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Papouasie : le volcan de Manam menace toujours



Papouasie : le volcan de Manam menace toujours
PORT-MORESBY, lundi 29 octobre 2012 (Flash d’Océanie) – Le volcan du Mont Manam, dans la province papoue de Madang, semble être à nouveau entré dans une phase d’activité accrue, suscitant à nouveau, comme il y a quelques années, l’éventualité d’une évacuation des populations de cette île vers la Grande Terre de Nouvelle-Guinée, rapportait vendredi 26 octobre 2012 la radio nationale publique NBC.
Ce regain d’&activité aurait été observé depuis au moins mi-octobre 2012, avec une éruption notable le dimanche 21 octobre, qui a été accompagnée de projections dans l’atmosphère d’importantes masses de cendres et de scories.
Selon les témoignages des villageois de l’île, cette éruption récente aurait significativement obscurci le ciel, pendant une bonne partie de la journée.
Elle a aussi été suivie de retombées importantes de substances acides, mettant aussi en danger les cultures vivrières et les nappes phréatiques.
L’éruption s’est produite alors qu’une équipe de la Croix Rouge se trouvait sur l’île pour y distribuer du matériel humanitaire (moustiquaires, couvertures et bâches), selon les mêmes sources.
De retour sur la grande terre et forts de cette expérience, les membres de cette équipe ont rendu compte aux autorités provinciales et recommandé que des mesures soient prises pour prévoir, en cas d’aggravation de la situation, une évacuation des populations les plus directement exposées à cette activité du Mont Manam, et en particulier de celles situées le plus près du volcan et le plus immédiatement sous les vents dominants.

Les premiers signes de cette phase éruptive qualifiée d’intense du volcan ont été observés fin mai 2012, lorsque d’épais panaches de couleurs grise et noire s’étaient déjà élevés dans le ciel à des altitudes atteignant parfois les sept cent mètres.
Des coulées de lave s’étaient aussi déversées sur le versant Sud-ouest du mont.
Le volcan émettait aussi, déjà, de résonnants grondements, audibles dans un rayon de 25 kilomètres, selon l’observatoire volcanologique de Rabaul (île de Nouvelle-Bretagne).
Déjà, début juin 2012, l’observatoire volcanologique de Papouasie-Nouvelle-Guinée avait jugé utile de mettre en garde les populations de l’île de Manam (Nord-est de l’île principale) à la suite des récentes observations concernant l’activité du volcan de cette île.
Cette nouvelle phase éruptive aurait débuté jeudi 31 mai 2012, suscitant un appel à la vigilance pour les populations riveraines, face aux projections de magma et au risque de coulées de lave pouvant atteindre la mer.
Un panache de cendres avait été observé à plusieurs centaines de mètres au-dessus du des deux cratères actifs, qui émettent aussi un grondement quasi-permanent.

Plusieurs phases actives ces dernières années

Le volcan de l’île de Manam, dans la province papoue de Madang, a donné ces dernières années des signes inquiétants de regain significatif d’activité caractérisés par d’importants panaches de fumée et de scories.
Dernière alerte en date : fin 2010, et une alerte de niveau trois, une interdiction d’approcher du cône et la perspective d’une évacuation en masse des populations les plus directement menacées.
Ce volcan avait aussi, à l’époque, multiplié à un rythme soutenu de violentes et retentissantes explosions.
Ces dernières années, sur l'île de Manam, le volcan éponyme (qui culmine à 1807 mètres) est entré à plusieurs reprises dans des phases majeures d'éruption, dont les plus importantes, en novembre-décembre 2004 et en mars 2006, avaient provoqué l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants de cette île vers la Grande Terre.

Évacuations en 2004

Ce volcan était entré en phase d’éruption active caractérisée par la projection d’un panache de fumée à une hauteur atteignant plusieurs kilomètres d'altitude et des retombées de pluies acides particulièrement dévastatrices.
Une fois l'alerte passée, les habitants, placés dans un camp de regroupement sur une ancienne plantation infestée de moustiques, avaient décidé de réintégrer leur île d'origine.
Ces évacuations avaient aussi entraîné de vives tensions entre populations déplacées et villages désignés d’accueil de Bogia, sur l’île principale.
Ces conflits étaient notamment liés à l’occupation des terrains désignés par les autorités pour reloger provisoirement les réfugiés de Manam.
En juin 2009, la police de la province de Madang (Hauts-Plateaux) avait dû intervenir après que le corps d’une fillette de trois ans ait été retrouvé décapité, dans ce qui semblait être le résultat direct d’un conflit coutumier et foncier entre communautés hôtes et celles des déplacés.
Cette querelle, entre villageois de Bogia et insulaires originaires de Manam, semblait entrer dans une nouvelle catégorie : celle des c

Rédigé par PAD le Lundi 29 Octobre 2012 à 04:53 | Lu 621 fois





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