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Raiatea sur la route du rhum



Raromatai, le 28 juillet 2020  -  En recherche de nouvelles ressources économiques, Raiatea pourrait bien s'inspirer de sa voisine Tahaa et de son usine de rhum déjà trois fois médaillée sur le plan national. La canne à sucre et ses dérivés ont visiblement un avenir aux Raromatai.
 

La semaine dernière, le tāvana de Tumaraa, Cyril Tetuanui accompagné par quatre de ses adjoints, s'est rendu chez Laurent Masseron, l’homme de Patio aux trois médailles d’or à Paris.
Le but de la visite : savoir quel pourrait être l’avenir de la canne à sucre à Tumaraa, en dehors de la fabrication d’alcool, le marché local n’étant pas assez large pour une rhumerie supplémentaire. Comme expliqué par le propriétaire de la rhumerie, d'autres débouchés existent (les résidus des cannes broyées sont un excellent compost pour les plantations) et peuvent créer de l'emploi dans ce secteur primaire. Pour peu qu'on s'en donne la peine, deux hectares peuvent rapporter la valeur d’un SMIC mensuel.
Laurent Masseron n'a pas été avare de conseils dans le domaine du rhum agricole. Un rhum distillé à partir du jus de canne qui ne représente que 5% du marché mondial chez les producteurs. La grande majorité des rhums sont issus de la mélasse (d’ailleurs importée sur le territoire pour être transformée en alcool) qui est un résidu des sucreries, principalement antillaises et cubaines.
Bien sûr la rhumerie de Tahaa a subi un sacré contrecoup avec la crise sanitaire en raison de l’interdiction controversée de la vente d’alcool. Heureusement, en homme d’affaires avisé, M. Masseron a multiplié les produits dérivés et comme il l’a souligné lors de son exposé aux élus de Tumaraa : " Je n’ai pas mis mes œufs dans le même panier, je transforme d’autres produits agricoles uniquement avec des matières premières de Tahaa. Depuis peu, elles peuvent même être comme la farine de coco ".
C’est pour cela qu’il a aussi travaillé sur la vanille et d’autres plantes, telle que l’huile de Tamanu, pour en extraire des huiles essentielles. L’huile de coco fait également partie de la panoplie, et il y en a beaucoup d’autres à découvrir comme les épices en poudre.
Toujours selon les dires du propriétaire, le marché local du rhum n’est pas extensible à l’infini, sauf à diminuer la consommation d’autres alcools à son profit. "Pour développer les produits à l’export il faudrait que le pays revoie le pourcentage des taxes et, surtout, qu’il œuvre au sein de l’Union Européenne pour que nous bénéficiions des aides attribuées aux départements. Comme nous ne sommes pas un département, nous n’avons droit à aucun subside de l’Europe dans ce secteur ! Un rhum antillais de qualité égale coûte trois à quatre fois moins cher dans une cave en France..."
Si le salon a lieu en 2021 à Paris nul doute que Laurent s’y rendra pour y glaner sa quatrième médaille, une compensation comme une autre qui laisse entrevoir des lendemains qui chantent.

Rédigé par JPM le Mardi 28 Juillet 2020 à 08:38 | Lu 1944 fois




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