Tahiti, le 21 janvier 2026 - À Moorea, Réginal Haring mène la liste Here Moorea-Maiao pour les prochaines élections municipales. Sa priorité : la création d’emplois, notamment en encourageant l’entrepreneuriat et la réouverture des hôtels qui ont fermé, mais plus question de bungalows sur l’eau. Pas question non plus pour cette équipe de garder l’Épic Te Ito Rau no Moorea-Maiao. Quant au lycée, elle souhaite le voir implanté sur le terrain “Wilder” à Piha’e’ina.
Réginal Haring, qui mène la liste Here Moorea-Maiao pour les prochaines élections municipales, a présenté ce mercredi matin les grandes lignes de sa profession de foi, accompagné de quelques-uns de ses colistiers comme Jean Tehuritaua, tête de liste à Haapiti, Charles Rousset à Afareaitu, Léon Teariki à Maiao, et Alexandre Hanere. Tous ont un objectif commun : “Travailler pour la population”.
Bien connu à Moorea dans le domaine du tourisme, Réginal Haring ne voulait plus faire de politique. “Je gagne bien ma vie, je suis bien dans ma vie. Mais ma femme m'a dit, on ne peut pas rester bien et regarder tout autour de nous le mal qu'il y a”. Raison pour laquelle il a décidé de “se lever”. “Nos parents nous ont laissé un héritage riche, où il y avait du travail, et aujourd'hui, nous constatons que beaucoup de nos enfants sont dans la délinquance (…). On ne peut pas laisser à nos enfants quelque chose où il ne ferait pas bon vivre.”
Le leader de Here Moorea-Maiao mise sur la création d’emplois. Car selon lui, si le jeunes continuent à être “sans travail” et donc dans l’oisiveté, la délinquance “va s’empirer, ça va aller de plus en plus mal, nous ne voulons pas ça”.
Il rappelle que lors du “job dating” organisé en février dernier pour trois enseignes installées depuis à Moorea, ce sont plus de 600 jeunes de l’île qui ont postulé pour… vingt postes. Face à ce constat, Réginal Haring avance que lui et “ses copains” ne peuvent rester spectateurs devant ce fléau. “Tous ici, autour de cette table, ont réussi dans leur vie grâce à notre île, Moorea. Et ce n'est pas parce que nous avons réussi, qu'on doit laisser nos enfants, laisser les personnes autour de nous dans le mal".
Réginal Haring, qui mène la liste Here Moorea-Maiao pour les prochaines élections municipales, a présenté ce mercredi matin les grandes lignes de sa profession de foi, accompagné de quelques-uns de ses colistiers comme Jean Tehuritaua, tête de liste à Haapiti, Charles Rousset à Afareaitu, Léon Teariki à Maiao, et Alexandre Hanere. Tous ont un objectif commun : “Travailler pour la population”.
Bien connu à Moorea dans le domaine du tourisme, Réginal Haring ne voulait plus faire de politique. “Je gagne bien ma vie, je suis bien dans ma vie. Mais ma femme m'a dit, on ne peut pas rester bien et regarder tout autour de nous le mal qu'il y a”. Raison pour laquelle il a décidé de “se lever”. “Nos parents nous ont laissé un héritage riche, où il y avait du travail, et aujourd'hui, nous constatons que beaucoup de nos enfants sont dans la délinquance (…). On ne peut pas laisser à nos enfants quelque chose où il ne ferait pas bon vivre.”
Le leader de Here Moorea-Maiao mise sur la création d’emplois. Car selon lui, si le jeunes continuent à être “sans travail” et donc dans l’oisiveté, la délinquance “va s’empirer, ça va aller de plus en plus mal, nous ne voulons pas ça”.
