L’Étude d’impact sur l’environnement (EIE) du projet sera mise à la disposition du public du 23 février au 31 mars.
Tahiti, le 12 février 2026 - Le Port autonome de Papeete s’apprête à engager un nouveau déroctage de la passe. Objectif : gagner 1,5 mètre de profondeur pour sécuriser l’arrivée des navires et éviter un surcoût des approvisionnements. Les travaux pourraient débuter en 2027, sous réserve des avis recueillis lors de la consultation publique.
Le projet est technique, mais ses enjeux sont très concrets pour le quotidien des Polynésiens. Le Port autonome de Papeete prévoit d’approfondir la passe d’accès au port de 1,5 mètre. Aujourd’hui, la profondeur est de 12,5 mètres ; elle serait portée à 14 mètres afin de permettre l’entrée de navires au tirant d’eau plus important.
Au total, environ 25 000 m³ de matériaux devront être extraits. Le déroctage concernera du corail reposant sur un substrat basaltique. Une opération similaire avait déjà été menée il y a une quinzaine d’années, permettant de gagner un mètre de profondeur. Mais cela n’a pas suffi à absorber l’évolution du transport maritime.
Car le problème est bien là : depuis des années, les principaux porte-conteneurs qui desservent Tahiti – notamment ceux de l’armateur CMA CGM – arrivent chargés à environ 70 % de leur capacité. Au-delà, leur tirant d’eau serait trop important pour franchir la passe en toute sécurité.
Or, le secteur maritime évolue. Entre nouvelles normes environnementales et optimisation des flottes, les compagnies revoient leurs schémas logistiques. À terme, le risque serait de voir les grands navires décharger leurs marchandises en Australie ou en Nouvelle-Zélande, avant un acheminement vers Tahiti par des “feeders”, ces navires plus petits assurant des liaisons secondaires.
Conséquence potentielle : une hausse des coûts d’approvisionnement, répercutée sur les prix à la consommation, et une fragilisation des chaînes logistiques, notamment pour les produits alimentaires et pharmaceutiques.
Les conclusions favorables de l’Étude d’Impact sur l’Environnement
Les travaux, estimés à environ 2 milliards de francs et financés intégralement par le Port autonome, pourraient débuter début 2027, une fois les appels d’offres lancés et attribués. Leur durée est évaluée à un an. “L’organisation se fera par phases, en fonction des arrivées de navires, afin de ne pas perturber le trafic portuaire”, souligne Jean-Paul Le Caill, directeur du Port autonome.
Sur le plan technique, le port souhaite privilégier un déroctage au trépan. Une méthode de forage jugée moins bruyante que l’usage d’une pelle mécanique ou d’explosifs. Ces derniers, utilisés par le passé, ne sont pas envisagés dans le scénario privilégié. Toutefois, l’entreprise retenue pourra proposer d’autres solutions, sous réserve de respecter les exigences environnementales, notamment en matière d’impact sonore.
Les matériaux extraits seront immergés au large, sur un site situé à 3 500 mètres de profondeur. Selon le directeur, les volumes concernés restent “limités”, ce qui expliquerait les conclusions favorables de l’Étude d’impact sur l’environnement (EIE). Le Port se dit par ailleurs prêt à ajuster l’organisation du chantier si des impacts environnementaux majeurs étaient soulevés lors de la consultation.
Le projet est technique, mais ses enjeux sont très concrets pour le quotidien des Polynésiens. Le Port autonome de Papeete prévoit d’approfondir la passe d’accès au port de 1,5 mètre. Aujourd’hui, la profondeur est de 12,5 mètres ; elle serait portée à 14 mètres afin de permettre l’entrée de navires au tirant d’eau plus important.
Au total, environ 25 000 m³ de matériaux devront être extraits. Le déroctage concernera du corail reposant sur un substrat basaltique. Une opération similaire avait déjà été menée il y a une quinzaine d’années, permettant de gagner un mètre de profondeur. Mais cela n’a pas suffi à absorber l’évolution du transport maritime.
Car le problème est bien là : depuis des années, les principaux porte-conteneurs qui desservent Tahiti – notamment ceux de l’armateur CMA CGM – arrivent chargés à environ 70 % de leur capacité. Au-delà, leur tirant d’eau serait trop important pour franchir la passe en toute sécurité.
Or, le secteur maritime évolue. Entre nouvelles normes environnementales et optimisation des flottes, les compagnies revoient leurs schémas logistiques. À terme, le risque serait de voir les grands navires décharger leurs marchandises en Australie ou en Nouvelle-Zélande, avant un acheminement vers Tahiti par des “feeders”, ces navires plus petits assurant des liaisons secondaires.
Conséquence potentielle : une hausse des coûts d’approvisionnement, répercutée sur les prix à la consommation, et une fragilisation des chaînes logistiques, notamment pour les produits alimentaires et pharmaceutiques.
Les conclusions favorables de l’Étude d’Impact sur l’Environnement
Les travaux, estimés à environ 2 milliards de francs et financés intégralement par le Port autonome, pourraient débuter début 2027, une fois les appels d’offres lancés et attribués. Leur durée est évaluée à un an. “L’organisation se fera par phases, en fonction des arrivées de navires, afin de ne pas perturber le trafic portuaire”, souligne Jean-Paul Le Caill, directeur du Port autonome.
Sur le plan technique, le port souhaite privilégier un déroctage au trépan. Une méthode de forage jugée moins bruyante que l’usage d’une pelle mécanique ou d’explosifs. Ces derniers, utilisés par le passé, ne sont pas envisagés dans le scénario privilégié. Toutefois, l’entreprise retenue pourra proposer d’autres solutions, sous réserve de respecter les exigences environnementales, notamment en matière d’impact sonore.
Les matériaux extraits seront immergés au large, sur un site situé à 3 500 mètres de profondeur. Selon le directeur, les volumes concernés restent “limités”, ce qui expliquerait les conclusions favorables de l’Étude d’impact sur l’environnement (EIE). Le Port se dit par ailleurs prêt à ajuster l’organisation du chantier si des impacts environnementaux majeurs étaient soulevés lors de la consultation.
Une consultation publique ouverte du 23 février au 31 mars 2026
L’Étude d’impact sur l’environnement (EIE) du projet sera mise à la disposition du public du 23 février au 31 mars prochain.
Le dossier peut être consulté :
– à la mairie de Papeete ;
– à la Direction de l’environnement (Diren).
Les citoyens peuvent formuler leurs observations durant cette période. Le Port autonome indique qu’une analyse des avis recueillis sera menée avant le lancement définitif des travaux.
L’Étude d’impact sur l’environnement (EIE) du projet sera mise à la disposition du public du 23 février au 31 mars prochain.
Le dossier peut être consulté :
– à la mairie de Papeete ;
– à la Direction de l’environnement (Diren).
Les citoyens peuvent formuler leurs observations durant cette période. Le Port autonome indique qu’une analyse des avis recueillis sera menée avant le lancement définitif des travaux.





























