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Ordonnances travail: l'Assemblée vote la ratification à une très large majorité



Paris, France | AFP | mardi 28/11/2017 - L'Assemblée nationale a approuvé mardi à une très large majorité la ratification des ordonnances réformant le code du travail, première grande réforme sociale du quinquennat Macron, décriée à gauche et par les syndicats.

L'annonce des résultats: 463 voix pour, 74 contre et 20 abstentions (dont 15 LR et 1 Constructif) a été applaudie debout par la majorité. C'est davantage qu'en août pour le projet de loi d'habilitation, qui avait été voté par 421 voix contre 74.
Au nom des élus LREM, Aurélien Taché a martelé un choix de la "confiance dans le dialogue social". "Nous croyons au travail qui libère, rend fier", a aussi affirmé ce député, insistant sur un "hommage de la démocratie politique rendu à la démocratie sociale" après 70 heures de débat au total.
Pour le MoDem, Nathalie Elimas a mis en avant la volonté de lutter contre le chômage avec des ordonnances qui arrivent au "bon moment", dans une phase de créations d'emplois. Selon elle, "il y a de bonnes chances pour que l'effet positif arrive rapidement et que les entreprises n'aient plus peur d'embaucher".
Au nom de LR, Gérard Cherpion a observé que les ordonnances "répondent aux préoccupations" de son groupe pour "limiter, voire faire reculer la peur de l'embauche". Mais "nous ne devons pas nous arrêter là", a-t-il ajouté, regrettant notamment que la question délicate des seuils sociaux n'ait pas été abordée.
Pour Agir (ex-Constructifs), Agnès Firmin-Le Bodo a aussi salué l'"équilibre" du texte. Il a toutefois exprimé des réserves sur la barémisation des indemnités prud'homales, craignant que les plafonds ne deviennent des planchers.
A l'inverse, les groupes de gauche ont réaffirmé leur opposition à la réforme. 
"Votre loi ne fera qu'accroître les inégalités", a ainsi lancé le socialiste Boris Vallaud, déplorant des échanges qui "ne furent jamais de réels débats ayant la moindre chance de faire évoluer" les positions de la majorité. "De l'avis unanime des organisations syndicales, le rendez-vous du renforcement du dialogue social est un rendez-vous manqué", a-t-il aussi jugé, promettant des propositions de son groupe, Nouvelle Gauche, pour "ne pas être condamnés à une vision déjà datée de l'entreprise, de l'économie et de la régulation du marché du travail".
"Vos idées ne sont ni modernes, ni innovantes, vous êtes la énième porte-plume de la dynastie des oligarques du Medef" et "vous transformez notre droit du travail en agrégat de petites féodalités", a ensuite lancé l'Insoumis Loïc Prud'homme, promettant aussi que son groupe serait "persévérant" en attendant de pouvoir abroger cette loi.
Au nom des communistes, Sébastien Jumel a dénoncé une volonté du gouvernement, avec sa "boîte à outil estampillée Medef", d'"ubériser la société, d'ubériser le travail". Il a fustigé une "entreprise de casse globale, cohérente et totale". 
Parmi les non-inscrits, les députés du FN (Emmanuelle Ménard s'est abstenue) ou les nationalistes corses ont voté contre. Des députés issus du PRG, telle Sylvia Pinel, se sont, eux, abstenus.

le Mardi 28 Novembre 2017 à 06:56 | Lu 637 fois




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