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Papouasie: Après une série d’accidents mortels, la mine de Freeport reste fermée



Papouasie: Après une série d’accidents mortels, la mine de Freeport reste fermée
JAYAPURA, mercredi 5 juin 2013 (Flash d’Océanie) – Après l’effondrement d’un des tunnels, mardi 13 mai 2013, de la mine d’or et de cuivre de Grasberg, dans la province indonésienne de Papouasie occidentale, qui avait fait 28 victimes, le gouvernement indonésien n’a toujours pas autorisé la réouverture de ce site.
Motif invoqué par les autorités indonésiennes : l’attente des résultats d’une enquête sur les circonstances et les possibles causes de cet accident, mais aussi la mort, vendredi 31 mai 2013, d’un autre ouvrier travaillant sur ce site.
Cet homme, Herman Wahid, opérateur d’un engin dans l’une des galeries de la mine d’or, s’est retrouvé enseveli par une coulée de boue aurifère.
Transféré à l’hôpital, il est décédé des suites de ses blessures.
À la suite de ce nouvel accident mortel, les services indonésiens compétents, ceux des mines, ont signifié par lettre à la compagnie que l’activité sur ce site devait rester, jusqu’à nouvel ordre, restreinte à des tâches d’administrations et de maintenance, mais en aucun cas des travaux d’extraction et d’exploitation.
La société, entre-temps, affirme qu’elle tente de déterminer les causes de cette série d’accidents du travail.
Les syndicats des employés sur site, pour leur part, ont demandé l’arrêt de l’exploitation afin de mener une refonte des systèmes et procédures de sécurité sur les lieux de travail.


Sur les 39 personnes qui se trouvaient dans la galerie pour une formation aux techniques de sécurité, les seuls survivants, onze travailleurs, avaient pu être évacués, peu après l’accident.
Dans le cas spécifique de Grasberg, le gouvernement de Djakarta affirme que le site ne reprendra pas l’exploitation tant que la lumière n’aura pas été faite sur les circonstances et les causes de cet accident.
Dès le premier accident de mai, une équipe gouvernementale a été nommée à cet effet.
Selon les estimations, cette suspension d’activité pourrait coûter de l’ordre de 1,8 million de dollars US par jour.
Cette mine, l’une des plus importantes au monde (la première pour l’exploitation d’or et la troisième pour le cuivre), est située dans la partie orientale de l’île de Nouvelle-Guinée (également connue sous le nom d’Irian Jaya, sous dominance indonésienne).
Une grande partie du reste de l’exploitation sur ce site, toutefois, se fait à ciel ouvert.
Ce site minier est par ailleurs régulièrement pris pour cible par des éléments réputés appartenir au mouvement nationaliste mélanésien de libération de la Papouasie occidentale OPM et a aussi été le théâtre d’une longue grève de la part des travailleurs, en 2011, qui demandaient et ont finalement obtenu une augmentation significative de leurs salaires.
La dernière grève en date remonte à début mai 2013, lorsque plus d’un millier des employés avaient cessé le travail pendant trois jours pour demander de nouveaux réajustements de leurs salaires, mais cette fois-ci sans succès.

pad

Rédigé par PAD le Mardi 4 Juin 2013 à 20:59 | Lu 359 fois




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