Tahiti, le 8 février 2026 – Pas question pour le ministre de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Culture, Ronny Teriipaia, de démissionner. Le président du Pays Moetai Brotherson n’a d’autre choix que de “mettre fin à mes fonctions”. Le remaniement est prévu ce vendredi.
Vous démissionnez ou on vous pousse à démissionner du ministère de l’Éducation et de la Culture ?
“Je ne démissionne pas et je n'ai pas démissionné. Le président a décidé de mettre fin à mes fonctions (…). Je m'y attendais depuis que ma cheffe de cabinet a été remerciée. Enfin elle a démissionné…”
À cette époque-là, vous aviez mis aussi votre poste dans la balance ?
“Oui (…) je voulais manifester mon mécontentement. Puis j’ai décidé de rester car il y avait la convention décennale, la chartre de l’Éducation à terminer. Après c'est le président qui décide. Mme Lehartel était un élément incontournable du ministère, grâce à elle le ministère a fonctionné (…) et les stagiaires polynésiens ont pu revenir. Je lui serai éternellement reconnaissant. On n'a pas trouvé de terrain d'entente [avec le président]. On a dit qu’elle faisait le vide au sein de mon cabinet ce qui est totalement faux (…). [Les collaborateurs] n'ont pas quitté le ministère à cause d’elle. Il faut arrêter de dire n'importe quoi. Il y en a qui ont réussi le concours et qui sont partis (…). Les fonctions au ministère son des postes temporaires.”
Que s’est-il passé depuis la démission de Titaina Lehartel jusqu’à aujourd’hui ?
“Je ne sais pas (…). Il y a eu une série de demandes intempestives par rapport à tous les dossiers du ministère (…) Il y a eu un seul conseil interministériel consacré à un seul ministère. C'était un conseil interministériel tribunal, tout simplement.”
Quels reproches vous ont été faits ?
“La question de la cantine scolaire. J'ai décidé d'afficher les postes des contractuels à durée indéterminée (CDI) dans le second degré car dans le premier degré, ils sont affichés. Et les titulaires passent après les CDI, je ne suis pas d'accord car ils n'ont pas fait d'études et n'ont pas passé de concours (…). Je n’étais pas d'accord et j'ai maintenu ma position (…). Lors du conseil interministériel, le président a décidé de suivre notre avis et, du jour au lendemain, ça a changé. Et sans discussion. Je ne comprends pas.”
Et la licence Métiers d’art et du désign, mention matériaux (DN MADe) ?
“Le Centre des métiers d’art (CMA) n’est pas aux normes, des mesures doivent être mises en place (…) ça fait des années que ça n'a pas été réglé. Et après, on me le reproche.
Une partie des élèves suit cette formation au CMA, au Lycée Raapoto et à l’université. C'est trop lourd, ils doivent faire trois centres à chaque fois, ça n'a pas été bien réfléchi. C'est l'inspection générale qui a décidé (…), ce n'est pas moi. Peut-être que j'aurais dû en parler avant, mais j'ai oublié. Je lui ai déjà dit oralement, mais ça m'est sorti de la tête. J'aurais peut-être dû le prévenir et l'appeler avant de parler aux journalistes.”
Où en est ce dossier de Willy Vaiho ?
“C'est la procédure, et c'est l'État qui décide. Je donne mon avis, je lance l'enquête en collaboration avec le directeur. Le personnel de direction dépend de la direction de l'encadrement qui se trouve à Montreux. Je suis allé pour discuter du recrutement des chefs d'établissements (…). Et on a discuté de cette situation. On doit le rencontrer pour lui dire où est-ce qu'on va l'affecter.”
Il s’agit aussi de votre “capacité à livrer ce qui doit l'être”.
“Oui, mais ce n'est jamais clair. On ne sait jamais de quel dossier il s'agit exactement. J'ai déjà dit que je ne comprenais pas et puis moi après on ne me répond pas. Ce n'est pas moi qui décide.”
Vos phrases fortes ont joué dans cette décision ?
“Je n’en sais rien du tout et je n'ai pas envie de faire semblant. Je dis les choses comme elles sont (…) et si ça ne plaît pas tant pis.”
N’êtes-vous pas trop déçu ?
“Si, c'est décevant, bien sûr. Je suis venu pour les enfants. Je ne suis pas venu pour être ministre parce que, d'un, quand je retrouverai mon poste de professeur, je vais faire soit 12 ou 15 heures de cours à côté des heures interminables qu'on passe au ministère. Je gagnerai plus. J'aurai beaucoup plus de temps pour moi (…). J'espère surtout que les successeurs vont défendre le Polynésien (…). Ce n'est pas facile quand on est en face de l'État notamment quand il s'agit de négocier le poste pour faire venir le Polynésien, le contractuel, ce n'est pas évident. Mais je compte sur l'équipe suivante pour poursuivre les chantiers pour nos enfants d'abord.”
