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Recherche : Le « tohonu », remède contre la Ciguatera ?



Recherche : Le « tohonu », remède contre la Ciguatera ?
La Ciguatera affecte particulièrement surtout les populations des archipels fortement dépendantes, sur le plan alimentaire et économique, des ressources lagonaires. D’une manière plus vaste, elle concerne environ 400 millions de personnes vivant dans le Pacifique tropical. Pour l’heure, la médecine occidentale ne propose aucune solution alors que la médecine traditionnelle polynésienne est riche en plantes, telle que le « Tohonu » des Tuämotu, ayant des vertus pharmacologiques. C’était le sujet de Fanny Rossi, doctorante en chimie analytique à l’Université de la Polynésie Française.

En l’absence de traitement, la Ciguatera devient un véritable fléau sociétale pour les îliens. A un tel point qu’elle devient même un frein socio-économique pour ces derniers. En effet, du fait d’un changement radical de mode consommation, elle en traîne l’émergence de maladies cardiovasculaires, d’obésité ou de diabète. Des scientifiques de l’IRD, l’Institut de la Recherche et du Développement, et leurs confrères ont élucidé les mécanismes de cette maladie. Ces connaissances leur ont permis de développer des tests in vitro, parmi une centaine de plantes médicinales dites « candidates », celles qui possèdent effectivement des molécules actives.

Recherche : Le « tohonu », remède contre la Ciguatera ?
Le Tohonu, une plante connue des paùmotu

Parmi les plantes recensées, il y a le Tohonu que les scientifiques ont nommé l’Helio-Tropium Foertherianum. On trouve généralement cet arbuste de taille basse dans l’archipel des Tuamotu, en bordure des plages. Ses feuilles larges et allongées sont utilisées en cataplasmes, alors que les jeunes pousses soulagent les piqûres des poissons-pierres, à condition de les appliquer rapidement.

Avec un taux d’incidence annuel de près de 500 cas pour 100.000 habitants, la Ciguatera apparaît comme un véritable problème de santé publique. Les premiers symptômes de la maladie, communément appelée gratte, apparaissent 2 à 12 heures après la consommation de poisson. Les syndromes sont nombreux et visibles : picotements autour des lèvres et du nez, fourmillements des mains et des pieds, sensations de brûlure au contact de l’eau froide, démangeaisons, maux de tête, sueurs, frilosité et fatigue.

L’effet protecteur du tohonu contre la Ciguatera a été confirmé par des tests in vitro. Cependant, ce genre d’ l’Helio-Tropium Foertherianum, bien que efficace est connu pour contenir des alcaloïdes pyrrolizidiniques, nocifs pour la santé humaine. En clair, ce sont des composés chimiques qui peuvent provoquer des effets secondaires.

Durant les Doctoriales 2013, Fanny Rossi, en 3ème année de chimie analytique, avait présenté sa thèse sur la valorisation industrielle d’un remède traditionnel. Elle a mis en avant le point fort de la plante. L’intérêt repose sur la partie positive de celle-ci, c’est-à-dire sur la composition chimique et la variabilité des teneurs en principe actifs.

Des analyses sont d’ailleurs toujours en cours dans les différents laboratoires de l’Institut Malardé, mais aussi de l’Institut de la Recherche et du Développement. Le but serait de pouvoir isoler, puis de développer la molécule active du tohonu pour fabriquer des médicaments qui seraient accessibles à la population, notamment celle qui est potentiellement la plus vulnérable à ce fléau.

TP

Recherche : Le « tohonu », remède contre la Ciguatera ?
Mä’imira’a : Te tohonu, a rä’au päpü änei nö te rapa’au i te ma’i Ciguatera ?

