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Nouvelle étape pour la première licence francophone à Vanuatu



Signature de la convention cadre pour la première licence francophone à Vanuatu : le Premier Ministre de Vanuatu, Moana Carcasses et l’Ambassadeur de France Michel Djokovic. (Source photo : Ambassade de France à Vanuatu
Signature de la convention cadre pour la première licence francophone à Vanuatu : le Premier Ministre de Vanuatu, Moana Carcasses et l’Ambassadeur de France Michel Djokovic. (Source photo : Ambassade de France à Vanuatu
PORT-VILA, mardi 10 décembre 2013 (Flash d’Océanie) – Le premier cursus d’enseignement supérieur francophone basé à Vanuatu, en l’occurrence une licence d’Administration Économique et Sociale, a franchi début décembre une nouvelle étape avec la signature d’une convention fixant plus précisément les modalités de fonctionnement et le rôle de chacun des partenaires dans le fonctionnement de cette nouvelle filière.
Le document, sous forme de convention, a été signé mardi 3 décembre 2013 par le Premier Ministre de Vanuatu, Moana Carcasses et l’Ambassadeur de France dans cet archipel, Michel Djokovic, en présence du Ministre ni-Vanuatu de l’Éducation, Bob Loughmann, et du Ministre des Finances, Maki Stanley Simelum, rapporte mardi l’ambassade de France à Port-Vila.
Dans ce document, les différentes parties prenantes, le gouvernement de Vanuatu, l’Ambassade de France, l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Université de Toulouse Capitole 1, « définissent d leurs engagements respectifs dans ce projet, qui est la première offre universitaire en langue française à Vanuatu, précisent les mêmes sources.

Le coup d’envoi des premières classes préparatoires à une nouvelle licence d’Administration Économique et Sociale dédiée aux étudiants francophones ni-Vanuatu a été donné mi-avril 2013 dans la capitale vanuatuane par le Premier ministre francophone Moana Carcasses Kalosil.

Cette première licence francophone préparée au sein de cet archipel, qualifiée d’ « historique », avait été portée sur les fonds baptismaux fin janvier 2013 avec la signature d’une convention réunissant les partenaires de cette opération, parmi lesquels l’Université de Toulouse 1 - Capitole, l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie), l’Ambassade de France à Vanuatu et l’Université de Nouvelle-Calédonie (UNC).
« Le lancement de cette licence s’inscrit dans la logique de la Constitution de Vanuatu qui reconnaît depuis 2009 le français et l’anglais comme langues d’enseignement », rappelait l’ambassadeur de France à Port-Vila, Michel Djokovic.

La mise en place de cette licence francophone se décompose en trois phases.

D’abord la phase expérimentale avec le groupe d’étudiants rentrés en première année en 2013.
Pour cette première rentrée, le 15 avril 2013, quarante étudiants sont inscrits, certains en cycle universitaire et d’autres en formation continue, pour les fonctionnaires.
« Sur 33 étudiants, 60% ont réussi leurs examens du premier semestre », précisait mi-septembre 2013 l’Agence Universitaire de la Francophonie.

Viendra ensuite une phase intermédiaire avec une nouvelle promotion d’étudiants qui fera sa rentrée en février 2014 et pour laquelle la gestion sera assurée conjointement par l’AUF et le Ministère de l’éducation de Vanuatu.
Au cours de la dernière phase de ce projet, toutes les promotions suivantes seront gérées par le gouvernement.
« L’année 2014 constitue donc une période cruciale avec le recrutement d’une nouvelle équipe de coordination », estime l’ambassade de France qui prévoit aussi des « défis » à venir, notamment au plan de « l’affectation de locaux spécifiques, l’élargissement régional du consortium d’universités impliquées, le renforcement du corps professoral vanuatuan », ou encore « la création d’une direction de l’enseignement supérieur au sein du Ministère de l’Éducation (de Vanuatu) ».

