Tuki Laumea est cinéaste samoan récompensé à de nombreuses reprises pour ses films. Cette année, il revient au Fifo avec son film en compétition “The war below : restoring hope in the Salomon Islands”. Toujours en quête d’histoires à raconter, Tuki se livre sur ses motivations : “que les films aient un impact, que ce soit en créant de la compréhension, en suscitant des conversations, ou en aidant quelqu’un à se sentir reconnu.”
Tuki Laumea est un cinéaste samoan, basé entre Aotearoa Nouvelle-Zélande et Cairns, en Australie. Depuis plus de 20 ans, il réalise aussi bien des documentaires que des œuvres de fiction, avec une formation initiale en journalisme. Son parcours vers le cinéma a commencé par le reportage et le récit. Curieux de nature et des gens, il aime questionner son monde et essayer de le comprendre à travers les expériences vécues. Son bagage journalistique continue aujourd’hui de façonner son travail. Ce qui le prend aux tripes ce sont les histoires réelles, les communautés réelles et comme il le dit : “Les récits qui naissent de l’écoute attentive plutôt que de l’imposition d’un point de vue.”
Engagé, son travail se concentre principalement sur les récits et les perspectives du Pacifique. Plus qu’un métier, Tuki rappelle que le cinéma est à la fois une pratique créative et une responsabilité, celle de représenter les communautés avec soin, justesse et intégrité.
Être récompensé à de nombreuses reprises, n’est pas une fin en soi pour le Samoan. Il explique : “Les récompenses n’ont jamais été une motivation en soi. Si elles ont un rôle, c’est plutôt celui d’un encouragement positif, un signal que le travail touche juste, que je suis peut-être sur la bonne voie. Ce qui me motive réellement, c’est le changement. Je suis animé par l’idée qu’une histoire puisse modifier, même légèrement, la manière dont les gens voient le monde. Je suis particulièrement attiré par les récits qui, autrement, ne seraient pas entendus – des voix et des expériences qui se situent en dehors du courant dominant, ou qui sont trop souvent simplifiées ou ignorées.”
Donner de la visibilité est important pour l’homme qui rêve que ces films puissent avoir un impact sur la vie des gens. Comme il le souligne : “Un impact, que ce soit en créant de la compréhension, en suscitant des conversations, ou en aidant quelqu’un à se sentir reconnu. Même si cet impact est discret ou intime, cela suffit à me faire avancer.”
Tuki Laumea est un cinéaste samoan, basé entre Aotearoa Nouvelle-Zélande et Cairns, en Australie. Depuis plus de 20 ans, il réalise aussi bien des documentaires que des œuvres de fiction, avec une formation initiale en journalisme. Son parcours vers le cinéma a commencé par le reportage et le récit. Curieux de nature et des gens, il aime questionner son monde et essayer de le comprendre à travers les expériences vécues. Son bagage journalistique continue aujourd’hui de façonner son travail. Ce qui le prend aux tripes ce sont les histoires réelles, les communautés réelles et comme il le dit : “Les récits qui naissent de l’écoute attentive plutôt que de l’imposition d’un point de vue.”
Engagé, son travail se concentre principalement sur les récits et les perspectives du Pacifique. Plus qu’un métier, Tuki rappelle que le cinéma est à la fois une pratique créative et une responsabilité, celle de représenter les communautés avec soin, justesse et intégrité.
Être récompensé à de nombreuses reprises, n’est pas une fin en soi pour le Samoan. Il explique : “Les récompenses n’ont jamais été une motivation en soi. Si elles ont un rôle, c’est plutôt celui d’un encouragement positif, un signal que le travail touche juste, que je suis peut-être sur la bonne voie. Ce qui me motive réellement, c’est le changement. Je suis animé par l’idée qu’une histoire puisse modifier, même légèrement, la manière dont les gens voient le monde. Je suis particulièrement attiré par les récits qui, autrement, ne seraient pas entendus – des voix et des expériences qui se situent en dehors du courant dominant, ou qui sont trop souvent simplifiées ou ignorées.”
Donner de la visibilité est important pour l’homme qui rêve que ces films puissent avoir un impact sur la vie des gens. Comme il le souligne : “Un impact, que ce soit en créant de la compréhension, en suscitant des conversations, ou en aidant quelqu’un à se sentir reconnu. Même si cet impact est discret ou intime, cela suffit à me faire avancer.”
Apprendre à accepter l’inconfort pour plus de compréhension
Tuki Laumea fort de son métissage multiple, a grandi avec son propre regard sur le monde. “Je suis d’origine samoane, croate et irlandaise, et j’ai grandi entre Aotearoa, les Samoa et certaines régions d’Europe. Ce va-et-vient, entre pays, cultures et manières de voir le monde, m’a profondément façonné dès le plus jeune âge. Il m’a permis d’expérimenter le monde sous différents angles et de comprendre qu’il n’existe que rarement une seule vérité, une seule façon d’être, ou un seul centre.
Avoir une identité multiple et vivre dans différents endroits m’a appris à évoluer dans toutes sortes d’espaces, confortables comme inconfortables. C’est quelque chose que j’intègre directement dans mon travail. Je sais écouter, observer et naviguer dans la complexité sans chercher à la simplifier.
Mon héritage ne m’a jamais fait douter de moi-même. Au contraire, c’est une source de force. Je suis conscient que peu de personnes partagent exactement la combinaison d’expériences que j’ai vécues, et cela me place dans une position singulière, non pas au-dessus ou en dehors des autres, mais à leurs côtés, avec un point de vue différent.”
