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Territoriales : "pas question d'alliance au second tour", affirme Gaston Flosse


Territoriales : "pas question d'alliance au second tour", affirme Gaston Flosse
Confiant dans le résultat des urnes, dimanche, et déterminé le patron du Tahoera’a huira’atira expose l'attitude et les grandes lignes du programme de son parti, dans l’hypothèse d’un retour au pouvoir. Interview :

Votre slogan de campagne est "La foi de reconstruire ensemble !". Le redressement économique passe-t-il par un acte de foi, notamment dans la capacité de Gaston Flosse à restaurer les conditions de la reprise ?

Gaston Flosse : Il ne s’agit pas de la foi en Gaston Flosse mais de la foi des hommes et des femmes en ce pays, (…) et d’être assurés qu’avec les équipes du Tahoera’a huira’atira nous puissions reconstruire notre économie et redonner de la dignité aux polynésiens.

Vos adversaires politiques vous reprochent de n'avoir rien fait de 1996 à 2004 pour structurer le modèle économique polynésien et négocier les défis de l'après-CEP. Que leur répondez-vous ?

Gaston Flosse : (…) Lorsque Jacques Chirac a décidé de stopper les essais nucléaires, nous nous étions déjà préparés. Cela ne veut pas dire qu’avant 1995 c’était le néant et que nous n’avons vécu que sur les rentes de la bombe atomique. (…) Nous n’avions pas une politique économique aussi poussée que cela, mais nous étions dans une situation difficile, de 1991 à 1995 : nous avions hérité d’une Polynésie vraiment anéantie et en crise, après Alexandre Léontieff. Il nous a fallu déjà reconstruire. Ensuite avec le départ du CEP nous avons accentué les secteurs qui le méritaient.
Je demande à tous ceux qui me critiquent : proposent-ils aux électeurs une autre économie que celle que nous avons mise en place ? Pensent-ils développer un autre secteur que le Tourisme ? C’est notre priorité. Nous en ferons un grand ministère qui aura des responsabilités dans le domaine de l’environnement, de l’écologie, de la culture et de l’aménagement du territoire. Nous pensons que c’est la priorité des priorités. (…) Ce secteur s’est considérablement détérioré. (…)
Ensuite nous avons tenté de développer la perliculture. Nous avons réussi à valoriser la perle. Le gramme était entre 5 et 6 000 francs. Aujourd’hui il est à 480 francs. On exportait la meilleure qualité : 8 à 9 tonnes pour une valeur de 25 à 27 milliards. Aujourd’hui on exporte 16 tonnes – c’est vrai, cela fait beaucoup –, mais pour un revenu de 8 à 9 milliards. Nous avons développé la pêche, la vanille, le noni... qui ont pratiquement disparus. Les autres candidats proposent-ils autre chose que le développement de ces secteurs-là ? Que proposent-ils de nouveau et de différent ?


Pour relever le défi de l'Emploi vous parlez de relancer la commande publique. Comment comptez-vous financer cela ? Est-ce le fameux emprunt de 450 milliards Fcfp ?

Gaston Flosse : Non, non, non. Sur 12 ans peut-être, et encore… Nous avions prévu un programme qui devait aller jusqu’en 2030. Nous l’avons allégé un peu pour rester sur 12 années.
La première phase en 2013-2014 sera une phase de bilan et d’analyse pour étudier la situation réelle du pays. Nous mettrons en place une véritable politique de rigueur, à commencer par les élus et dans l’administration. (…) Pour l’instant, le gouvernement Temaru ne donne pas de chiffres précis parce qu’ils sont en train de replacer les petits copains avant l’échec de ces élections. On me dit et nous avons les preuves qu’ils ont déjà replacés 26 petits copains, des amis, des enfants, des cousins, à l’OPT. Evidement nous verrons cela à notre arrivée.

