Tahiti, le 10 février 2026- Une femme a été condamnée mardi à quatre ans de prison pour avoir poignardé son ancien compagnon à Papeete. Le tribunal a retenu une responsabilité pénale atténuée en raison de lourds troubles psychiques.
Le tribunal correctionnel de Papeete a condamné une femme pour des faits de violences aggravées commis le 26 décembre 2024 à Papeete, sur son ancien compagnon. Les images de vidéosurveillance diffusées à l’audience ont joué un rôle central dans l’appréciation des faits.
Sur la vidéo, tournée dans la rue, les deux anciens concubins apparaissent installés sur le trottoir, leurs affaires étalées au sol, comme s’ils dormaient dehors. L’homme est assis calmement, puis se lève, tourne le dos et commence à s’éloigner. C’est à ce moment-là que la prévenue s’approche et lui porte deux coups de couteau dans le dos.
À la barre, mardi, elle tente de justifier son geste : “Il n’était pas en train de partir. Si je ne réagissais pas, j’allais subir ce qu’il allait me faire.” Une version mise à mal par les images. Le président, Marcel Tastevin, insiste : rien ne montre une menace imminente. “Je ne sais pas quoi vous dire”, répond-elle, déstabilisée.
La victime, absente à l’audience, avait été grièvement blessée. L’un des coups a atteint la base du cou sur quatre centimètres, l’autre le dos. Les deux plaies ont nécessité des sutures et entraîné 15 jours d’incapacité totale de travail. “Il a eu beaucoup de chance : le coup au cou aurait pu être fatal”, a souligné le procureur, Michel Mazars.
“Elle n’est pas violente, elle est malade”
Les policiers ont retrouvé la prévenue tenant encore le couteau de cuisine à leur arrivée, avant qu’elle ne le jette. Selon le dossier, l’homme consommait alcool et stupéfiants. “Il n’y a aucune trace de violences antérieures dans le dossier”, insiste le ministère public.
Les expertises psychiatriques décrivent un parcours de vie chaotique, marqué par des violences subies dans l’enfance, des troubles post-traumatiques et une impulsivité émotionnelle. Si elle avait conscience de ses actes, son discernement était altéré. “Le défaut de prise en charge médicale et sociale constitue un cocktail destructeur”, relève le procureur, évoquant un risque élevé de récidive.
La défense a pointé l’absence de solutions adaptées pour les personnes sans domicile et en grande souffrance psychique à Papeete. “Elle n’est pas violente, elle est malade”, plaide son avocate.
Le tribunal l’a déclarée coupable et condamnée à quatre ans d’emprisonnement avec maintien en détention. À sa sortie, elle sera soumise à un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec la victime. En cas de non-respect, trois années de prison supplémentaires pourront être prononcées.
Le tribunal correctionnel de Papeete a condamné une femme pour des faits de violences aggravées commis le 26 décembre 2024 à Papeete, sur son ancien compagnon. Les images de vidéosurveillance diffusées à l’audience ont joué un rôle central dans l’appréciation des faits.
Sur la vidéo, tournée dans la rue, les deux anciens concubins apparaissent installés sur le trottoir, leurs affaires étalées au sol, comme s’ils dormaient dehors. L’homme est assis calmement, puis se lève, tourne le dos et commence à s’éloigner. C’est à ce moment-là que la prévenue s’approche et lui porte deux coups de couteau dans le dos.
À la barre, mardi, elle tente de justifier son geste : “Il n’était pas en train de partir. Si je ne réagissais pas, j’allais subir ce qu’il allait me faire.” Une version mise à mal par les images. Le président, Marcel Tastevin, insiste : rien ne montre une menace imminente. “Je ne sais pas quoi vous dire”, répond-elle, déstabilisée.
La victime, absente à l’audience, avait été grièvement blessée. L’un des coups a atteint la base du cou sur quatre centimètres, l’autre le dos. Les deux plaies ont nécessité des sutures et entraîné 15 jours d’incapacité totale de travail. “Il a eu beaucoup de chance : le coup au cou aurait pu être fatal”, a souligné le procureur, Michel Mazars.
“Elle n’est pas violente, elle est malade”
Les policiers ont retrouvé la prévenue tenant encore le couteau de cuisine à leur arrivée, avant qu’elle ne le jette. Selon le dossier, l’homme consommait alcool et stupéfiants. “Il n’y a aucune trace de violences antérieures dans le dossier”, insiste le ministère public.
Les expertises psychiatriques décrivent un parcours de vie chaotique, marqué par des violences subies dans l’enfance, des troubles post-traumatiques et une impulsivité émotionnelle. Si elle avait conscience de ses actes, son discernement était altéré. “Le défaut de prise en charge médicale et sociale constitue un cocktail destructeur”, relève le procureur, évoquant un risque élevé de récidive.
La défense a pointé l’absence de solutions adaptées pour les personnes sans domicile et en grande souffrance psychique à Papeete. “Elle n’est pas violente, elle est malade”, plaide son avocate.
Le tribunal l’a déclarée coupable et condamnée à quatre ans d’emprisonnement avec maintien en détention. À sa sortie, elle sera soumise à un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, avec obligation de soins et interdiction d’entrer en contact avec la victime. En cas de non-respect, trois années de prison supplémentaires pourront être prononcées.





























