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Mystérieuses perquisitions à Auckland dans une affaire de complot d’assassinat du Contre-amiral fidjien



Mystérieuses perquisitions à Auckland dans une affaire de complot d’assassinat du Contre-amiral fidjien
AUCKLAND, mercredi 18 juillet 2012 – Le domicile de plusieurs membres d’anciens gouvernements fidjiens résidant à Auckland ont été perquisitionnés en début de semaine par les services spéciaux de la police néo-zélandaise, dans le cadre apparent d’une enquête concernant un éventuel complot d’assassinat contre l’actuel Premier ministre et Contre-amiral Franck Bainimarama, arrivé au pouvoir à la suite de son putsch du 5 décembre 2006.
Ces perquisitions ont été menées par les services spéciaux de la police néo-zélandaise, les SIS (Security Intelligence Service), rapporte la télévision nationale.
Une vingtaine de résidences d’Auckland et de sa banlieue auraient été concernées, selon les mêmes sources.
L’enquête couvrirait aussi une tentative d’assassinat contre le numéro deux du régime Bainimarama, l’Attorney General (chef des services juridiques du gouvernement) et titulaire de nombreux autres portefeuilles, dont celui du tourisme, Ayaz Sayed Khaiyum.
Parmi les personnes « visitées » : Rajesh Singh, qui dirige à Auckland une « Coalition pour la Démocratie » réunissant des ressortissants fidjiens opposés à l’actuel régime.
Interrogé par la télévision publique TV One News, M. Singh a confirmé avoir reçu la visite des agents spéciaux néo-zélandais.
Selon lui, quatre agents du SIS auraient d’abord mentionné un mandat de perquisition et auraient ensuite saisi à son domicile mercredi un ordinateur portable, un téléphone mobile et quelques documents.
Ces objets ont ensuite été restitués, plus tard dans la journée de mercredi, selon les mêmes sources.
L’agent du SIS aurait aussi demandé des détails concernant une récente entrevue entre M. Singh et l’ex-Colonel Tevita Mara, qui a quitté l’archipel en mai 2011 dans des circonstances rocambolesque et depuis se pose en chantre d’un retour de Fidji à la démocratie.
Cette entrevue aurait eu lieu il y a deux semaines, selon le SIS, qui évoquent des éléments « crédibles » selon lesquels ce récent passage à Auckland aurait donné lieu à un projet d’assassinat des deux dirigeants fidjiens.
« Ils m’ont montré le mandat, mais quand je leur ai demandé un copie, ils ont refusé en disant que c’était un document classé », a-t-il déclaré en précisant qu’il avait aussi été interrogé sur un complot en vue d’assassiner le Contre-amiral et l’Attorney General fidjien.
« Je leur ai dit que je ne savais rien, je ne soutiens pas ce genre d’actions, je respecte la loi », a-t-il ajouté en indiquant dans la foulée son intention de déposer une plainte officielle auprès du Médiateur (Ombudsman) néo-zélandais chargé des questions de droits de l’homme.
M. Singh a toutefois déclaré avoir précisé aux agents que M. Mara, ainsi que d’autres membres du mouvement pro-démocratie, étaient « des amis de quarante ans ».
Tevita Mara, exilé du régime et ancien proche du Contre-amiral au sein de l’armée fidjienne, a quitté cet archipel en mai 2011 entre deux audiences de son procès en sédition, prétextant une sortie de pêche en mer.
Recueilli en pleine mer dans des circonstances troubles par un navire de la marine tongienne, il avait ensuite obtenu la protection du Roi de Tonga, faisant valoir les liens familiaux qui unissent sa famille et la maison de Tonga.
Il fait toujours l’objet de poursuites à Fidji et, dans ce cadre, les autorités de Suva avaient sollicité la coopération des pays voisins où il s’est depuis régulièrement déplacé : l’Australie (où il a tenu plusieurs réunions politiques) et la Nouvelle-Zélande.
Jusqu’ici, la demande fidjienne s’était heurte à un fin de non recevoir.
Tonga avait accusé réception de la demande, mais l’avait refusée.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande, pour leur part, appliquent toujours une politique de sanctions vis-à-vis du régime fidjien en interdisant notamment l’octroi de visas aux personnalités participant au gouvernement actuel ainsi qu’à leurs proches.
Les deux grands pays de la région, toutefois, semblent engager depuis plusieurs mois une politique d’assouplissement, plus basée sur l’engagement que sur les sanctions.
Interrogé au sujet de cette opération spéciale, le bureau du Premier ministre néo-zélandais John Key a fait savoir qu’il s’agissait d’une question « opérationnelle » à caractère sécuritaire et de renseignement, sans pour autant donner plus de détails.
En 2007, lors d’une précédente affaire de complot d’assassinat contre le Contre-amiral, c’était un homme d’affaires influent, Ballu Khan, qui avait été arrêté à Suva puis finalement relâché.
Il vit actuellement en Nouvelle-Zélande.
D’autres personnalités, dont des chefs fidjiens et anciens ministres du gouvernement du Premier ministre renversé Laisenia Qarase, avaient quant à eux été reconnus coupables et condamnés à la prison à vie.

Rédigé par PAD le Vendredi 20 Juillet 2012 à 20:09 | Lu 503 fois





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