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Prorogation de l’état d’urgence post-inondations à Fidji



Prorogation de l’état d’urgence post-inondations à Fidji
SUVA, lundi 23 avril 2012 (Flash d’Océanie) – L’état de catastrophe naturelle déclaré après les graves inondations de Pâques, dans le Nord et l’Ouest de l’île principale fidjienne de Viti Levu, a été prorogé jusqu’à la fin avril 2012, a annoncé lundi le gouvernement.
Ces inondations, qui ont frappé notamment la ville de Nadi (Ouest de Viti Levu), porte d’entrée du tourisme à Fidji et où se trouve l’aéroport international, ont causé d’énormes dégâts matériels (principalement aux infrastructures et aux cultures commerciales de canne à sucre), ainsi que des milliers de sinistrés.
Près de deux cent personnes demeurent encore dans les quelques centres d’accueil restés ouverts depuis la catastrophe.
Ces inondations sont les secondes intervenues cette année : une première vague, qui faisait aussi suite à des pluies torrentielles dues à la présence persistante de zones dépressionnaires dans la région, a frappé fin janvier 2012, dans les mêmes régions de Viti Levu.
Là encore, des milliers de personnes avaient dû fuir leurs résidences prises par les eaux, de nombreux ponts et chaussées ont été endommagés ou détruits et une demi-douzaine de personnes avait trouvé la mort, emportées par les eaux de rivières ou de creeks en crue qu’ils tentaient de traverser.
Tout comme pour la première vague d’inondations, à la suite des inondations de Pâques, un élan de solidarité internationale s’est depuis organisé, en provenance de pays de la proche région (Australie, Nouvelle-Zélande), mais aussi de l’Union Européenne, du Japon, de la Chine ou d’organismes internationaux de développement comme la Banque Asiatique de Développement.

Vendredi 20 avril, Murray McCully, ministre néo-zélandais des affaires étrangères, annonçait une rallonge de l’aide de son gouvernement aux sinistrés de Fidji.
Cette aide supplémentaire représente un million de dollars néo-zélandais (environ 620.000 euros) qui viennent s’ajouter à 1,25 autres millions de dollars annoncés précédemment, et qui se matérialisent par des dons aux organisations non gouvernementales et humanitaires (dont la Croix Rouge) mobilisées sur place.
Le gouvernement japonais a aussi annoncé, en fin de semaine dernière, une aide de 300 millions de Yen (2,7 millions d’euros) entrant dans le cadre d’un projet de détection et d’alerte aux catastrophes naturelles.
La Banque Asiatique de Développement (ADB) a annoncé pour sa part une aide spécifique d’un million de dollars US afin d’épauler l’aide humanitaire post-inondations à Fidji, notamment dans le domaine de la reconstruction.
La Chine a fait don de l’équivalent de 150.000 euros.
Les États-Unis ont donné 150.00 dollars US (dont 100.000 pour le Rotary Club et 50.000 pour la Croix Rouge), sous forme de couverture, de bâches, de bottes en caoutchouc, de gants, de couches-culottes, de réservoirs d’eau et de comprimés de purification de l’eau.

« cash for work » : un ballon d’oxygène

Le Brésil a donné l’équivalent de 50.000 dollars US.
Le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), dont l’agence régionale se trouve aussi à Suva, a pour sa part mis en place un programme original baptisé « cash for work » (« de l’argent pour du travail ») spécialement conçu pour les agriculteurs désormais dans l’incapacité de vendre le fruit de leurs récoltes sur les marchés de la région, et en particulier dans le Nord de Viti Levu, dans la petite localité de Rakiraki.
Dans le cadre de ce programme, ces vendeurs, en chômage technique, seront employés en priorité dans le cadre des travaux de nettoyage, de réhabilitation et de rétablissement engagés par l’aide internationale.
Ce programme devrait bénéficier à un peu plus de deux cent cinquante personnes, leur fournissant ainsi une source provisoire de revenus, au moins pour les semaines à venir.

Une facture d’une trentaine de millions d’euros

La facture, en dégâts matériels, n’est pas encore arrêtée définitivement, mais se situe déjà au-delà d’une trentaine de millions d’euros.
Cette aide de cet organisme de financement vient s’ajouter à une autre, fournie dans le cadre d’un projet à plus long terme amorcé en août 2009, pour 17 millions de dollars US et qui s’attache aussi à reconstruire les infrastructures endommagées par de précédentes catastrophes naturelles (et en premier lieu les inondations de janvier 2009).

La leptospirose a tué

Au plan sanitaire, les inquiétudes sont toujours aussi présentes dans le domaine du risque lié à la présence de grandes superficies d’eaux stagnantes et qui contribue à la prolifération de maladies telles que la dengue (transmise par les moustiques), la leptospirose, la typhoïde ou la dysenterie.
Dernier bilan en date : six cas mortels de leptospirose ont été recensés en fin de semaine dernière, dans la région de l’Ouest de Viti Levu, a confirmé à la presse locale le Commandant Joeli Cawaki, commissaire pour la division Ouest.
Il a aussi, une nouvelle fois, exhorté le public à observer les règles élémentaires d’hygiène préventive afin d’éviter la propagation de la maladie.
Dans le cas spécifique de la leptospirose, il est fortement conseillé de ne pas marcher pieds nus dans des zones humides ou marécageuses, en raison du risque de contamination de ces eaux par des déjections animales (rats, cochons, entre autres).

pad

Rédigé par PAD le Lundi 23 Avril 2012 à 05:00 | Lu 462 fois






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