Il rappelle que lors du “job dating” organisé en février dernier pour trois enseignes installées depuis à Moorea, ce sont plus de 600 jeunes de l’île qui ont postulé pour… vingt postes. Face à ce constat, Réginal Haring avance que lui et “ses copains” ne peuvent rester spectateurs devant ce fléau. “Tous ici, autour de cette table, ont réussi dans leur vie grâce à notre île, Moorea. Et ce n'est pas parce que nous avons réussi, qu'on doit laisser nos enfants, laisser les personnes autour de nous dans le mal".
“Le travail, la clé de la réussite”
Pour Réginal Haring, il n’y a pas de secret, “le travail, c’est la clé de la réussite”. Lui et certains de ses colistiers étant auto-entrepreneurs, ils insistent sur le fait qu’“ils n'ont pas besoin de la commune pour vivre”, mais qu’ils vont “faire valoir cette île et faire que cette île, demain, ait du travail pour nos enfants”.
Le mot d’ordre de Here Moorea-Maiao est donc le suivant : “Il faut créer de l'emploi”. Réginal Haring rappelle qu’avant 2001, “on avait beaucoup d'emplois, on n'avait pas besoin de s'expatrier”. Après 2001, de nombreux hôtels ont fermé comme le Club Med, Moorea Village ou encore Le Beachcomber. “Ces hôtels n'ont pas été remplacés. On ne veut pas dire qu'il faut construire six hôtels, mais au moins rouvrir les hôtels là où ils étaient avant”. Il assure que l’ouverture d’au moins trois de ces hôtels 5 étoiles va engendrer la création de 300 emplois par hôtels, si ce n’est plus.
Par contre, plus question pour cette équipe de construire des bungalows sur l’eau. “Il faut protéger notre île (…) et ce qui fait la beauté de notre île de Moorea, c'est notre population, c'est la ressource de notre île. Les touristes ne viennent pas ici seulement pour voir de beaux hôtels.”
Quant à l’épineuse question de la plage de Tema’e, Réginal Haring ne mâche pas ses mots : “Nos gouvernements, nos communes qui étaient là auparavant, auraient dû acheter ce terrain-là (…). On attend toujours quand quelqu'un d'autre est propriétaire, pour réagir”. Mais pour Here Moorea-Maiao, ce n’est pas trop tard et Réginal Haring propose d’ouvrir le dialogue avec Louis Wan. “C’est quelqu'un qui est de la Polynésie et je pense que c'est quelqu'un qui est très ouvert à la discussion (…). Si on peut gagner quelques mètres de plage, je ne sais pas, qu’il puisse construire des restaurants au début de Toatea ou des bars où la population puisse accéder, et rouvrir quelques mètres de plage encore, ce serait bien (…). Au lieu d'aller lui jeter des cailloux, il faut tout d'abord regarder ce que ce monsieur fait pour la Polynésie. Il emploie beaucoup de Polynésiens.”
La culture n’est pas en reste avec Here Moorea-Maiao puisque pour Réginal Haring, “une île sans culture, c'est une île morte”. La construction d’une salle de spectacle lui semble nécessaire pour que les associations puissent lever des fonds au travers notamment de différents spectacles. “On a répertorié des endroits, mais on ne veut pas tout divulguer parce que sinon, tous nos concurrents vont mettre ça dans leur profession de foi”, a lâché Réginal Haring.
Ce dernier a également l’intention de faire comme à Bora Bora, c’est-à-dire de demander aux hôteliers de participer financièrement à l’organisation du Heiva à Moorea.
Le mot d’ordre de Here Moorea-Maiao est donc le suivant : “Il faut créer de l'emploi”. Réginal Haring rappelle qu’avant 2001, “on avait beaucoup d'emplois, on n'avait pas besoin de s'expatrier”. Après 2001, de nombreux hôtels ont fermé comme le Club Med, Moorea Village ou encore Le Beachcomber. “Ces hôtels n'ont pas été remplacés. On ne veut pas dire qu'il faut construire six hôtels, mais au moins rouvrir les hôtels là où ils étaient avant”. Il assure que l’ouverture d’au moins trois de ces hôtels 5 étoiles va engendrer la création de 300 emplois par hôtels, si ce n’est plus.