Nous mènerons dès le départ les études pour le lancement des grands chantiers : reconstruction de l’aéroport de Tahiti-Faa’a ; aménagement du port de Faratea pour en faire un port de pêche international ; transformation l’aéroport de Bora Bora en plateforme internationale ; reprise de l’étude pour la route Te Ara Nui. Ces grands chantiers seront lancés dès que possible.
En attendant nous allons créer un fonds d’accès à l’emploi. (…)
Nous allons emprunter, bien évidement. Il n’est pas question d’emprunter 500 milliards. Mais pour être crédible, il nous faut avant tout mettre de l’ordre dans nos finances.


Depuis 2000 on compte cinq condamnations définitives vous concernant et deux affaires pendantes en appel ou en cassation. L'affaire Anuanuraro devrait faire l'objet d'une ordonnance de renvoi cette année. Gouverner, c'est manœuvrer parfois hors la loi ?

Gaston Flosse : Non, pas du tout, pas du tout. Si ce que j’ai fait a été hors-la-loi, les autorités de l’Etat chargées du contrôle de la légalité sont responsables. Pourquoi serais-je aujourd’hui responsable et pas ceux qui ont autorisé tout cela. On parle d’emplois fictifs : pourquoi le contrôle de la légalité n’aurait-il pas été exercé ? Pourquoi le Trésorier payeur général aurait-il versé ces salaires, alors que le recrutement était illégal ? Enfin ! Je ne vois pas. (…) Moi j’attends. Je n’ai pas détourné de fonds publics : j’ai l’esprit tout à fait tranquille.

Dans cette affaire justement, en cas d’inéligibilité si votre pourvoi est rejeté avant la fin de l’année par le Cour de Cassation, que se passe-t-il ?

Gaston Flosse : Je respecterai la loi. La loi c’est la loi. Nous sommes prêts, c’est Edouard Fritch qui est le plus apte à me remplacer. (…)

Pour le scrutin à venir, redoutez-vous la présence d'A Ti'a Porinetia, lors d'une triangulaire au deuxième tour des Territoriales, le 5 mai ?

Gaston Flosse : Vous savez, je ne sais pas ce qu’il a ce Teva Rohfritsch. (…) Pour lui c’est une histoire d’ambition et d’être Président le plus vite possible. (…)
Moi, je fais confiance aux polynésiens. (…) Au moment des primaires du Tahoera’a huira’atira, 35 000 militants ont voté pour moi comme tête de liste. (…) Nous observons en campagne des signes de confiance de la population envers l’équipe du Tahoera’a huira’atira. (…)
Je pense que le Tahoera’a huira’atira fera un bon score. Mais, comme je l’ai dit, il n’est pas question d’alliance au second tour. Avec personne.


Aucune alliance : vos portes sont-elles fermées ?

Gaston Flosse : Ce n’est pas qu’elles sont fermées : nous avons 48 heures pour décider des alliances. Comment voulez-vous en si peu de temps rédiger un programme commun ? On ne va pas au second tour pour des places à l’Assemblée. (…) De toutes manières, pour ce qui concerne Teva Rohfritsch (…) je pense qu’il faut qu’il ait un peu plus d’humilité, moins de prétention et un peu moins d’orgueil.

Territoriales : "pas question d'alliance au second tour", affirme Gaston Flosse
Mā’itira’a : Te nā’o ra o Gaston Flosse tāne : "’Aita e tāpirira’a i te piti o te hātuara’a"

Nā roto i tetahi ti’aturira’a pāpū nō te nūmera e mātara mai i teie mā’itira’a e piri mai nei, ‘ua fāri’i mai te upo’o fa’atere o te pūpū Tāhō’ēra’a Huira’atira īa mātou nō te vauvau mai i te mau rēni rarahi o tā na mau ‘ōpuara’a, mai te peu noa atu, e ho’i mai ihoa i ni’a i te pārahira’a.


Te tūoro nei ra ‘outou « Te ti’aturira’a i te patu ‘āmui ! » Nehenehe ānei e parau ē, ‘e ti’a fa’ahou mai i tā tātou ‘imira’a faufa’a nā roto i te parau o te ti’aturira’a, nā roto i te pūai o Gaston Flosse e fa’ata’a mai mea nāhea ia rave i te reira ?

