Tahiti, le 12 février 2026 - Le tribunal correctionnel de Papeete a condamné un homme à six mois de prison ferme pour des violences commises sur son épouse, après que celle-ci a refusé une relation sexuelle. Les faits se sont déroulés en présence de plusieurs enfants, dont leur fille de 13 ans.
Le soir des faits, dimanche 8 février, le prévenu, qui avait bu une demi-bouteille de rhum, se serait mis en colère après le refus de sa femme d’avoir une relation sexuelle avec lui. Il lui est reproché d’avoir lancé un tabouret et de lui avoir donné un coup de pied à la jambe gauche, entraînant deux jours d’incapacité totale de travail. À la barre, il a contesté toute violence volontaire : “Je suis parti me coucher après ma douche. J’ai voulu faire l’amour. La chaise, je n’ai pas fait exprès. Je n’ai pas donné de coup de pied. Nos disputes, c’est tout le temps comme ça.”
La victime a livré une autre version. “Il est venu me réveiller. Tout d’un coup, il a enlevé son short. Je me suis levée. Il m’a lancé des mots, puis il a pris le tabouret. Je ne pensais pas qu’il allait faire ça.” Elle affirme avoir reçu le tabouret sur la main avant d’alerter les forces de l'ordre.
Elle a également évoqué des tensions récurrentes et des pressions sexuelles, précisant avoir engagé des démarches pour quitter le territoire afin de travailler comme auxiliaire de vie en Corse. “Je veux divorcer”, a annoncé la victime en présence de l’avocate son avocate, Me Karina Chouini.
La fille du couple, âgée de 13 ans, s’est constituée partie civile et a confirmé avoir vu son père donner un coup de pied à sa mère.
La vice-procureur Monique Rouzaud a rappelé les antécédents de violences du prévenu et souligné que “ce n’est pas à madame de quitter le domicile conjugal. C’est à lui !”
Reconnu coupable, l’homme a été condamné à six mois d’emprisonnement ferme avec maintien en détention et interdiction de contact avec la victime. Leur fille a obtenu un euro symbolique de dommages et intérêts. La décision vise notamment à permettre à la victime de s’éloigner durablement. Notamment si elle choisit de reconstruire sa vie en Corse.






























