujourd’hui, le Tavini lui apporte officiellement son appui, Oscar Temaru ayant publiquement appelé à soutenir sa candidature, après avoir pourtant d’abord adoubé Tematai Le Gayic lors du congrès du parti. Cette démonstration de force était-elle un appel du pied à son jeune adversaire justement ? “Je suis là pour travailler avec tout le monde. Je n’ai pas d’adversaire. Moi, ce sont les administrés qui souffrent”, se défend Tauhiti Nena.
Il n’en demeure pas moins que le camp indépendantiste aborde ce scrutin divisé, avec deux candidatures désormais clairement identifiées, celles de Tauhiti Nena et de Tematai Le Gayic. Une division limitée, en comparaison d’un camp autonomiste beaucoup plus fracturé, où les candidatures se multiplient, entre celles de Rémy Brillant, René Temeharo et Boniface Tehei, déjà déclarées, et celle annoncée de Pascale Haiti Flosse, dont la liste n’est pas encore finalisée.
Le pouvoir d’achat au cœur de la bataille
Côté programme, le pouvoir d’achat semble être le fil rouge des six semaines de campagne qu’il entend mener dans les quartiers. Cantines scolaires, logements, eau, déchets, station d’épuration : autant de leviers sur lesquels il souhaite agir rapidement et qui pourraient faire économiser “entre 100 et 150 000 francs par famille et par an”. “Ce ne sont pas des promesses. Ce sont des points du programme que je tiendrai”, martèle-t-il, rappelant que “d’autres communes peuvent le faire et le font déjà”, malgré des moyens inférieurs à ceux de Papeete.
Sur la sécurité, le ton se durcit. Tauhiti Nena revendique la “tolérance zéro”, notamment face à la mendicité, aux troubles à l’ordre public et aux violences. “Une fois que je serai élu, je vais prendre telle et telle mesure”, affirme-t-il, évoquant des arrêtés municipaux précis et un renforcement des effectifs au niveau des mutoi notamment.
Sécurité, fermeté et ligne de défense
Interrogé sur les critiques liées à la récente opération anti-blanchiment visant notamment un boxeur de sa fédération, déjà impliqué dans une affaire d’ice, Tauhiti Nena répond en renvoyant la responsabilité à la justice, tout en défendant une ligne mêlant fermeté et réinsertion : “Sur 2000 licenciés, j’ai une dizaine de boxeurs qui sortent de prison. Sur les 10, pour 9, ça se passe bien. Pour 1, il refait les fautes. Il fait des fautes. Il paye”.
À Papeete, Tauhiti Nena mise sur un discours de rupture économique en jouant avant tout la carte des économies et du portefeuille. Dans une campagne qu’il veut ancrée dans le quotidien des administrés, il parie que la réduction des charges communales pèsera plus lourd que les équilibres partisans. Reste à savoir si cette promesse d’économies concrètes, au cœur de sa stratégie, suffira à convaincre une majorité d’électeurs dès le premier tour, dans un paysage politique aussi éclaté.
Côté programme, le pouvoir d’achat semble être le fil rouge des six semaines de campagne qu’il entend mener dans les quartiers. Cantines scolaires, logements, eau, déchets, station d’épuration : autant de leviers sur lesquels il souhaite agir rapidement et qui pourraient faire économiser “entre 100 et 150 000 francs par famille et par an”. “Ce ne sont pas des promesses. Ce sont des points du programme que je tiendrai”, martèle-t-il, rappelant que “d’autres communes peuvent le faire et le font déjà”, malgré des moyens inférieurs à ceux de Papeete.
Sur la sécurité, le ton se durcit. Tauhiti Nena revendique la “tolérance zéro”, notamment face à la mendicité, aux troubles à l’ordre public et aux violences. “Une fois que je serai élu, je vais prendre telle et telle mesure”, affirme-t-il, évoquant des arrêtés municipaux précis et un renforcement des effectifs au niveau des mutoi notamment.
Sécurité, fermeté et ligne de défense
Interrogé sur les critiques liées à la récente opération anti-blanchiment visant notamment un boxeur de sa fédération, déjà impliqué dans une affaire d’ice, Tauhiti Nena répond en renvoyant la responsabilité à la justice, tout en défendant une ligne mêlant fermeté et réinsertion : “Sur 2000 licenciés, j’ai une dizaine de boxeurs qui sortent de prison. Sur les 10, pour 9, ça se passe bien. Pour 1, il refait les fautes. Il fait des fautes. Il paye”.
À Papeete, Tauhiti Nena mise sur un discours de rupture économique en jouant avant tout la carte des économies et du portefeuille. Dans une campagne qu’il veut ancrée dans le quotidien des administrés, il parie que la réduction des charges communales pèsera plus lourd que les équilibres partisans. Reste à savoir si cette promesse d’économies concrètes, au cœur de sa stratégie, suffira à convaincre une majorité d’électeurs dès le premier tour, dans un paysage politique aussi éclaté.
10 milliards de budget, des économies à la clé
Avec près de “700 employés” et un budget annuel d’environ “10 milliards de francs”, selon Tauhiti Nena, la mairie de Papeete dispose d’un joli matelas pour agir rapidement sur le pouvoir d’achat. Le candidat assure pouvoir “doubler le budget de la commune”, notamment en agissant sur la gestion et la valorisation de l’eau.
Il s’appuie sur un constat chiffré : du temps de Jean Juventin, la commune consommait “15 à 16 millions de m3 d’eau” par an. Aujourd’hui, cette consommation serait tombée à “5 millions”, laissant, selon lui, une capacité largement sous-exploitée. Dans le même temps, il met en cause les priorités de l’équipe municipale sortante, affirmant que “160 millions” auraient été récemment consacrés à l’embauche d’une centaine de CDD de trois mois, à l’approche des municipales.
C’est sur cette base budgétaire qu’il fonde ses principales mesures :
Il s’appuie sur un constat chiffré : du temps de Jean Juventin, la commune consommait “15 à 16 millions de m3 d’eau” par an. Aujourd’hui, cette consommation serait tombée à “5 millions”, laissant, selon lui, une capacité largement sous-exploitée. Dans le même temps, il met en cause les priorités de l’équipe municipale sortante, affirmant que “160 millions” auraient été récemment consacrés à l’embauche d’une centaine de CDD de trois mois, à l’approche des municipales.
C’est sur cette base budgétaire qu’il fonde ses principales mesures :
- Cantines scolaires : gratuité pour tous.
“Nourrir nos 1 200 élèves, c’est aux alentours de 240 millions”. - Eau potable : baisse significative des factures.
Certaines familles paient jusqu’à “300 000 francs par an”, contre “40 000 francs” ailleurs. - Station d’épuration : maîtrise des coûts.
Les administrés de Papeete contribuent, selon lui, à hauteur de “300 millions par an”, tandis que “Pirae et Arue payent zéro”. - Charges communales et déchets : baisse ciblée.
“Réduire de 5 000 à 10 000 francs, c’est énorme pour certaines familles”.





