Gaston Flosse : ‘E ‘ere roatu te ti’aturira’a īa Gaston Flosse, īa teie rā mau vahine e mau tāne nō te fenua nei, (…) O te ha’apāpū ra ē, nā roto mai i te mau ‘āma’a o te Tāhō’ēra’a huira’atira, e tū fa’ahou mai ā tā tātou ‘imira’a faufa’a, e ho’i ato’a mai te tura o te nūna’a nō Pōrīnetia.

Te pari hia ra ‘oe mai i te mea ē ‘aita ‘oe i rave te ‘ohipa i roto terā mau ārea matahiti 1996 tae atu i 2004 ra, nō te ha’amau i te tahi fa’anahora’a pāpū i te pae o te ‘imira’a faufa’a, nā reira ato’a nō te mau matahiti i fa’aru’e mai ai te pū a te CEP. ‘Eaha o tē ‘oe e pāhono atu īa rātou ?

Gaston Flosse : Tē ani nei au i tō mau ta’ata a’e ra : E nehenehe ānei īa rātou e ha’amau mai i te hō’ē ‘imira’a faufa’a hou roatu i teie ? Tē fēruri ānei ra rātou i te fa’ahotu i te tahi tuha’a ‘ē atu i te fārira’a rātere ? Te reira tā Mātou fā mātāmuroa ‘ino ! (…) Nō te mea, ‘ua fifi roa i te reira tuha’a. (…) I muri mai, ‘ua tāmata mātou i te fa’ahotu i te poe. E 5 tae atu 6 tauatini farāne te tarāma. I teie mahana, te i ni’a noa i te faīto 480 farāne. Mea huru maita’i a’e te huru o te mau poe i tāpiho’o hia i terā ra tau : 8 a ore ra 9 tane nō te hō’ē faufa’a moni e 27 mīria. I teie mahana, e tāpiho’o tātou 16 tane – e parau mau, mea rahi -, teie ra mea iti roa te faufa’a, 8 haere atu 9 mīria noa. ‘Ua fa’ahotu ato’a mātou i te ‘ohipa rava’ai, te vānira, te noni (…). ‘Eāha rā te tuha’a ‘ohipa ‘ē atu o tā teie mau ti’a e horo nei, e nehenehe e fāriu mai ?

Nō te ha’amahuta fa’ahou mai te parau nō te ‘ohipa, te fa’ahiti ra ‘oe i te parau o te mau tītaura’a patura’a rarahi. Nāhea ‘oe ia ‘aufau i te reira ? i teie paha tuha’a moni 450 mīria e riro i te tārahu hia ?

Gaston Flosse : ‘Aita, ‘aita, ‘aita. Penei a’e i ni’a i te hō’ē tau 12 matahiti paha, ‘aita i pāpū… (…) E rave ra mātou te tahi fa’atera’a ‘eta’eta mau, nāmua roa i roto i te mau ti’a i mā’iti hia tae noa ato’a atu nā roto i te mau pū ‘ohipara’a o te hau fenua. (…) I te ha’amatara’a ihoa, e rave mātou te tahi mau tau’ara’a parau nō te tu’u fa’atupu fa’ahou mai te mau patura’a rarahi : e fa’a’āpī i te tahua taura’a manureva nō Tahiti-Fa’a’a ; e fa’a ōti roa atu te fa’aineinera’a i te ūahu nō Faratea a’e ra, ‘ia riro ‘oia ‘ei ūahu rahi o te nehenehe e fāri’i i te mau pahī faīto huru rau nō te ao nei ; ‘eiaha e mo’e hia te tahua taura’a manureva nō PoraPora, e ha’afaīto hia ma i i te tahua a’e ra nō Fa’a’a ; te vai ato’a nei te ‘ōpuara’a nō teie purūmu Te Ara Nui. E ha’amata ‘oi’oi teie mau ‘ohipa i te taīme nahonaho.

