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Sophie Toscan du Plantier: renvoi aux assises confirmé pour le Britannique Ian Bailey



Paris, France | AFP | jeudi 01/02/2018 - La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi le renvoi aux assises du Britannique Ian Bailey, soupçonné du meurtre de Sophie Toscan du Plantier en Irlande en 1996, a appris l'AFP auprès des avocats.

La chambre de l'instruction a estimé qu'il y avait "suffisamment d'éléments à charge" pour le juger, ont indiqué les avocats qui ont précisé "ne pas avoir pu encore prendre connaissance de l'arrêt de la cour". 
Ian Bailey, que l'Irlande a toujours refusé d'extrader, "étudie la possibilité" de se pourvoir en cassation, a déclaré son avocat, Dominique Tricaud, ce qui retarderait la tenue d'un éventuel procès.
Le journaliste de 60 ans avait été renvoyé le 27 juillet 2016 devant la cour d'assises de Paris pour le meurtre de l'épouse du producteur de cinéma et ancien patron de Gaumont, Daniel Toscan du Plantier, décédé en 2003. Ian Bailey, qui a toujours contesté être l'auteur du crime, avait fait appel.
"C'est un soulagement pour les proches de Sophie Toscan du Plantier, même s'ils savent que le procès n'est pas pour toute suite et qu'il se fera vraisemblablement en l'absence du suspect", a réagi l'un des avocats de la famille, Laurent Pettiti.
La justice irlandaise a jusqu'à présent refusé sa remise aux autorités françaises - qui ont délivré deux mandats d'arrêt à son encontre en 2010 et 2016 - invoquant l'absence de réciprocité entre les deux pays en matière d'extradition.
"Le but est qu'une fois qu'il y aura eu procès et condamnation, Paris pousse enfin Dublin à l'extrader", relève M. Pettiti. 
Sophie Toscan du Plantier avait été retrouvée morte au matin du 23 décembre 1996 en contrebas de sa maison isolée de Schull, un village de la côte sud-ouest de l'Irlande où elle était venue passer quelques jours avant Noël. Alors âgée de 39 ans, la jeune femme avait été frappée à la tête à coups de parpaing.
Ian Bailey avait rapidement fait figure de suspect: il présentait des égratignures au visage et aux avant-bras, avait évoqué dans ses articles des éléments de l'enquête, notamment sur l'arme du crime, censés être connus uniquement du meurtrier et des policiers, et avait assuré ne pas connaître la victime alors que plusieurs éléments ont démontré le contraire. 
Plusieurs témoins ont aussi affirmé qu'il leur avait avoué le meurtre sous l'emprise de l'alcool, l’un d’eux évoquant son attirance physique pour la jeune femme.
"L'Irlande n'est pas une République bannière dont les décisions ne doivent pas être prises en compte", a réagi Dominique Tricaud, soulignant que "les enquêteurs irlandais, qui ont consacré des moyens colossaux à cette affaire, avaient estimé qu'il n'y avait pas assez d'éléments pour le renvoyer devant une juridiction de jugement".

Rédigé par RB le Jeudi 1 Février 2018 à 05:23 | Lu 432 fois




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