L’un des objectifs affichés de ce projet est d’offrir aux étudiants francophones ni-Vanuatu (qui représentent environ un tiers des étudiants, par ailleurs anglophones, du pays) la possibilité de poursuivre leurs études supérieures sur place, au lieu d’avoir à le faire soit en Nouvelle-Calédonie, soit en France métropolitaine.
Ce projet, qui devrait être hébergé par l’Institut de Formation à l’Administration Publique de Vanuatu (IFAP-V), bénéficie d’un financement de l’ordre de 60.000 euros de la part du gouvernement français.
Une autre dotation de 80.000 euros devrait être là aussi prise en charge par la France, sur le principe de la parité euro pour euro entre Paris et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie voisine (selon les principes de la coopération décentralisée avec Vanuatu, coopération initiée en juin 2006.

« Ce projet vise à créer un pôle d’excellence francophone à Vanuatu, qui pourrait, à plus long terme, s’ouvrir à d’autres disciplines, de façon à favoriser la création de réseaux avec les pays anglophones d’Océanie et fédérer l’ensemble des chercheurs du Pacifique », envisage l’ambassade de France.

Premiers jalons posés en août 2012

En août 2012, une première étape en matière d’enseignement supérieur avait été franchie avec la mise sur les rails d’un Diplôme universitaire francophone (DU) « culture et société », là aussi un projet impliquant la France et l’AUF, mais aussi l'Université de Nouvelle-Calédonie (UNC) voisine.
http://www.auf.org/evenements/vanuatu-formation-culture-et-societe/

Ce module de formation universitaire, découpé en six unités d'enseignement pour un volume horaire total de 90 heures de séminaires, 20 heures de conférences plénières et des heures de tutorat, s'adresse à des francophones titulaires d'un niveau baccalauréat souhaitant acquérir des notions juridiques et sociétales liées aux spécificités de Vanuatu et de la région Pacifique.
Ce cursus, qui se conclut par la soutenance d’un mini-mémoire, est sanctionné par un diplôme universitaire de l'Université de Nouvelle Calédonie.

Par ailleurs, toujours dans le même secteur, fin octobre 2012, 24 enseignants francophones de Vanuatu ont suivi un stage de formation des formateurs en Nouvelle-Calédonie, dans le cadre d’un projet financé par le Fonds de coopération éducative, scientifique et culturelle du gouvernement français pour le Pacifique (le fonds Pacifique) et l’ambassade de France à Vanuatu.
15 d’entre eux y ont suivi le programme PISIEP (programme spécial en ingénierie éducative plurilingue), cinq un Diplôme universitaire et quatre autres un Master, là encore dans le cadre d’un partenariat entre la France, l’AUF, l'Université de Nouvelle-Calédonie (UNC) et l'Université (anglophone) du Pacifique Sud (UPS, basée à Suva, Fidji).
Objectif : renforcer les capacités pédagogiques d'enseignants amenés à enseigner dans un environnement plurilingue.

En mai 2012, dans le cadre d’un autre projet financé par le Fonds Pacifique, les gouvernements français et vanuatuan signaient deux conventions visant à appuyer la francophonie dans cet archipel, ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides, devenu indépendant en 1980.
La constitution de Vanuatu reconnaît à la fois l’anglais et le français comme les deux langues officielles de l’enseignement.
L’un de ces projets visait à ouvrir deux nouveaux campus numériques, l'un sur l'île de Tanna, l'autre sur celle de Mallicolo, qui s'ajouteront à ceux déjà existants pour former ainsi un réseau des campus numériques partenaires francophones au Vanuatu.
En mai 2012, également, la Tunisienne Anissa Barrak, directrice du Bureau régional pour l'Asie et le Pacifique (BRAP) de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), effectuait sa première visite officielle dans cet archipel, le seul État indépendant du Pacifique à être partiellement francophone et membre de l’OIF.

pad

Rédigé par PAD le Mardi 10 Décembre 2013 à 06:40 | Lu 696 fois




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