Mai i te matahiti 2 000 ra, ‘ua fa’aūtu’a hia ‘oe a pae taīme, ‘e te toe noa ra to’o piti horora’a , ha’avā-fa’ahoura’a ‘e ha’avāra’a ha’aparari. Te aura’a, fa’atere i te fenua, mai i te tahi ravera’a i rapae atu i te ture ?

Gaston Flosse : ‘E ‘ere roatu i te reira, ‘aita roatu…’A hani ihoa mea tano ‘ore o tā’u mau ravera’a, o te mau ti’a a te hau e hi’opo’a nei te ture o te mau ‘opuara’a o te nehenehe e fa’ahapa hia. Nō teāha o vau ana’e teie o te fa’ahapa noa hia, o rātou rā ‘aita. Te fa’ahiti hia ra te parau nō teie mau ti’a rave ‘ohipa i tihepū hia : ‘eāha te tumu i ‘ore ai paha te pū a te tōmitera teitei i rave i tā na mau hi’opo’ara’a ? Nō teāha ïa teie mau ta’ata i ‘aufau hia mai te peu ‘e ‘ere i tō rātou ti’ara’a i te mea pāpū ? ‘Aita ra vau ‘e ta’a ra. (…) Te tia’i ra vau. ‘Aita vau i tāviri te moni a te nūna’a : te i roto vau i te hō’ē fērurira’a hau.

Mai te mea ē, ‘e ‘ere ‘oe i tō ‘oe ti’ara’a pōrītita, e mai te peu ato’a, e ha’afaufa’a ‘ore te Tiripuna Ha’aparari i tā ‘oe anira’a, ‘eāha ïa ia muri mai ?

Gaston Flosse : E fa’atura ihoa vau i te ture. Te ture, nō na tō na parau. ‘Ua ineine ra mātou, ‘o Edouard Fritch te ti’a pāpū o te nehenehe e mono mai īa’u.

Nō teie mā’itira’a, ‘eāha te taia ra ‘oe mai te peu e mahiti ato’a mai te pūpū A Ti’a Pōrīnetia i te piti o te hātuara’a ?

Gaston Flosse : ‘Ua ‘ite ‘outou, ‘aita vau e ta’a ra ‘eāha tō Teva Rohfritsch. (…) Nō na, e au e, ‘ua riro teie horora’a ‘ei ha’apāpūra’a i tō na ro’o, e ‘ia mana ‘oi’oi noa ‘oia ‘ei peretiteni. (…) O au iho nei, e ti’aturi rahi tō’u i teie nūna’a. (…) i te taīme i tupu ai i tā mātou ta’irurura’a nō te mā’iti i te ti’a e horo i roto i teie mā’itira’a, tai’ora’a hia atu e 35 000 rātou o te i mā’iti mai īa’u ‘ei upo’o arata’i mātāmua nō tā mātou tāpura. (…) ‘Ua ‘ite hia te tahi mau tāpa’o o te fa’a’ite mai ra tē ti’aturi mai ra te huira’atira ‘ia te pūpū Tāhō’ēra’a huira’atira. (…) Te ti’aturi nei au e nūmera maita’i o te noa’a mai. Terā ra, mai o tā’u i parau, ‘aita e tāpirira’a i te piti o te hātuara’a. Noa atu o vai.

‘Aita ihoa ïa e tāpirira’a : ‘ua ‘ōpani ‘oe i te ‘ūputa ?

Gaston Flosse : ‘E ‘ere te mea ‘ua ‘ōpani te ‘ūputa : e piti noa mahana nō te fā’otira’a ia vai ‘oe e tāpiri ai. Nāhea e nehenehe e fa’anaho te tahi tāpura ‘ohipa i roto noa i te hō’ē tāpura ‘ohipa ‘āmui ? ‘Aita mātou e haere i te piti o te hātuara’a nō te tahi mau pārahira’a i te Fare ‘āpo’ora’a rahi.

TP


Rédigé par JPV avec TP le Mercredi 17 Avril 2013 à 14:43 | Lu 3244 fois