Tahiti, le 29 juin 2026 - À l’approche des commémorations des 60 ans du premier essai nucléaire en Polynésie française, l’association 193 a fait connaître sa volonté de relancer le débat sur les maladies transgénérationnelles et lance une pétition.
“Aujourd’hui, nous sommes réunis pour faire ‘mémoire’ afin que ce crime contre nos populations ne soit pas oublié”, indique l’association 193 dans un communiqué envoyé aux rédactions ce lundi, expliquant, selon ses calculs, que la Polynésie est atteinte de “900 nouveaux cancers et bien d’autres conséquences sanitaires” par an à cause des essais nucléaires qui se sont déroulés à Moruroa et Fangataufa.
Alors que plusieurs événements sont organisés pour rappeler aux jeunes Polynésiens ce qu’il s’est déroulé au Fenua, l’association 193 souhaite rappeler que “l’État français est coupable d’une situation dramatique dont il doit assumer totalement les conséquences et enjeux”.
Parmi les conséquences, la reconnaissance des victimes de cancers radio-induits et les indemnisations qui les accompagnent. Des indemnisations qui se sont heurtées au “seuil d’exposition de 1 millisievert” incorporé dans la loi Morin et que la récente proposition de loi de Mereana Reid-Arbelot s’apprête à faire sauter.
Mais ce seul combat n’est pas le dernier pour l’association qui réclame aujourd’hui “la reconnaissance des populations dont au moins un parent ou ascendant était présent en Polynésie pendant la période des tirs atmosphériques”.
Surtout, c’est la problématique de la transmission intergénérationnelle qui interpelle l’association 193. “Des scientifiques (généticiens, biologistes) se sont prononcés sur l’impact des rayons ionisants sur la génétique, sur les spermatozoïdes et les ovules, et la transmission à la descendance, et ce sur plusieurs générations, d’un ADN endommagé, propice à diverses maladies : cancers, malformations et maladies transgénérationnelles (ma’i tupuna). Cet héritage empoisonné fait craindre le pire aujourd’hui et à venir.”
Aussi, pour les militants pour la réparation du fait nucléaire en Polynésie française, il est temps d’ouvrir une étude indépendante sur ces potentielles conséquences transgénérationnelles. “À croire que seuls des soulèvements de la population peuvent faire bouger les choses”, conclut l’association qui lance, à l’occasion des commémorations du premier tir Aldébaran, une pétition “demandant à l’État et au Pays, qu’en complément de la proposition de loi visant à reconnaître les victimes de l’exposition aux essais nucléaires français, que le processus d’études sur les maladies transgénérationnelles soit enclenché”.
“Aujourd’hui, nous sommes réunis pour faire ‘mémoire’ afin que ce crime contre nos populations ne soit pas oublié”, indique l’association 193 dans un communiqué envoyé aux rédactions ce lundi, expliquant, selon ses calculs, que la Polynésie est atteinte de “900 nouveaux cancers et bien d’autres conséquences sanitaires” par an à cause des essais nucléaires qui se sont déroulés à Moruroa et Fangataufa.
Alors que plusieurs événements sont organisés pour rappeler aux jeunes Polynésiens ce qu’il s’est déroulé au Fenua, l’association 193 souhaite rappeler que “l’État français est coupable d’une situation dramatique dont il doit assumer totalement les conséquences et enjeux”.
Parmi les conséquences, la reconnaissance des victimes de cancers radio-induits et les indemnisations qui les accompagnent. Des indemnisations qui se sont heurtées au “seuil d’exposition de 1 millisievert” incorporé dans la loi Morin et que la récente proposition de loi de Mereana Reid-Arbelot s’apprête à faire sauter.
Mais ce seul combat n’est pas le dernier pour l’association qui réclame aujourd’hui “la reconnaissance des populations dont au moins un parent ou ascendant était présent en Polynésie pendant la période des tirs atmosphériques”.
Surtout, c’est la problématique de la transmission intergénérationnelle qui interpelle l’association 193. “Des scientifiques (généticiens, biologistes) se sont prononcés sur l’impact des rayons ionisants sur la génétique, sur les spermatozoïdes et les ovules, et la transmission à la descendance, et ce sur plusieurs générations, d’un ADN endommagé, propice à diverses maladies : cancers, malformations et maladies transgénérationnelles (ma’i tupuna). Cet héritage empoisonné fait craindre le pire aujourd’hui et à venir.”
Aussi, pour les militants pour la réparation du fait nucléaire en Polynésie française, il est temps d’ouvrir une étude indépendante sur ces potentielles conséquences transgénérationnelles. “À croire que seuls des soulèvements de la population peuvent faire bouger les choses”, conclut l’association qui lance, à l’occasion des commémorations du premier tir Aldébaran, une pétition “demandant à l’État et au Pays, qu’en complément de la proposition de loi visant à reconnaître les victimes de l’exposition aux essais nucléaires français, que le processus d’études sur les maladies transgénérationnelles soit enclenché”.


































