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« Partenariat stratégique » : Alain Juppé poursuit sa tournée océanienne en Australie



« Partenariat stratégique » : Alain Juppé poursuit sa tournée océanienne en Australie
CANBERRA, lundi 12 septembre 2011 (Flash d’Océanie) – Alain Juppé, chef de la diplomatie française, a poursuivi ce week-end une tournée océanienne entamée la semaine dernière par la Nouvelle-Zélande avec une série de séquences en mode entretien et cérémonial avec les autorités locales, notamment pour commémorer, dimanche 11 septembre 2011, le dixième anniversaire des attentats survenus aux États-Unis.
Lors de cette étape australienne (qui constitue la première visite française à ce niveau depuis vingt huit ans), samedi et dimanche, M. Juppé a une nouvelle fois affirmé les convergences de vues et de valeurs entre Canberra et Paris et affirmé que ce déplacement venait aussi « concrétiser la volonté commune de hausser la relation bilatérale au niveau d’un partenariat stratégique entre l’Australie et la France », souligne l’ambassade de France en Australie dans un communiqué qui rappelle aussi que le chef de la diplomatie australienne, Kevin Rudd, s’était rendu tout récemment à Paris, les 25 et 26 avril 2011.
Parmi les sujets abordés ont figuré en bonne place les dossiers liés à la sécurité internationale (avec une participation des armées de ces deux pays en Afghanistan), la lutte contre le terrorisme, la sûreté nucléaire, ainsi que les questions liées plus spécifiquement à la région Pacifique, en mode coopération.
Dimanche, en compagnie de M. Rudd, M. Juppé a participé à une cérémonie de dépôt de gerbes au monument aux morts, dans la capitale fédérale Canberra, pour y rendre hommage aux plus de quarante mille soldats australiens membres du corps expéditionnaire ANZAC tombés sur le sol français lors de la première guerre mondiale, et notamment dans la Somme.
Sur des théâtres d’opérations contemporains, hommage a aussi été rendu aux soldats français et australiens morts en Afghanistan.
Ce fut aussi l’occasion, en ce dixième anniversaire du 11 septembre 2001, de « saluer la mémoire des trois mille victimes innocentes de ces attentats terroristes », précis-t-on de source diplomatique.
Dimanche, M. Juppé devait aussi s’entretenir avec la Première ministre travailliste Julia Gillard sur des questions bilatérales d’intérêt commun.
Il devait aussi rencontrer Mme Julie Bishop, chargée des questions d’affaires étrangères au sein de l’opposition parlementaire.
Lors de sa précédent étape en Nouvelle-Zélande, M. Juppé a aussi rencontre un éventail significatif du gouvernement local, y compris le Premier ministre John Key et Murray McCully, ministre des affaires étrangères.
Ce fut l’occasion pour le chef de la diplomatie française de souligner à nouveau que la page des tensions entre Paris, Canberra et Wellington (sur fonds d’affaire du Rainbow Warrior, navire-étendard de Greenpeace coulé en juillet 1985 dans le port d’Auckland par les services français) était tournée depuis une bonne quinzaine d’années.
Désormais, du côté de Canberra aussi bien que de celui de Wellington, le discours officiel le plus souvent mis en avant est que la France, via ses trois collectivités d’Océanie (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna), est perçue comme un « facteur de stabilité » dans une région souvent turbulente par ailleurs.
Sur un registre similaire, lors du sommet des dirigeants du Forum des îles du Pacifique (FIP), auquel M. Juppé a participé dans sa phase « dialogue post-Forum », cette organisation régionale, qui a accordé à la Nouvelle-Calédonie et à la Polynésie française, en 2005, le statut novateur de « membres associés », a été saisie de deux dossiers « français du Pacifique » : l’un concernant une demande (appuyée par Paris) pour que la Nouvelle-Calédonie voit évoluer son statut actuel vers celui d’un membre plein, l’autre émanant du Président indépendantiste de la Polynésie française, Oscar Temaru, qui voulait que cette collectivité soit réinscrite sur la liste de l’ONU des pays à décoloniser.
Concernant la Nouvelle-Calédonie, le FIP, qui considère que le statut de membre associé est le mieux adapté à la situation actuelle, en attendant une évolution institutionnelle ultérieure, n’a pas jugé de répondre ni même de mentionner le sujet dans son communiqué final.
Concernant la Polynésie française, le communiqué final des dirigeants du FIP encourage en substance le gouvernement autonome de Papeete à poursuivre ses consultations avec Paris, réaffirmant ainsi une position adoptée dès 2004.

pad


Documents ressource :
• La déclaration conjointe franco-australienne (en Anglais) à l’adresse suivante
http://www.foreignminister.gov.au/releases/2011/kr_mr_110911.html
• La déclaration conjointe franco-australienne (en Anglais) plus spécifiquement consacrée à la sûreté civile nucléaire à l’adresse suivante
http://www.foreignminister.gov.au/releases/2011/kr_mr_110911a.html

Rédigé par () le Lundi 12 Septembre 2011 à 05:51 | Lu 987 fois





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