Par contre, plus question pour cette équipe de construire des bungalows sur l’eau. “Il faut protéger notre île (…) et ce qui fait la beauté de notre île de Moorea, c'est notre population, c'est la ressource de notre île. Les touristes ne viennent pas ici seulement pour voir de beaux hôtels.”
Quant à l’épineuse question de la plage de Tema’e, Réginal Haring ne mâche pas ses mots : “Nos gouvernements, nos communes qui étaient là auparavant, auraient dû acheter ce terrain-là (…). On attend toujours quand quelqu'un d'autre est propriétaire, pour réagir”. Mais pour Here Moorea-Maiao, ce n’est pas trop tard et Réginal Haring propose d’ouvrir le dialogue avec Louis Wan. “C’est quelqu'un qui est de la Polynésie et je pense que c'est quelqu'un qui est très ouvert à la discussion (…). Si on peut gagner quelques mètres de plage, je ne sais pas, qu’il puisse construire des restaurants au début de Toatea ou des bars où la population puisse accéder, et rouvrir quelques mètres de plage encore, ce serait bien (…). Au lieu d'aller lui jeter des cailloux, il faut tout d'abord regarder ce que ce monsieur fait pour la Polynésie. Il emploie beaucoup de Polynésiens.”
La culture n’est pas en reste avec Here Moorea-Maiao puisque pour Réginal Haring, “une île sans culture, c'est une île morte”. La construction d’une salle de spectacle lui semble nécessaire pour que les associations puissent lever des fonds au travers notamment de différents spectacles. “On a répertorié des endroits, mais on ne veut pas tout divulguer parce que sinon, tous nos concurrents vont mettre ça dans leur profession de foi”, a lâché Réginal Haring.
Ce dernier a également l’intention de faire comme à Bora Bora, c’est-à-dire de demander aux hôteliers de participer financièrement à l’organisation du Heiva à Moorea.
“Pas pour garder l’Épic” Te Ito Rau no Moorea-Maiao
Autre dossier auquel la liste Here Moorea-Maiao souhaite s’attaquer : l’Épic Te Ito Rau no Moorea-Maiao, en charge de l’électricité sur l’île Sœur. “Le nom Épic, ça pique (…). Les gens, ils sont piqués du portefeuille, parce que le nom a été mal choisi, il faut peut-être changer le nom”, assure Réginal Haring qui n’est “pas pour garder l’Épic”.
Pour la tête de liste, le maire sortant Evans Haumani “aurait dû récupérer l’eau et laisser l'EDT gérer l'électricité, surtout que (…) ceux qui vont être élus doivent déjà prévoir d’acheter de nouveaux groupes, acheter du nouveau matériel, parce que je sais que les groupes que nous avons actuellement sont vétustes et ça sera un challenge pour la prochaine équipe qui va arriver”.
Quant à l’implantation de Carrefour à Maharepa, Réginal Haring pense qu’“il y a beaucoup de magasins qui sont déjà ici actuellement”.
Sur la question des transports publics et scolaires, Réginal Haring rappelle qu’il avait proposé au Pays d’acheter seize bus et de s’occuper du transport scolaire et régulier, mais jusqu’à présent, cette proposition est restée sans réponse. “La sécurité de nos enfants est en jeu. Quand je vois qu'on conduit des bus sans carte violette, sans visite technique, que les employés ne sont pas déclarés à la CPS... Je suis désolé, Warren (Guilloux, le gérant de la société Warren Transports titulaire du marché du transport scolaire à Moorea, NDLR), c'est un copain, mais on ne peut pas continuer les choses comme ça, surtout pour la sécurité de nos enfants.”
Enfin, concernant le lycée à Opunohu, Réginal Haring est contre et regrette qu’“aucune association ne se soit levée pour défendre Opunohu (…) qui est ta carte d'identité. C'est là où nos ancêtres ont toujours été (…) c'est le seul endroit, quand tu vas au Belvédère, où tu as la vue sur toutes les grandes montagnes de Moorea qui ont des histoires, qui ont des légendes. J'étais le seul à me lever et à dire non.”
