Tahiti, le 13 février 2026 - La députée Mereana Reid Arbelot a déposé une proposition de loi transpartisane visant à garantir l’accès immédiat à la carte Vitale pour les Polynésiens arrivant en France. Objectif : supprimer l’obligation d’avancer les frais de santé pour les étudiants, travailleurs en mobilité et malades évasanés, malgré des droits déjà reconnus par les textes. “Une situation injuste qui n’a que trop duré”, à laquelle entend remédier la députée qui assure qu’il n’y aura aucun surcoût pour les finances publiques.
Les Polynésiens se rendant en France pour étudier, travailler ou se faire soigner doivent encore trop souvent composer avec des délais administratifs incompatibles avec l’urgence de leurs besoins de santé. À leur arrivée, beaucoup ne peuvent pas obtenir immédiatement leur carte Vitale, pourtant essentielle pour bénéficier du tiers payant. Résultat : ils doivent avancer leurs frais médicaux, parfois pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Pour mettre fin à cette situation, la députée Mereana Reid Arbelot a annoncé le dépôt d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à garantir un accès effectif et immédiat à la carte Vitale pour les ressortissants de Polynésie française en mobilité dans l’Hexagone. Le texte est présenté comme transpartisan et compte déjà 62 co-signataires issus de différents groupes politiques. Mais à ce stade, ses collègues Nicole Sanquer et Moerani Frébault,ne figurent pas encore parmi les premiers soutiens du texte de cette proposition de loi. Ils pourront toutefois s’y associer ultérieurement au cours de la procédure parlementaire, lors des débats ou du dépôt d’amendements.
Selon l’élue, cette difficulté d’accès constitue une rupture d’égalité de traitement, une “situation injuste qui n’a que trop duré”, écrit-elle. Elle rappelle que les droits à la prise en charge existent déjà dans les textes et dans les accords de coordination avec l’Assurance maladie. Toutefois, dans la pratique, les procédures actuelles de création ou de réactivation des droits retardent la délivrance de la carte Vitale et empêchent l’application rapide du tiers payant.
Un blocage administratif qui coûte cher
Trois publics sont particulièrement concernés : les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, les salariés et agents en mobilité professionnelle, ainsi que les patients évacués sanitaires (évasanés). Pour ces derniers, la contrainte financière peut s’ajouter à une situation médicale déjà lourde, créant un frein supplémentaire à l’accès aux soins. La proposition de loi vise donc à adapter les modalités techniques et administratives de délivrance de la carte Vitale afin de tenir compte des évolutions informatiques du système de santé. Le dispositif permettrait une ouverture plus rapide des droits, sans modifier les règles de prise en charge financière.
La députée insiste d’ailleurs sur l’absence de surcoût pour les finances publiques. Les dépenses de santé continueraient d’être couvertes par les régimes existants, conformément aux mécanismes de coordination déjà en vigueur avec les caisses d’assurance maladie. La réforme porterait uniquement sur la rapidité et l’effectivité de l’accès aux droits.
Le texte va désormais suivre le parcours législatif classique : enregistrement, examen en commission, puis inscription éventuelle à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. En attendant, l’élue appelle à une mobilisation large pour corriger ce qu’elle qualifie d’”inégalité persistante” et améliorer concrètement le parcours de soins des Polynésiens dans l’Hexagone.
Les Polynésiens se rendant en France pour étudier, travailler ou se faire soigner doivent encore trop souvent composer avec des délais administratifs incompatibles avec l’urgence de leurs besoins de santé. À leur arrivée, beaucoup ne peuvent pas obtenir immédiatement leur carte Vitale, pourtant essentielle pour bénéficier du tiers payant. Résultat : ils doivent avancer leurs frais médicaux, parfois pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Pour mettre fin à cette situation, la députée Mereana Reid Arbelot a annoncé le dépôt d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à garantir un accès effectif et immédiat à la carte Vitale pour les ressortissants de Polynésie française en mobilité dans l’Hexagone. Le texte est présenté comme transpartisan et compte déjà 62 co-signataires issus de différents groupes politiques. Mais à ce stade, ses collègues Nicole Sanquer et Moerani Frébault,ne figurent pas encore parmi les premiers soutiens du texte de cette proposition de loi. Ils pourront toutefois s’y associer ultérieurement au cours de la procédure parlementaire, lors des débats ou du dépôt d’amendements.
Selon l’élue, cette difficulté d’accès constitue une rupture d’égalité de traitement, une “situation injuste qui n’a que trop duré”, écrit-elle. Elle rappelle que les droits à la prise en charge existent déjà dans les textes et dans les accords de coordination avec l’Assurance maladie. Toutefois, dans la pratique, les procédures actuelles de création ou de réactivation des droits retardent la délivrance de la carte Vitale et empêchent l’application rapide du tiers payant.
Un blocage administratif qui coûte cher
Trois publics sont particulièrement concernés : les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, les salariés et agents en mobilité professionnelle, ainsi que les patients évacués sanitaires (évasanés). Pour ces derniers, la contrainte financière peut s’ajouter à une situation médicale déjà lourde, créant un frein supplémentaire à l’accès aux soins. La proposition de loi vise donc à adapter les modalités techniques et administratives de délivrance de la carte Vitale afin de tenir compte des évolutions informatiques du système de santé. Le dispositif permettrait une ouverture plus rapide des droits, sans modifier les règles de prise en charge financière.
La députée insiste d’ailleurs sur l’absence de surcoût pour les finances publiques. Les dépenses de santé continueraient d’être couvertes par les régimes existants, conformément aux mécanismes de coordination déjà en vigueur avec les caisses d’assurance maladie. La réforme porterait uniquement sur la rapidité et l’effectivité de l’accès aux droits.
Le texte va désormais suivre le parcours législatif classique : enregistrement, examen en commission, puis inscription éventuelle à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. En attendant, l’élue appelle à une mobilisation large pour corriger ce qu’elle qualifie d’”inégalité persistante” et améliorer concrètement le parcours de soins des Polynésiens dans l’Hexagone.






























