Paris, France, le 17 août 2026. "Lui président..." : A huit mois de la présidentielle, François Hollande prépare sa rentrée et se présente plus que jamais comme un recours, si son rival au sein de la gauche social-démocrate Raphaël Glucksmann dévisse dans les sondages.
Même s'il ne s'agit pas d'un lancement de campagne, assure son entourage, la symbolique est là : pour son 72e anniversaire mercredi, des proches ont offert à l'ancien président le placardage de 500 affiches réhabilitant son bilan, relayées ensuite sur les réseaux sociaux.
"Lui président, 650.000 Français sont partis à la retraite", "Lui président, 8 millions de Français les plus démunis ont été exonérés d'impôts", peut-on ainsi lire sur ces visuels reprenant les codes du pop-art.
François Hollande n'était pas au courant, assure l'élu de la Drôme Wilfrid Pailhès, à l'initiative de ce cadeau, avec notamment le maire de Libourne Philippe Buisson. Mais il a apprécié, et même reçu plus de 500 messages d'anniversaire dans la foulée.
Car l'ancien président, qui n'a pas pu se représenter en 2017 après une fin de quinquennat marquée par une très forte impopularité, veut faire prospérer l'idée de "pourquoi pas lui".
C'est sa deuxième tentative de revenir dans la course à l'Elysée : en 2022, ce piqué de politique avait essayé de court-circuiter Anne Hidalgo, sans y parvenir.
Cette fois, il mise sur son prochain livre, prévu le 3 septembre : "Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche", (Editions Robert Laffont), qui se veut "une vision de ce que doit devenir la France dans 10 ans" et avance des propositions.
Dans l'ouvrage, il répond "à trois grandes questions", explique son entourage : "comment préparer l'avenir du pays notamment autour de sa jeunesse, comment protéger les Français à l'intérieur comme à l'extérieur et comment unir la République face aux forces de la division". Avec aussi une "réflexion sur ce que doit être une nouvelle gauche".
Avant cela, celui qui est redevenu député de Corrèze en 2022 sous les couleurs du Nouveau Front populaire sera présent le 28 août au campus d'été du Parti socialiste à Blois, pour y rencontrer des militants, "nombreux à le solliciter en ce moment", assure son entourage.
Même s'il ne s'agit pas d'un lancement de campagne, assure son entourage, la symbolique est là : pour son 72e anniversaire mercredi, des proches ont offert à l'ancien président le placardage de 500 affiches réhabilitant son bilan, relayées ensuite sur les réseaux sociaux.
"Lui président, 650.000 Français sont partis à la retraite", "Lui président, 8 millions de Français les plus démunis ont été exonérés d'impôts", peut-on ainsi lire sur ces visuels reprenant les codes du pop-art.
François Hollande n'était pas au courant, assure l'élu de la Drôme Wilfrid Pailhès, à l'initiative de ce cadeau, avec notamment le maire de Libourne Philippe Buisson. Mais il a apprécié, et même reçu plus de 500 messages d'anniversaire dans la foulée.
Car l'ancien président, qui n'a pas pu se représenter en 2017 après une fin de quinquennat marquée par une très forte impopularité, veut faire prospérer l'idée de "pourquoi pas lui".
C'est sa deuxième tentative de revenir dans la course à l'Elysée : en 2022, ce piqué de politique avait essayé de court-circuiter Anne Hidalgo, sans y parvenir.
Cette fois, il mise sur son prochain livre, prévu le 3 septembre : "Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche", (Editions Robert Laffont), qui se veut "une vision de ce que doit devenir la France dans 10 ans" et avance des propositions.
Dans l'ouvrage, il répond "à trois grandes questions", explique son entourage : "comment préparer l'avenir du pays notamment autour de sa jeunesse, comment protéger les Français à l'intérieur comme à l'extérieur et comment unir la République face aux forces de la division". Avec aussi une "réflexion sur ce que doit être une nouvelle gauche".
Avant cela, celui qui est redevenu député de Corrèze en 2022 sous les couleurs du Nouveau Front populaire sera présent le 28 août au campus d'été du Parti socialiste à Blois, pour y rencontrer des militants, "nombreux à le solliciter en ce moment", assure son entourage.