Vous démissionnez ou on vous pousse à démissionner du ministère de l’Éducation et de la Culture ?
“Je ne démissionne pas et je n'ai pas démissionné. Le président a décidé de mettre fin à mes fonctions (…). Je m'y attendais depuis que ma cheffe de cabinet a été remerciée. Enfin elle a démissionné…”
À cette époque-là, vous aviez mis aussi votre poste dans la balance ?
“Oui (…) je voulais manifester mon mécontentement. Puis j’ai décidé de rester car il y avait la convention décennale, la chartre de l’Éducation à terminer. Après c'est le président qui décide. Mme Lehartel était un élément incontournable du ministère, grâce à elle le ministère a fonctionné (…) et les stagiaires polynésiens ont pu revenir. Je lui serai éternellement reconnaissant. On n'a pas trouvé de terrain d'entente [avec le président]. On a dit qu’elle faisait le vide au sein de mon cabinet ce qui est totalement faux (…). [Les collaborateurs] n'ont pas quitté le ministère à cause d’elle. Il faut arrêter de dire n'importe quoi. Il y en a qui ont réussi le concours et qui sont partis (…). Les fonctions au ministère son des postes temporaires.”
Que s’est-il passé depuis la démission de Titaina Lehartel jusqu’à aujourd’hui ?
“Je ne sais pas (…). Il y a eu une série de demandes intempestives par rapport à tous les dossiers du ministère (…) Il y a eu un seul conseil interministériel consacré à un seul ministère. C'était un conseil interministériel tribunal, tout simplement.”
Quels reproches vous ont été faits ?
“La question de la cantine scolaire. J'ai décidé d'afficher les postes des contractuels à durée indéterminée (CDI) dans le second degré car dans le premier degré, ils sont affichés. Et les titulaires passent après les CDI, je ne suis pas d'accord car ils n'ont pas fait d'études et n'ont pas passé de concours (…). Je n’étais pas d'accord et j'ai maintenu ma position (…). Lors du conseil interministériel, le président a décidé de suivre notre avis et, du jour au lendemain, ça a changé. Et sans discussion. Je ne comprends pas.”
Et la licence Métiers d’art et du désign, mention matériaux (DN MADe) ?
“Le Centre des métiers d’art (CMA) n’est pas aux normes, des mesures doivent être mises en place (…) ça fait des années que ça n'a pas été réglé. Et après, on me le reproche.
Une partie des élèves suit cette formation au CMA, au Lycée Raapoto et à l’université. C'est trop lourd, ils doivent faire trois centres à chaque fois, ça n'a pas été bien réfléchi. C'est l'inspection générale qui a décidé (…), ce n'est pas moi. Peut-être que j'aurais dû en parler avant, mais j'ai oublié. Je lui ai déjà dit oralement, mais ça m'est sorti de la tête. J'aurais peut-être dû le prévenir et l'appeler avant de parler aux journalistes.”
Où en est ce dossier de Willy Vaiho ?
“C'est la procédure, et c'est l'État qui décide. Je donne mon avis, je lance l'enquête en collaboration avec le directeur. Le personnel de direction dépend de la direction de l'encadrement qui se trouve à Montreux. Je suis allé pour discuter du recrutement des chefs d'établissements (…). Et on a discuté de cette situation. On doit le rencontrer pour lui dire où est-ce qu'on va l'affecter.”
Il s’agit aussi de votre “capacité à livrer ce qui doit l'être”.
“Oui, mais ce n'est jamais clair. On ne sait jamais de quel dossier il s'agit exactement. J'ai déjà dit que je ne comprenais pas et puis moi après on ne me répond pas. Ce n'est pas moi qui décide.”
Vos phrases fortes ont joué dans cette décision ?
“Je n’en sais rien du tout et je n'ai pas envie de faire semblant. Je dis les choses comme elles sont (…) et si ça ne plaît pas tant pis.”
N’êtes-vous pas trop déçu ?
“Si, c'est décevant, bien sûr. Je suis venu pour les enfants. Je ne suis pas venu pour être ministre parce que, d'un, quand je retrouverai mon poste de professeur, je vais faire soit 12 ou 15 heures de cours à côté des heures interminables qu'on passe au ministère. Je gagnerai plus. J'aurai beaucoup plus de temps pour moi (…). J'espère surtout que les successeurs vont défendre le Polynésien (…). Ce n'est pas facile quand on est en face de l'État notamment quand il s'agit de négocier le poste pour faire venir le Polynésien, le contractuel, ce n'est pas évident. Mais je compte sur l'équipe suivante pour poursuivre les chantiers pour nos enfants d'abord.”





























