Tahiti, le 22 août 2025 – Le président du Tavini a convié la presse ce vendredi matin pour réagir au débat télévisé “Valls face aux Calédoniens” qu'il a suivi en direct ce jeudi soir. Sans surprise, Oscar Temaru n'est toujours pas convaincu par l'accord de Bougival mis à mal par le FLNKS qui a fait marche arrière après l'avoir signé en juillet dernier. Concédant qu'il “y a des jolis mots dans cet accord”, l'essentiel, autrement dit le droit à la souveraineté, n'y figure pas, dit-il encore, martelant que c'est à New York, “en terrain neutre”, que ces discussions doivent se tenir.
“Il y a des jolis mots dans cet accord : on parle de nationalité, d'État calédonien, mais le droit à la souveraineté, on ne le voit pas”, a déploré d'emblée Oscar Temaru seul face à la presse ce vendredi matin à la permanence du parti. L'accord en question, c'est celui signé le 12 juillet dernier à Bougival (dans les Yvelines en France), concernant l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, par le ministre des Outre-mer, les indépendantistes et les loyalistes. Un accord qualifié d'“historique” par le président Emmanuel Macron qui prévoit donc la création d'un État de Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution française et une nationalité calédonienne. Mais le 13 août dernier, le FLNKS (fédération des partis indépendantistes calédoniens) faisait marche arrière en rejetant finalement cet accord qu'il avait pourtant approuvé un mois plus tôt.
Un revirement qui, selon Oscar Temaru, s'explique tout simplement par le fait que ce document a été signé en France. “C'est pour ça que je refuse d'aller négocier tout ça à Paris. Ce n'est pas le lieu pour discuter en toute neutralité. C'est New York. Le comité de décolonisation est fait pour ça. La 4e commission est faite pour ça. Et c'est donc à New York, en terrain neutre, qu'il faut discuter de ces questions-là. Pas à Paris”, a-t-il expliqué, souhaitant que ses amis kanaks adoptent la stratégie du Tavini en sortant des discussions bilatérales avec la France.
Oscar Temaru appelle à l'unité des archipels polynésiens
Le patron du Tavini a suivi attentivement le débat “Valls face aux Calédoniens”, organisé jeudi soir sur Nouvelle-Calédonie La 1ère. “C'est un beau parleur et c'est le côté colonialiste qui prime dans ses propos, en inventant les problèmes de sécurité, les problèmes financiers. Il n'y a pas à mélanger. Le droit de souveraineté est un droit sacré, non négociable et qui n'est pas à vendre. On n'est pas dupes, et ils savent très bien que le peuple kanak a le soutien du monde entier”, a développé Oscar Temaru qui estime que Manuel Valls se contente de sortir son chéquier pour calmer les esprits, faisant référence à certaines annonces du ministre qui est donc de retour sur le Caillou pour traduire cet accord de Bougival dans un texte de loi constitutionnelle.
Enfin, sur le plan local, Oscar Temaru a dénoncé la démarche des Raromatai, des Marquises et de Terehēamanu (communauté de communes présidée par Tearii Alpha) qui veulent gagner en autonomie et s'émanciper du Pays en créant leur propre collectivité territoriale. “Ce n'est pas ce qu'il faut faire. Ce n'est pas en se divisant qu'on y arrivera. Au contraire, on doit tous travailler ensemble”, préconise le président indépendantiste.
“Il y a des jolis mots dans cet accord : on parle de nationalité, d'État calédonien, mais le droit à la souveraineté, on ne le voit pas”, a déploré d'emblée Oscar Temaru seul face à la presse ce vendredi matin à la permanence du parti. L'accord en question, c'est celui signé le 12 juillet dernier à Bougival (dans les Yvelines en France), concernant l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, par le ministre des Outre-mer, les indépendantistes et les loyalistes. Un accord qualifié d'“historique” par le président Emmanuel Macron qui prévoit donc la création d'un État de Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution française et une nationalité calédonienne. Mais le 13 août dernier, le FLNKS (fédération des partis indépendantistes calédoniens) faisait marche arrière en rejetant finalement cet accord qu'il avait pourtant approuvé un mois plus tôt.
Un revirement qui, selon Oscar Temaru, s'explique tout simplement par le fait que ce document a été signé en France. “C'est pour ça que je refuse d'aller négocier tout ça à Paris. Ce n'est pas le lieu pour discuter en toute neutralité. C'est New York. Le comité de décolonisation est fait pour ça. La 4e commission est faite pour ça. Et c'est donc à New York, en terrain neutre, qu'il faut discuter de ces questions-là. Pas à Paris”, a-t-il expliqué, souhaitant que ses amis kanaks adoptent la stratégie du Tavini en sortant des discussions bilatérales avec la France.
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Le patron du Tavini a suivi attentivement le débat “Valls face aux Calédoniens”, organisé jeudi soir sur Nouvelle-Calédonie La 1ère. “C'est un beau parleur et c'est le côté colonialiste qui prime dans ses propos, en inventant les problèmes de sécurité, les problèmes financiers. Il n'y a pas à mélanger. Le droit de souveraineté est un droit sacré, non négociable et qui n'est pas à vendre. On n'est pas dupes, et ils savent très bien que le peuple kanak a le soutien du monde entier”, a développé Oscar Temaru qui estime que Manuel Valls se contente de sortir son chéquier pour calmer les esprits, faisant référence à certaines annonces du ministre qui est donc de retour sur le Caillou pour traduire cet accord de Bougival dans un texte de loi constitutionnelle.
Enfin, sur le plan local, Oscar Temaru a dénoncé la démarche des Raromatai, des Marquises et de Terehēamanu (communauté de communes présidée par Tearii Alpha) qui veulent gagner en autonomie et s'émanciper du Pays en créant leur propre collectivité territoriale. “Ce n'est pas ce qu'il faut faire. Ce n'est pas en se divisant qu'on y arrivera. Au contraire, on doit tous travailler ensemble”, préconise le président indépendantiste.


