I te mau pae Tuämotu mä, ‘ua ‘ite a’e na hia i te faufa’a rahi o te tohonu. E tumu teie o te vai ta’a ‘ë noa i te mau pae tahatai. ‘Ia au i te parau a te mau ‘aiväna’a e mä’imi nei, te vai ra ihoa i te faufa’a i roto i te rau’ere ‘e te tumu o te tohonu. Te vähi faufa’a rahi roa ra, te i roto ïa i tö na täpau mä’uo’uo. I teienei ra, te i te huru noa o te fa’aravera’a. E piti uira’a o te i tu’u hia : ‘eäha te faïto tohonu e nehenehe e ‘äno’i hia i roto i tetahi hüero ra’au änei i te taïme a mätara ai i te reira. Te piti o te uira’a : ‘Eäha te huru ma’i ‘äpe’e e riro i te färiu i muri noa i te momira’a hia i te hö’ë hüero rä’au ? Te i roto noa ea teie mau ‘äivana’a i te mä’imira’a ‘e te tuatäpapara’a nö te reira ra’au .

Te fifi o te i ‘ite hia, te i ni’a i te mau huru ma’i ‘äpe’e parau hia nei « effets secondaires ». ‘Oia mau, hou te tahi rä’au a ‘öpere hia atu ai nä roto i te mau fare rä’au, e tïtau hia ‘ia ha’apäpü i tö na parau. Te aura’a, e ha’amani hia te tahi hüero ra’au nä roto i te ‘apora’a mai i te hö’ë tiare änei, tumu rä’au änei, ‘e matïe ato’a. Terä rä, mai i te mau mea ato’a, të vai nei to’opiti huru : te maita’i ‘e te ‘ino. I’ö nei ra, ‘aita e nehenehe e parau hia i teie ta’o « ‘ino », e paura ra tätou « fifi ». Nö teäha ? ‘Aita e ‘ite hia i te mau fifi i tö muri mai.

‘E tumu rä’au maita’i roa te tohonu. I roto ra i tö na mau uaua, ‘ua ‘ite hia te tahi mau « pü’öhura’a tino puna » parau hia « molécules », o te i nehenehe e ha’afifi roa i te ‘ëa o te ta’ata. Të hi’opo’a hia nei i te reira. Pënei a’e, e fa’ata’a ‘ë hia rätou i tö te mea maita’i, ‘ia toe noa mai i teie. I reira ïa te mau ‘aiväna’a e rave ai i te tahi mau mä’imira’a hou roa atu nö te ha’amani mai i te hö’ë hüero ra’au nö te ta’ato’ara’a.
TP


Rédigé par TP le Vendredi 10 Mai 2013 à 14:14 | Lu 92391 fois






1.Posté par Tamatoa AUDOUIN le 10/05/2013 19:37 | Alerter
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TE PATAPATA NŌ TE REO MĀ'OHI | Te mauiha'a 'ōhie roa a'e nō te pāpa'i i te tārava
Nāhea e fa'atārava i te vauera ?
Nō te vauera na'ina'i : Alt Gr + Vauera ('aore rā te piti o te pito Alt + Vauera, tei te huru o te patapata)
Nō te vauera rārahi : Alt Gr + Shift + Vauera ('aore rā te piti o te pito Alt + Vauera, tei te huru o te patapata)

'A Huri mai i te Patapata Reo Mā'ohi
i Teie Nei ! http://www.huri-translations.pf/tahitian/polynesian-keyboard.html

2.Posté par Ausilio Del Prado Andy (andrée) le 11/05/2013 04:44 | Alerter
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A savoir. Les paradis cachent des zones d''enfer!

3.Posté par Mama le 11/05/2013 20:35 | Alerter
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connue des paumotu et des chercheurs français depuis longtemps

ce n'est PAS une découverte récente

4.Posté par fred alias le 11/05/2013 20:37 (depuis mobile) | Alerter
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Merci beaucoup pour cette traduction en tahitien, c'est tellement rare que ça en d'autant plus appréciable. Si vous pouviez faire cela pour tous les articles cela pourrait apporter beaucoup a la langues et donc a la culture polynésienne

5.Posté par tarafetue le 12/05/2013 23:47 | Alerter
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Mea ma, vous avez fumez ou quoi!!!!!

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