Son humilité et son ouverture d’esprit l’aide à grandir et à apprendre tous les jours. S’il ne rêvait pas de devenir un jour cinéaste, il conçoit avoir pour finir choisi ce métier car il croit profondément au pouvoir du récit. “Entre de bonnes mains, une histoire peut déplacer les regards, créer de l’empathie, et parfois même changer des vies. Le cinéma permet de toucher les gens émotionnellement, pas seulement intellectuellement, c’est un espace extrêmement puissant”, soutient le Samoan.
Ce qui anime le scénariste c’est une véritable urgence. Posé, il explique calmement : “Les peuples du Pacifique ont une capacité d’agir, et il est essentiel que nous continuions à reprendre possession de nos récits et de nos narrations. Pendant trop longtemps, nos expériences ont été façonnées ou interprétées par d’autres. Raconter nos propres histoires, avec nos voix et nos valeurs, ne relève pas seulement de la représentation, mais de l’autodétermination. Il s’agit de montrer toute la complexité de ce que nous sommes, au-delà des stéréotypes ou des lectures superficielles. Cette urgence vient du soin porté à nos communautés. Du désir que celles-ci, et en particulier les générations futures, puissent se voir reflétées avec honnêteté, dignité et force.”
Aujourd’hui Tuki ne s’imagine pas faire autre chose qu’écrire et être scénariste. Sa vie mouvementée consiste à raconter des histoires, écouter, créer et comprendre le monde, pour entrer en relation avec l’autre.
Son leitmotiv : rester attentif à ce qui se passe autour de lui. Philosophe, Tuki en toute sincérité se livre : “J’ai appris à accepter l’inconfort. Beaucoup des choses les plus intéressantes et importantes se produisent dans cet espace-là. L’inconfort n’est pas quelque chose à éviter ; c’est souvent le signe que l’on apprend, que l’on change, ou que l’on se rapproche de quelque chose de vrai.”
Avoir une identité multiple et vivre dans différents endroits m’a appris à évoluer dans toutes sortes d’espaces, confortables comme inconfortables. C’est quelque chose que j’intègre directement dans mon travail. Je sais écouter, observer et naviguer dans la complexité sans chercher à la simplifier.
Mon héritage ne m’a jamais fait douter de moi-même. Au contraire, c’est une source de force. Je suis conscient que peu de personnes partagent exactement la combinaison d’expériences que j’ai vécues, et cela me place dans une position singulière, non pas au-dessus ou en dehors des autres, mais à leurs côtés, avec un point de vue différent.”
Son humilité et son ouverture d’esprit l’aide à grandir et à apprendre tous les jours. S’il ne rêvait pas de devenir un jour cinéaste, il conçoit avoir pour finir choisi ce métier car il croit profondément au pouvoir du récit. “Entre de bonnes mains, une histoire peut déplacer les regards, créer de l’empathie, et parfois même changer des vies. Le cinéma permet de toucher les gens émotionnellement, pas seulement intellectuellement, c’est un espace extrêmement puissant”, soutient le Samoan.
Ce qui anime le scénariste c’est une véritable urgence. Posé, il explique calmement : “Les peuples du Pacifique ont une capacité d’agir, et il est essentiel que nous continuions à reprendre possession de nos récits et de nos narrations. Pendant trop longtemps, nos expériences ont été façonnées ou interprétées par d’autres. Raconter nos propres histoires, avec nos voix et nos valeurs, ne relève pas seulement de la représentation, mais de l’autodétermination. Il s’agit de montrer toute la complexité de ce que nous sommes, au-delà des stéréotypes ou des lectures superficielles. Cette urgence vient du soin porté à nos communautés. Du désir que celles-ci, et en particulier les générations futures, puissent se voir reflétées avec honnêteté, dignité et force.”
Aujourd’hui Tuki ne s’imagine pas faire autre chose qu’écrire et être scénariste. Sa vie mouvementée consiste à raconter des histoires, écouter, créer et comprendre le monde, pour entrer en relation avec l’autre.
Son leitmotiv : rester attentif à ce qui se passe autour de lui. Philosophe, Tuki en toute sincérité se livre : “J’ai appris à accepter l’inconfort. Beaucoup des choses les plus intéressantes et importantes se produisent dans cet espace-là. L’inconfort n’est pas quelque chose à éviter ; c’est souvent le signe que l’on apprend, que l’on change, ou que l’on se rapproche de quelque chose de vrai.”
The war below : restoring hope in the Salomon Islands
Chaque année, aux îles Salomon épicentre oublié de la guerre du Pacifique, des bombes de la Seconde Guerre mondiale continuent de tuer et de blesser des familles. Le film suit Loretta, veuve et handicapée qui lutte pour élever ses enfants et Maeverlyn, marquée à vie. À travers leurs récits, il révèle une crise humanitaire que le monde refuse encore de regarder en face.
“The war below : restoring hope in the Salomon Islands” film en compétition, sera projeté le :
- Mardi 10 février à 8h30 au Petit théâtre
- Mardi 10 février à 8 heures à la salle Muriavai
- Mercredi 11 février à 13 heures au Petit théâtre
- Jeudi 12 février à 20h25 au Grand théâtre





