"maillot jaune"
L'ancien président participera le lendemain à un débat à Sens (Yonne) avec le candidat d'Horizons à l'élection présidentielle Edouard Philippe, sur "les perspectives pour la France en 2027".
Mais François Hollande n'entend pas se déclarer tout de suite, tablant sur le mois de décembre pour une éventuelle annonce.
Il a pourtant déjà trouvé ses locaux de campagne, dans le centre de Paris. Un espace de 90 m2 loué jusqu'à la fin de l'année. "S'il est désigné, on changera d'espace. Mais si en décembre c'est Raphaël Glucksmann, on fermera", expose Wilfrid Pailhès.
Car pour l'instant, l'eurodéputé et leader de Place publique tient la corde et se prépare à participer à une primaire avec le PS, dans l'espoir d'être désigné candidat et de profiter de l'appareil socialiste.
Pour François Hollande, qui a toujours refusé d'y participer, le format n'est "pas le bon", avec "un corps électoral extrêmement restreint et une organisation matérielle qui n'est pas taillée pour créer d'enthousiasme populaire", souligne M. Pailhès.
"C'est un vote de congrès, pas une primaire", ajoute-t-il, qui estime que Raphaël Glucksmann "s'est laissé embourber" dans les débats internes.
"Aujourd'hui, c'est Raphaël qui a le maillot jaune, c'est à lui de pédaler", reconnait l'élu, "mais s'il ne pédale pas, on est là", prévient-il.
Et d'avancer que les socialistes refuseront de "refiler les clés du camion à Raphaël Glucksmann", car "ce serait la disparition du PS". D'autant que l'eurodéputé aurait alors la main sur les investitures socialistes pour les législatives.
"Ca change la donne. On entend la petite musique : +Hollande, on l'aime pas plus que ça mais il est socialiste+", estime-t-il.
Même si d'autres socialistes jugent que les chances de l'ancien chef de l'Etat restent minimes du fait de son quinquennat, M. Pailhès remarque que Raphaël Glucksmann ne fait pas l'unanimité.
"Il a été absent cet été. Ca ne donne pas le sentiment d'être déterminé", ajoute-t-il avant d'asséner : "personne ne le voit gagner, y compris ceux qui le soutiennent au PS".
Mais François Hollande n'entend pas se déclarer tout de suite, tablant sur le mois de décembre pour une éventuelle annonce.
Il a pourtant déjà trouvé ses locaux de campagne, dans le centre de Paris. Un espace de 90 m2 loué jusqu'à la fin de l'année. "S'il est désigné, on changera d'espace. Mais si en décembre c'est Raphaël Glucksmann, on fermera", expose Wilfrid Pailhès.
Car pour l'instant, l'eurodéputé et leader de Place publique tient la corde et se prépare à participer à une primaire avec le PS, dans l'espoir d'être désigné candidat et de profiter de l'appareil socialiste.
Pour François Hollande, qui a toujours refusé d'y participer, le format n'est "pas le bon", avec "un corps électoral extrêmement restreint et une organisation matérielle qui n'est pas taillée pour créer d'enthousiasme populaire", souligne M. Pailhès.
"C'est un vote de congrès, pas une primaire", ajoute-t-il, qui estime que Raphaël Glucksmann "s'est laissé embourber" dans les débats internes.
"Aujourd'hui, c'est Raphaël qui a le maillot jaune, c'est à lui de pédaler", reconnait l'élu, "mais s'il ne pédale pas, on est là", prévient-il.
Et d'avancer que les socialistes refuseront de "refiler les clés du camion à Raphaël Glucksmann", car "ce serait la disparition du PS". D'autant que l'eurodéputé aurait alors la main sur les investitures socialistes pour les législatives.
"Ca change la donne. On entend la petite musique : +Hollande, on l'aime pas plus que ça mais il est socialiste+", estime-t-il.
Même si d'autres socialistes jugent que les chances de l'ancien chef de l'Etat restent minimes du fait de son quinquennat, M. Pailhès remarque que Raphaël Glucksmann ne fait pas l'unanimité.
"Il a été absent cet été. Ca ne donne pas le sentiment d'être déterminé", ajoute-t-il avant d'asséner : "personne ne le voit gagner, y compris ceux qui le soutiennent au PS".