Pour Réginal Haring, le lycée doit se faire à Piha’e’ina qui dispose d’un terrain de 17 hectares, le terrain “Wilder”. “Cela va désengorger le collège de Paopao qui est complètement vétuste.”
Si certaines associations ont mis en avant que “la terre glisse à cet endroit”, il répond : “Si la terre glisse là-bas, il y a longtemps que le terrain de football de Tiare Hinano aurait disparu.”
Et campagne oblige, Réginal Haring n’hésite pas à tacler le maire sortant Evans Haumani. “Il y a beaucoup de choses qui se font six mois avant les élections (…) mais pendant dix ans, on n'a pas parlé de transport scolaire, on n'a pas parlé de transport régulier ou bien d'autres choses comme les lumières autour de l'île de Moorea. J'espère que la population ne va pas encore tomber dans le panneau, dans les promesses qui ne seront jamais tenues Donc, ne tombez pas dans le piège. Moi, j'ai dit que si demain, vous voulez un changement, le changement, il est là.
Pour la tête de liste, le maire sortant Evans Haumani “aurait dû récupérer l’eau et laisser l'EDT gérer l'électricité, surtout que (…) ceux qui vont être élus doivent déjà prévoir d’acheter de nouveaux groupes, acheter du nouveau matériel, parce que je sais que les groupes que nous avons actuellement sont vétustes et ça sera un challenge pour la prochaine équipe qui va arriver”.
Quant à l’implantation de Carrefour à Maharepa, Réginal Haring pense qu’“il y a beaucoup de magasins qui sont déjà ici actuellement”.
Sur la question des transports publics et scolaires, Réginal Haring rappelle qu’il avait proposé au Pays d’acheter seize bus et de s’occuper du transport scolaire et régulier, mais jusqu’à présent, cette proposition est restée sans réponse. “La sécurité de nos enfants est en jeu. Quand je vois qu'on conduit des bus sans carte violette, sans visite technique, que les employés ne sont pas déclarés à la CPS... Je suis désolé, Warren (Guilloux, le gérant de la société Warren Transports titulaire du marché du transport scolaire à Moorea, NDLR), c'est un copain, mais on ne peut pas continuer les choses comme ça, surtout pour la sécurité de nos enfants.”
Enfin, concernant le lycée à Opunohu, Réginal Haring est contre et regrette qu’“aucune association ne se soit levée pour défendre Opunohu (…) qui est ta carte d'identité. C'est là où nos ancêtres ont toujours été (…) c'est le seul endroit, quand tu vas au Belvédère, où tu as la vue sur toutes les grandes montagnes de Moorea qui ont des histoires, qui ont des légendes. J'étais le seul à me lever et à dire non.”
Pour Réginal Haring, le lycée doit se faire à Piha’e’ina qui dispose d’un terrain de 17 hectares, le terrain “Wilder”. “Cela va désengorger le collège de Paopao qui est complètement vétuste.”
Si certaines associations ont mis en avant que “la terre glisse à cet endroit”, il répond : “Si la terre glisse là-bas, il y a longtemps que le terrain de football de Tiare Hinano aurait disparu.”
Et campagne oblige, Réginal Haring n’hésite pas à tacler le maire sortant Evans Haumani. “Il y a beaucoup de choses qui se font six mois avant les élections (…) mais pendant dix ans, on n'a pas parlé de transport scolaire, on n'a pas parlé de transport régulier ou bien d'autres choses comme les lumières autour de l'île de Moorea. J'espère que la population ne va pas encore tomber dans le panneau, dans les promesses qui ne seront jamais tenues Donc, ne tombez pas dans le piège. Moi, j'ai dit que si demain, vous voulez un changement, le changement, il est là.




























