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Nouvelle évasion massive en Papouasie-Nouvelle-Guinée



PORT-MORESBY, mardi 31 décembre 2013 (Flash d’Océanie) – Une prison de Papouasie-Nouvelle-Guinée a une nouvelle fois été le théâtre, samedi 28 décembre 2013, de l’évasion massive d’un groupe de pensionnaires de la prison de Buiebi (banlieue de la ville de Mendi, province des Hauts-Plateaux du Sud), rapporte lundi le quotidien The National.
L’administration de cette prison se refuse depuis à tout commentaire concernant cette évasion, qui concernerait 42 prisonniers, dont certains considérés comme très dangereux et condamnés à la prison à vie.
Cet établissement pénitentiaire, tout comme plusieurs autres à travers le pays (dont ceux de Buimo à Lae et de Beon à Madang), a déjà été le théâtre de nombreuses évasions massives.
Nombre de ces évadés sont toujours en cavale.
C’est du centre de Buiebi que s’étaient notamment évadés les criminels les plus endurcis, comme William Kapris, longtemps considéré comme l’ennemi public numéro un, qui avait été finalement abattu par la police lors de son interpellation le 22 juillet 2013.

Remise en vigueur de la peine de mort

Le Parlement de Papouasie-Nouvelle-Guinée a adopté fin mai 2013 une série d’amendements visant à durcir l’arsenal pénal pour les crimes graves, et en particulier la réactivation effective de la peine de mort.
L’objectif affiché du gouvernement papou et de son Premier ministre Peter O’Neill, en faisant passer ces nouveaux textes, est de lutter contre une vague de crimes graves, dont des exécutions sommaires de personnes accusées d’actes de sorcellerie, ou encore des viols en réunion et des attaques à main armée dans ce pays de plus de sept millions d’habitants.
Pour ces crimes, l’amendement voté par le Parlement papou prévoit désormais la peine de mort, avec comme méthodes d’exécutions un éventail allant de la pendaison à l’électrocution en passant par l’injection létale et même le peloton d’exécution.
Ces derniers mois, plusieurs femmes, accusées de sorcellerie et d’être responsables de la mort inexpliquée de membres de la communauté, ont été exultées publiquement de manière extrajudiciaire, et pour certaines brûlées vives et décapitées.

Vives condamnations internationales

Cette décision a depuis suscité de nombreuses et vives condamnations internationales.
L’ONG Amnesty International, notamment, a rappelé mi-juin 2013 sa conviction selon laquelle la peine capitale est un acte « barbare » et ne serait pas efficace pour dissuader les préparateurs de crimes violents.
« La peine capitale va à l’encontre du droit à la vie, ainsi que de celui à ne pas être soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants », a ainsi alors affirmé Kate Schuetze, de la branche Océanie d’Amnesty International.
Elle suggérait par ailleurs que si le gouvernement papou voulait vraiment prendre des mesures efficaces, il devrait d’abord investir dans la modernisation de son arsenal juridique, de sa police et de son appareil judiciaire.
Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits humains, avant même l’adoption de ces amendements aux lois existantes, a aussi condamné une mesure qualifiée de « régressive ».
Dans ce pays, même si la peine de mort n’a pas été appliquée depuis les années 1950, elle figure toujours dans l’arsenal juridique et n’a jamais formellement été abrogée.

pad

Rédigé par PAD le Mardi 31 Décembre 2013 à 05:35 | Lu 367 fois




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