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Négociations en cours à Tatutu, des engagements écrits demandés


Tahiti, le 27 août 2026 - Ce jeudi, le syndicat FO justice s’est entretenu avec la direction générale des affaires pénitentiaires. De nombreux sujets ont été abordés et des points d’accord semblent avoir été trouvés. Les salariés laissent un mois à leur administration pour consigner les engagements par écrit.
 
 
Pas de blocage à Tatutu, du moins pour l’instant. Jeudi matin, le syndicat FO justice a pu échanger avec sa direction à Paris sur les nombreux points de désaccords qui restent en latence. Changement de direction, priorité au recrutement d’agents polynésiens plutôt que métropolitains, manque d’effectif : tout y est passé.
 
Côté direction avec qui le courant semble ne plus passer, le problème pourrait se régler dans les prochaines semaines via les mutations en interne.
 
Sur la carte des mobilités, les échanges se poursuivent. Le mécontentement vient de l’arrivée de deux collègues de l’hexagone alors que deux Polynésiens, gardiens de prison eux-aussi, demandent à revenir au Fenua. “On a eu la garantie que leur retour allait être étudié”, a expliqué le représentant syndical, Karl Manutahi. “Il faut quand même avouer que c’est une incohérence. Deux officiers polynésiens souhaitent revenir, et on fait venir deux officiers métropolitains. Nous n’avons rien contre eux, ce sont de très bons collègues, mais nous pensons à nos frères en France.”
 
Des demandes similaires ont été déposées concernant un technicien polynésien qui devrait pouvoir arriver au Fenua en mars de l’année prochaine, après la période d’étude des mutations.
 
Enfin, dernier point compliqué pour les salariés des deux prisons, le manque d’effectif : “Nous sommes à 85 % de couverture à Nuutania. Ça veut dire qu’il nous manque 15 personnes”, explique Karl Manutahi. “Je sais qu’il y a un déficit dans tout l’hexagone, dans tout l’outre-mer, mais ces demandes sont importantes.”
 
Une prochaine réunion doit se tenir dans environ un mois. Les salariés maintiennent pour l’heure le travail, mais préviennent déjà : Si les conditions évoquées ce jeudi ne sont pas mises par écrit et engagées par la suite, un “blocage progressif” pourrait être enclenché.

Rédigé par Bertrand PREVOST le Jeudi 27 Août 2026 à 18:19 | Lu 329 fois