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Solidarité : Teura Iriti étudie la mise en place d’un amortisseur social

La ministre de la Solidarité et de la Famille, Teura Iriti a rencontré vendredi matin à Paris la ministre de l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard pour évoquer plusieurs dossiers relatifs à la politique sociale du Pays.


Solidarité : Teura Iriti étudie la mise en place d’un amortisseur social
La mise en place d’un amortisseur social visant à permettre aux Polynésiens en situation précaire de vivre au dessus du seuil de pauvreté de 55000 FCFP tout en s’inscrivant dans une filière d’activité professionnelle, a été évoquée par les deux ministres.

« L’une de mes préoccupations face à la crise économique qui frappe durement la Polynésie est de permettre aux salariés en perte d’emploi ou aux petits entrepreneurs individuels en perte d’activité, de bénéficier d’un amortisseur social, qui serait étendu aux familles qui vivent dans la grande précarité » a déclaré Teura Iriti au sortir de la réunion, soulignant avoir reçu une écoute favorable de Marie-Luce Penchard sur ce sujet.

« En deçà de 50000 FCFP, il n’est pas possible de vivre décemment et il faut absolument trouver un filet de sécurité qui permette de maintenir toutes ces familles au dessus de ce seuil » a insisté la ministre polynésienne.

Adapter le RSA

Elle a toutefois précisé qu’il n’était pas question de mettre en place un revenu minimum d’insertion (RMI) ni de créer un dispositif analogue au revenu de solidarité active (RSA).

« Néanmoins l’idée d’exiger que les bénéficiaires participent activement à la vie économique du Pays emprunte la même démarche » a expliqué la ministre qui dans cet esprit sollicitera les appuis techniques et financiers de l’Etat pour la mise en place de filières d’activité relevant du secteur primaire dans le domaine de l’agriculture, de la pêche ou de l’artisanat.

Pour ce faire, Teura Iriti s’est rendue plus tôt dans la matinée au ministère de la Jeunesse et des Solidarités actives puis au ministère du Budget afin d’étudier les possibilités d’adaptation au contexte polynésien d’une telle mesure et présentera très prochainement des propositions concrètes chiffrées au gouvernement.

Autre sujet évoqué rue Oudinot : la gestion du dispositif de continuité territoriale.
Le Bureau de la Continuité Territoriale qui constitue les dossiers des Polynésiens désirant se rendre en métropole dans le cadre de ce dispositif mobilise des financements et des moyens en personnel importants.

Afin renforcer le dispositif, la ministre polynésienne a transmis à Marie-Luce Penchard la volonté du gouvernement d’accepter la mise en place d’un groupement d’intérêt public (GIP), pour permettre de mutualiser les moyens entre l’Etat et le Pays, afin d’alléger les charges de gestion.

Solidarité : Teura Iriti étudie la mise en place d’un amortisseur social
Appui de Bercy sur la dette sociale

Par ailleurs, la ministre polynésienne a présenté à Marie-Luce Penchard le résultat des concertations techniques menées auprès de la CADES et du ministère du Budget pour financer le déficit cumulé de l’assurance maladie du régime des salariés de la CPS.

Les propositions chiffrées ayant été obtenues de la part de la CADES, Bercy appuiera le dossier en proposant les modifications législatives nécessaires pour pouvoir obtenir cet emprunt dans des conditions avantageuses, si c’était en définitive la solution retenue.

Teura IRITI au service des personnes âgées et des personnes handicapées

La réunion de concertation d’hier, au sein un établissement pilote en matière de prise en charge des personnes âgées dépendantes avait pour but de repenser l’organisation de la structure du Fare Matahiapo pour permettre de prendre en charge toutes les pathologies liées au vieillissement.

Dans le même esprit, la ministre a tenu à s’entretenir avec des familles qui mènent des expériences très innovantes dans le cadre du handicap lourd, lié aux enfants en souffrance mentale, pour étudier les conditions techniques de ce type de prise en charge dans le cadre associatif.

Teura Iriti rentrera à Papeete dimanche soir après avoir apporté son soutien aux polynésiens hospitalisés dans les établissements de la région parisienne et à leur famille.

Rédigé par Communiqué le Vendredi 25 Juin 2010 à 12:06 | Lu 769 fois