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Timor oriental: les Casques bleus portugais rentrent chez eux



Timor oriental: les Casques bleus portugais rentrent chez eux
DILI (Timor Oriental), 24 nov 2012 (AFP) - La plupart des Casques bleus portugais ont quitté samedi le Timor oriental, leur ancienne colonie, poursuivant ainsi le retrait de la force internationale de l'ONU, après 13 ans de présence qui ont permis de pacifier le minuscule pays d'Asie du Sud-Est.

Soixante-quinze policiers portugais se sont envolés en milieu de journée de la capitale Dili, formant le dernier gros bataillon de l'ONU à quitter le Timor. La Minut (Mission intégrée des Nations unies au Timor-Leste, nom officiel du Timor oriental) comptait encore il y a quelques semaines 1.200 membres environ.

Avec le retrait des Portugais, il ne reste plus que quelques dizaines de Casques bleus, appelés à partir avant le 31 décembre, date de fin officielle de la mission qui regroupe 44 pays.

"C'est un peu triste de quitter le Timor", témoigne le capitaine Jorge Barradas. "Mais d'un autre côté, le fait de partir montre que le Timor est désormais capable de maintenir la paix", a-t-il dit à l'AFP peu avant de monter dans l'avion.

"J'espère que le Timor sera maintenant capable d'assurer son propre progrès", ajoute Joao Borges, tandis que des dizaines de ses confrères en uniforme noir et béret bleu disaient un dernier au revoir à leurs amis venus les saluer à l'aéroport, parfois les larmes aux yeux.

Le retrait des Casques bleus marque la fin d'un engagement entamé en 1999. Le pays était alors aux prises avec une vague de violences meurtrières qui avaient suivi la victoire du "oui" lors d'un référendum sur l'indépendance.

Le vote devait mettre fin à 24 ans de conflit provoqué par l'invasion des troupes indonésiennes, quelques jours après le départ des Portugais en 1975. Plus du quart de la population avait été décimé entre 1975 et 1999. Le Timor, confetti d'Asie du Sud-Est situé au nord de l'Australie, n'avait finalement accédé à l'indépendance qu'en 2002.

Le pays d'1,1 million d'habitants, situé au nord de l'Asutralie, s'est depuis largement pacifié, comme l'a prouvé la tenue sans heurts d'élections présidentielle en mars-avril derniers puis législatives en juin.

Les Portugais "nous ont aidés à restaurer la loi et à former la police timoraise. Ils peuvent rentrer chez eux en étant fiers de ce qu'ils ont accompli", a déclaré le général commandant la Police nationale timoraise (PNTL), dont 3.000 agents ont été formés par l'ONU.

Parallèlement au départ des Casques bleus, la Force internationale de stabilisation (ISF), commandée elle par l'Australie, a également amorcé son retrait. Elle comprend 390 Australiens et 70 Néo-Zélandais.

L'ONU maintient sur place ses agences de développement (Pnud), pour l'enfance (Unicef) et pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) car l'aide humanitaire est encore vitale à ce petit pays handicapé par une pauvreté endémique.

La moitié des Timorais vivent sous le seuil de pauvreté et 40% des jeunes sont sans emploi, selon l'organisation humanitaire australienne AusAID. La découverte d'un gisement d'hydrocarbures a fait naître un espoir de développement mais qui reste à concrétiser, comme le prouve la présence de bidonvilles jusque dans la capitale Dili.

Rédigé par AFP le Samedi 24 Novembre 2012 à 06:06 | Lu 562 fois





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